Le monde a besoin d’exemples, pas d’opinions

· 25 février 2016

Parfois, il est difficile de vivre dans ce monde où les intérêts personnels, les profits économiques, le méchanceté et l’égoïsme gagnent toujours.

Souvent, la déception et le chagrin qui en découlent nous font croire que les bonnes personnes manquent et qu’elles sont d’ailleurs si peu nombreuses, qu’elles ne pourront jamais rien faire de significatif pour changer tout cela.

Pourtant, les bonnes personnes sont celles qui maintiennent le monde en équilibre, et qui résolvent des casse-têtes avec sincérité, honnêteté et de bonnes actions.

Toutes ces personnes méritantes représentent ce que nous aimons voir. Le reste nous semble insupportable.

Le monde qui nous fait mal, notre monde

Il y a des images qui font mal et qui nuisent à notre âme. Même si nous sommes capables de fermer les yeux, la douleur nous tourmente toujours. Il y a des cas où l’injustice nous gifle comme une rafale de honte.

Malheureusement, beaucoup de choses qui nous font mal aujourd’hui seront oubliées demain. Cette photo illustre parfaitement le malheur, la honte et le tourment.

Aylan

“Qui suis-je pour te dire de ne pas venir.
Moi aussi je risquerai tout.
Je traverserai mers, frontières et pays.
Et tout ce qui serait nécessaire.

Je sais que je ne vais pas te dissuader.
Et ce n’est pas mon intention.
Mais sache que de ce côté, le futur est un bien de consommation.
Et les commissions des douaniers sont des vies humaines.

Ici, nous t’accordons de l’importance uniquement quand tu nous gênes.
Quand tu recouvres la plage et que tu bouches le soleil.
Quand ton image nous touche et reste gravée dans notre âme pour toujours.

Oui, je sais que c’est honteux.
Et je te demande pardon.
Que faire, à part tout ce que je ne fais pas.

Mais qui suis-je pour te dire de ne pas venir.
Si la seule chose que nous avons fait pour toi, c’est montrer que tu n’existes pas.
Si la seule chose que nous savons de toi, c’est un nombre, quand déjà tu n’es plus là”.

-Risto Mejide-

Nous nous souvenons rarement des choses importantes

Grâce à Internet, nous ouvrons les yeux et nous découvrons que les fils qui nous font bouger sont bien plus cruels que ce que nous pouvons tolérer.

Ces mêmes mots et images font mal et nous gênent mais cette tristesse que l’on ressent en voyant le malheur sur Internet part aussi vite qu’elle est arrivée.

Quand quelque chose nous touche, nous avons tous un avis. Mais ensuite, si nous pensons à nos actions et à nos intentions, ce sont ces dernières qui gagnent presque toujours.

Nous avons peur de ces idées qui sacrifient des vies et nous craignons que les intérêts qui régissent le monde soient plus grands que notre union.

Nos intentions cherchent à avoir un impact sur un monde dont nous avons peur.

Et si les mots sont emportés par le vent, les sentiments ne bougent pas d’un pouce, même devant un ouragan. Ils peuvent s’atténuer mais ils restent auprès de nous, et ne nous rendent pas indifférents.

Ne nous justifions pas avec des mots, regardons les choses en face

La peur de la méchanceté est encore grande et nous tolérons souvent l’impuissance. Mais nous ne sommes pas programmés pour rester assis dans le canapé chaque jour de l’année.

Peut-être que nous sommes coincés dans une spirale qui nous fait ressentir des sentiments vides.

Mais, il faut croire en l’être humain, et faire confiance au fait que nous sommes capables de créer, de sentir et d’agir en conséquence.

Nous avons la capacité de nous justifier grâce aux mots. Pour donner notre avis, nous savons former une phrase cohérente, mais pour passer à l’action, c’est souvent la peur qui nous régit.

Face aux injustices, nous ne pouvons pas nous abriter derrière quelques phrases qui masquent notre frustration. Nous devons suivre nos opinions et ne pas fermer les yeux. Nous devons nous pardonner et commencer à agir.

Enfant-marchant-avec-un-chat-et-un-ballon-pres-de-la-lune

Cette inaction finit par nous aveugler, et l’injustice brille tellement que nous ne la voyons même plus.

Ne laissons pas cela arriver, car nous pouvons lutter contre ceux qui créent ce malheur. Si nous agissons, nous pourrons montrer l’exemple plutôt que les opinions.

Le monde est une maison où nous habitons tous. Le fait qu’il était déjà là avant nous et qu’il perdurera après notre passage ne signifie pas que nous n’en sommes pas responsables.

Les enfants mourant de faim. Les familles de réfugiées détruites. Les femmes violées. Les soldats assassinés. Les personnes qui ont les mêmes chromosomes que nous et qui sont esclaves pour fabriquer des vêtements. Les animaux torturés. La nature dévastée. Les gouvernements, les riches et les mafias qui jouent avec vous, qui créent des besoins, qui ne pensent qu’à leurs intérêts et qui n’ont aucun scrupule.

Tout cela est bien plus qu’un avis. Le monde a besoin de votre exemple, de votre action, de votre lutte. Des gens comme vous et comme moi sont ce dont a besoin le monde pour prendre l’air, faire un petit tour et respirer.