Pour vivre en harmonie, il est nécessaire d’additionner et non de soustraire

29 mars 2017 dans Psychologie 246 Partagés

Je suis à cette étape de la vie où les semi-vérités, les fausses apparences et les présences intéressées commencent à fatiguer. Dans ce monde, parfois nourri de jours obscurs et de personnes intermittentes, je veux des compagnons qui savent additionner et non soustraire ; je veux des liens qui soient comme un phare illuminé pour construire des horizons plus libres et joyeux.

Les expert-e-s en psychologie sociale et en leadership nous rappellent une sensation dont nous avons tou-te-s fait l’expérience un jour ou l’autre. Il y a des personnes qui produisent un impact indéfinissable quand elles entrent dans une pièce. Ce sont des présences qui, pour une certaine raison, nous transmettent du calme et de l’harmonie.


“Nous sommes dans ce monde pour y vivre en harmonie : ceux qui le savent ne luttent pas entre eux.”

-Bouddha-


Cette faculté n’est pas due à la magie. En réalité, il s’agit purement et simplement de psychologie, et le processus qui favorise cette “imprégnation émotionnelle” se doit à une dimension que l’on définit comme “conscience cognitive”. C’est-à-dire que la personne qui exerce cette influence positive a choisi cet état de façon consciente. Elle est en harmonie avec elle-même, ne vit pas de conflits, n’a pas de rancœurs, uniquement un équilibre intérieur qui, à son tour, atteint les personnes qui l’entourent.

Ce sont sans aucun doute des personnalités qui savent additionner, des profils qui rassemblent des scènes, qui font couler les petits environnements dans lesquels elles se déplacent et qui, en général, sont très habiles quand elles doivent “ouvrir leurs parapluies émotionnels” pour se protéger des mauvaises ondes des autres, des manipulations et des trafiquants de culpabilité.

Nous vous proposons de réfléchir sur ce thème et, avant tout, d’apprendre quelques stratégies de ce type de personnes.

Savoir additionner et cohabiter signifie repousser les frontières

Nous vivons dans un monde complexe, sur des territoires dotés d’une charge énergétique positive ou négative basée sur le type d’interaction humaine menée chaque jour. Nous savons également qu’il y a des étiquettes très utilisées et qui sont très à la mode comme la classique “toxicité ou personne toxique“. Cependant, au-delà de ces termes polémiques, il existe une chose très claire que nous devons accepter : il existera toujours des profils de comportement qui nous empoisonneront l’existence, directement ou indirectement.

Il y a des personnes qui ne savent pas additionner, nous le savons, des ami-e-s, des collègues ou des membres de la famille qui ne comprennent pas et ne comprendront jamais que, pour cohabiter, il ne suffit pas de combler à tout prix ses propres besoins. Il faut ajouter, cependant, que parfois, il existe un problème concret derrière une “supposée” personne toxique, comme une dépression dissimulée qui a sans doute besoin de notre sensibilité.

Il est donc nécessaire d’écouter son intuition, de lire entre les lignes et de ne pas avoir recours à cette frontière radicale où nous laissons les autres avec leurs problèmes et où nous mettons nos masques sur le visage pour ne pas être imprégné-e-s de leur négativité. Cohabiter signifie aussi comprendre, faire preuve d’empathie et ne pas mettre de distance avant de connaître la source du problème.

Des personnes qui savent briller, des personnes qui savent cohabiter

Nous parlions au tout début des personnes qui savent briller et qui disposent de ce que nous avons défini comme une conscience cognitive. Il s’agit avant tout d’une construction vraiment utile que nous devrions tou-te-s apprendre à mettre en pratique et à nous approprier pour doter nos mondes quotidiens de cette énergie qui crée de la cohésion et qui, à son tour, nous donne l’opportunité de nous défendre avec respect et avec une authentique intelligence émotionnelle.


Celui qui n’a pas besoin d’éteindre la lumière des autres pour briller est un grand homme.


Nous vous invitons maintenant à réfléchir sur les dimensions qui donnent forme à ce comportement empli d’harmonie et d’équilibre intérieur.

Comment développer une conscience cognitive saine et utile

Pour créer un bon impact dans nos mondes quotidiens et favoriser cette cohésion, il est d’abord nécessaire d’être cohérent-e avec nous-mêmes, c’est-à-dire savoir ce qu’il se passe en nous. Nous devons apprendre à être cognitivement conscient-e-s.

  • Pour additionner et non soustraire, nous ne devons pas prêter uniquement attention à notre monde extérieur. Il ne s’agit pas seulement d’aller aider avec toute la bonne volonté du monde, pour que les gens nous “aiment bien” ou pour résoudre les problèmes des autres. Quiconque se concentre uniquement sur le monde extérieur oublie de prendre soin de lui et, par conséquent, l’harmonie se perd.
  • Il est donc nécessaire de développer un authentique calme intérieur, de se rappeler quelles sont nos valeurs et nos forces, en réaffirmant sans cesse notre estime de nous-même comme ce phare de lumière qu’il ne faut jamais perdre de vue.
  • D’un autre côté, il est également très positif de mettre en pratique une conscience sensorielle adéquate. Nous devons utiliser notre intuition, ressentir les choses et être capables de comprendre les émotions des autres, ce monde des sens qui nous enveloppent et nous emprisonnent souvent.
  • La personne qui sait briller, qui sait additionner, est capable de comprendre et de déchiffrer ce monde émotionnel pour le canaliser comme il se doit. Elle développera une “indifférence émotionnelle” adéquate et respectueuse envers celleux qui aiment créer des conflits et user de critiques.
  • Elle saura ainsi entrer en syntonie avec la personne qui camoufle ses besoins réels derrière une hostilité ou une mauvaise humeur, cachant ainsi une profonde solitude, une peur immense ou une dépression.

Pour conclure, la véritable cohabitation n’implique pas de créer de frontières ou de s’expatrier face à ce que nous n’aimons pas ou ne comprenons pas. Il faut au contraire créer des ponts, respecter des opinions différentes, comprendre celui qui souffre en silence et faire briller celleux qui, parfois, tombent dans un gros nuage de perplexité obscure.

Nous garderons la distance authentique pour le moment où l’on nous infligera un mal authentique. Car dans cette vie, celui/celle qui sait additionner ne dépend de rien, ni de personne : iel est libre, heureux-se d’être qui iel est et, à son tour, est capable de transmettre son bien-être à ceux qui l’entourent.

Images d’Anna Silivonchik

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