J’ai cessé d’attendre les trains : aujourd’hui, je suis le mouvement

· 17 juin 2017

J’ai cessé d’attendre des trains qui portent mon nom, car derrière, se trouve le quai des illusions brisées et des rêves qui ne se réalisent jamais. Aujourd’hui, je suis mouvement, je suis celui/celle qui crée le chemin. Ainsi, quiconque le souhaite peut faire ce voyage de découvertes avec moi, mais quiconque ne le souhaite peut aussi descendre à la prochaine gare.

Accepter cette attitude simple mais courageuse serait sans aucun doute une grande étape dans notre épanouissement émotionnel et dans ce bien-être si fluctuant parfois. Mais, nous devons l’admettre, s’il y quelque chose auquel nous sommes habitué-e-s, c’est bien attendre et pire encore, alimenter cette attente avec le filigrane de rêves pleins d’espoir et avec le burin d’une perfection parfois inatteignable.

« Il faut créer l’occasion, et ne pas attendre qu’elle arrive. »

-Francis Bacon-

À présent, il est important de nuancer un peu les choses. C’est la société propre qui, avec ses tentacules, ses filtres et ses embouteillages, nous mène dans cette antichambre où l’on ne fait qu’attendre. Le monde professionnel complexe et ses recoins étriqués fait que nous devons reporter beaucoup de choses, que nous sommes obligé-e-s à avoir un nouveau diplôme, une nouvelle compétence, un contrat ou un « contrat plus digne » pour que ces changements interviennent ainsi que ce mouvement dans lequel la vie s’inscrit.

Cependant, même si le contexte socio-économique actuel nous rend prisonnier de ces salles d’attente interminables, rien ni personne ne peut stopper notre attitude. Le mouvement se trouve en nous. Ainsi, peu importe que tous les trains aillent en apparence dans le mauvais sens, car qui a bien défini son chemin, ses rêves et ses idéaux, est forcé de ne pas attendre, de ne pas s’arrêter.

Quand « attendre » nous fait croire que notre vie est en pause

Il y a beaucoup de réalités dans lesquelles une personne peut avoir la claire sensation que quelqu’un a appuyé sur pause. Être célibataire, au chômage, avoir échoué dans un projet personnel ou être rejeté-e dans le travail ou dans le monde émotionnel sont des exemples qui perforent nos entrailles les plus intimes, les plus profondes de notre être jusqu’à nous paralyser complètement.

Il est cependant important de comprendre que la vie ne sera jamais en pause. Elle s’écoule, jaillit, advient et vibre. Cependant, qui s’arrête, c’est bien nous, c’est notre courage, ce sont nos envies et notre motivation. Bernice Neugarten, a été l’une des premières psychologues à étudier le développement adulte et ces périodes si complexes de notre cycle de vie où nous avons l’impression que notre réalité est stoppée, congelée sur le photogramme d’un film triste, apathique et sans brillance.

Neugarten a inventé la théorie de « Life on Hold » (« La vie en attente ») comme une transition à laquelle nous devons savoir faire face. Le plus gros problème, c’est que souvent, nous avons une vision du futur trop ambiguë, incertaine et même pessimiste. Des pensées telles que « Mon train est déjà passé, je ne vais pas trouver le partenaire idéal » ou « Il est évident que je ne vais jamais trouver un bon travail » sont des pensées qui feront stagner davantage cette étape d’attente en rendant la transition vers quelque chose de meilleur plus difficile.

Lisez aussi : Il y a celleux qui craignent les changements, moi j’ai peur que les choses ne changent jamais

Comment sortir du quai des rêves qui ne se réalisent jamais ?

Nous vivons dans le monde du « Reviens demain », « Je t’appellerai » et « Quand tu auras cela, tu auras tout ». Nous habitons dans les gares d’attente éternelle en nous demandant si le bonheur est une escroquerie ou un prix que l’on gagne quand on rassemble suffisamment de bons points. Les trains passent, les opportunités vont et viennent mais aucun ne semble porter notre nom. Comment pouvons-nous survivre au milieu de ce décor d’incertitudes où les crises, parfois, ne semblent pas avoir de date de péremption ?

« Apprendre d’hier, vivre pour aujourd’hui, avoir de l’espoir pour demain. L’important est de ne jamais cesser de questionner les choses. »

-Albert Einstein-

Ici, nous vous offrons des clés simples auxquelles vous pouvez réfléchir.

3 clés pour devenir le mouvement de votre propre vie

  • La première clé est simple : il faut avoir un objectif et un point sur l’horizon clairs. Mais, il faut que ce soit un but réaliste, en accord avec nos possibilités mais sans jamais sous-estimer son propre potentiel.
  • Le deuxième aspect dont Bernice Neugarten nous parle dans ses théories sur les transitions de la vie est le besoin de tester le futur, jour après jour. Il ne suffit pas de le rêver. Si je souhaite avoir un partenaire qui me convienne, je dois d’abord prendre soin de moi en tant que personne, grandir, devenir ce que je veux trouver chez les autres. Si je souhaite avoir un bon travail, je dois m’investir dans cet objectif au quotidien, en me formant professionnellement et mentalement.
  • La troisième partie de ce plan est tout aussi intéressante. Nous devons nous sentir comme étant des personnages principaux, proactifs et créatifs. Il est nécessaire de ne pas se sentir subordonné-e à quelque chose ou à quelqu’un. Si la société ne me fait pas de place, je dois prendre les choses en main et créer cet espace moi-même. Peut-être que je devrais innover, offrir quelque chose de nouveau, être le train en mouvement dans un environnement de quiétude.

Pour conclure, quelqu’un a un jour dit que dans la vie, il ne s’agit pas seulement de tromper la mort, mais de profiter de l’existence chaque jour, sans se limiter uniquement à respirer et à laisser advenir les choses. Soyons la locomotive de notre propre croissance, soyons des êtres actifs, plein de rêves, réalistes mais optimistes, possesseurs de cette force incroyable capable de donner au monde de merveilleuses choses et en même temps, de générer le bonheur que nous méritons vraiment.

Lisez aussi : Le secret du changement consiste à concentrer son énergie sur la nouveauté