Ce que vous niez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme

18 juin 2017 dans Psychologie 5 Partagés

Beaucoup de personnes qui consultent un-e psychologue veulent changer leur situation de mal-être permanent sans se changer elles-mêmes. Une grande partie de la résistance initiale à la psychothérapie que présentent ces personnes a un lien avec la peur d’accepter ce qui leur arrive réellement. Il s’agit d’un fait curieux car la majorité des changements adéquats passe par une reconnaissance précise de la situation initiale.

Beaucoup trop de personnes surestiment ce qu’elles ne sont pas et sous-estiment ce qu’elles sont. Une partie de leur douleur provient de la manière dont elles s’auto-évaluent. Dites-vous que cette douleur peut nous transformer en des personnes susceptibles et agressives.

Nos interprétations liées à nos réactions émotionnelles sont celles qui nous poussent à souffrir et à entrer en conflit avec nous-mêmes. Finalement, nous sommes nous-mêmes responsables – ou du moins « complices » – de notre propre souffrance.

Choisir d’adopter une attitude de résistance nous empêchera très souvent de comprendre que la cause de la souffrance n’a rien à voir avec le stimulus en question mais plutôt avec la réaction que nous avons face à ce stimulus. Les personnes qui refusent tout changement attendent que les problèmes se résolvent d’eux-mêmes dans le futur, sans adopter une attitude proactive. Elles attendent d’être récompensées d’une certaine façon sans changer les comportements qui ont causé le problème.


Le bonheur n’existe que dans l’acceptation. Quand vous acceptez les choses, vous vous transformez.


La paix vient de l’intérieur, ne la cherchez pas à l’extérieur

De nombreux-ses patient-e-s qui consultent un-e spécialiste placent la source de leurs problèmes dans des facteurs externes qui ne peuvent pas être contrôlés. En outre, une grande partie de ce désespoir naît et se maintient à cause d’une fixation excessive sur des situations injustes sur lesquelles aucun contrôle ne peut être exercé.

Quand nous ne sommes pas capables de réguler nos propres états d’âme, nous avons tendance à rendre les autres coupables de notre mal-être émotionnel. En nous concentrant sur les autres, nous laissons nos émotions entre leurs mains.

Personne ne remettrait à une autre personne, de manière consciente, le contrôle de ses émotions. Cependant, nous nous écroulons chaque fois que quelqu’un ne répond pas à nos attentes. Apprendre à gérer les pressions et les frustrations est un aspect fondamental dans la dynamique mentale de la personne et ce travail commence par l’acceptation de sa situation ainsi que de sa capacité à intervenir dans celle-ci.

Les changements intérieurs précèdent les changements extérieurs

Quand nos croyances sont confrontées à celles d’autres personnes ou à des circonstances qui se trouvent à des kilomètres de notre façon de voir les choses, nous avons l’habitude d’entrer dans un mal-être psychologique récurrent. Entamer un processus de changement personnel nous aidera à nous centrer sur nous-mêmes et nous éloignera du victimisme, de l’indignation et de la résignation.

L’honnêteté avec nous-mêmes peut être très douloureuse au début mais elle est libératrice à long terme. Elle nous permet d’affronter la vérité sur notre identité et notre manière de nous lier à notre monde intérieur. En réalité, nous sommes les seul-e-s capables de nous perturber nous-mêmes.

Nous seul-e-s avons le pouvoir de nous faire du mal. Cette guerre personnelle illusoire fait apparaître une série de fardeaux émotionnels comme la culpabilité, la rancœur, le ressentiment, la haine, la sanction et le désir de vengeance. Toutes ces émotions sont celles qui nous mènent à une thérapie, en prenant parfois la forme de conflits avec les autres. 

Ces émotions sont le résultat d’une interprétation excessive et externe des faits et émotions qui existaient dans le passé. Le problème apparaît quand ces faits passés conditionnent notre réseau de relations dans le présent, nous empêchant ainsi d’avancer. Dites-vous bien que ce n’est qu’en acceptant le passé que vous pourrez vivre avec le présent.


« Ne laissez pas les choses que vous ne pouvez pas faire interférer dans celles que vous pouvez faire »

-John Wooden-


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