Quand vous souhaitez quelque chose, évitez d’en parler à certaines personnes

9 juin 2017 dans Psychologie 894 Partagés

Quand on a un désir ou un objectif en tête, mieux vaut être prudent-e. Faites attention avec qui vous partagez vos aspirations car même si vous n’y croyez pas, les envieux-ses, les casseur-se-s de rêves et d’espoir, celleux qui copient vos envies et plus tard, les personnes qui vous jugent en fonction de ce que vous avez réussi, abondent dans ce monde.

Nous savons tou-te-s qu’il n’est pas facile d’identifier les personnes qui sont dignes de confiance. Et même, souvent, nous mettons entre les mains, les esprits et les cœurs des autres tout un projet de vie. Voici un exemple : lorsque nous recherchons l’assentiment de nos parents, frères et sœurs pour leur expliquer notre désir d’atteindre telle chose, d’entreprendre tel voyage, de prendre le risque de telle relation…

“Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un c’est de lui faire confiance.”

-Ernest Hemingway-

Rapidement, et presque sans nous en rendre compte, apparaît la grimace du scepticisme, le regard qui ironise et le mot qui ampute l’effervescence de nos rêves. “Enlève-toi ça de la tête, c’est une bêtise”. “Je te dis cela car je t’aime, mais ce que tu penses se trouve au-delà de tes possibilités, sois objectif et abandonne cette idée.”

Ces phrases sont très communes. Même si beaucoup de gens aussi ne disent rien et nous font croire qu’ils sont avec nous, que nous pouvons compter sur leur aide, leur complicité et leur proximité.  Cependant, au moment le plus inattendu, apparaît une petite trahison et une déception.

Pourquoi faisons-nous cela ? Pourquoi nous nous trompons lorsque nous confions nos désirs et nos aspirations à certaines personnes ?

Ce n’est pas de votre faute : l’être humain est programmé pour faire confiance aux autres

Beaucoup connaissent la situation suivante : un-e employé-e souhaite avoir une promotion au travail et en parle à son/sa collègue au moment du café. Au déjeuner, toute l’entreprise est au courant. L’employé-e aurait-iel dû être plus prudent-e ? Aurait-iel dû appliquer un filtre et anticiper les possibles conséquences de sa révélation ?

La réponse est “non et oui”. Non, tout d’abord, car selon la neurobiologie, nous sommes tou-te-s programmé-e-s pour faire confiance à nos semblables. C’est ce que nous explique un travail publié dans “The Journal of Neuroscience”. Il met en évidence le fait que la confiance est basique pour notre vie sociale, car sinon, si nous avions peur d’être trahi-e à tout moment, nous vivrions soumis-e à un stress quasi traumatique.

D’autre part, nous pouvons parfois faire preuve de manque de prudence ou autrement dit, nous ne sommes pas compétent-e lorsqu’il s’agit d’appliquer les trois règles qui définissent la dynamique de la confiance et du/de la bon-ne confident-e. Nous allons vous les expliquer.

Faire confiance ou pas, telle est la question

Face au doute, soyez prudent-e. Or, ce qui arrive souvent, c’est que dû à l’envie du projet et à l’émotion pleine d’étincelles que nous ressentons, nous ouvrons trop de filtres, au point de partager des informations avec les personnes les moins adaptées.

Il est conseillé d’être prudent-e et d’appliquer ces principes simples :

  • La fiabilité est sans aucun doute le premier pilier : Confiez vos désirs et vos rêves aux personnes qui vous ont démontré qu’elles étaient dignes de confiance, qu’elles ne vous jugeaient pas, qu’elles vous acceptaient à tout moment comme vous êtes.
  • La connexion émotionnelle authentique : cette deuxième dimension nous oblige toujours à faire confiance aux personnes avec qui nous avons une intimité émotionnelle réelle et durable. Des ami-e-s, des proches, un conjoint…
  • L’empathie affective et l’empathie cognitive : il ne suffit pas de communiquer nos rêves et notre joie. Nous voulons aussi que les autres comprennent ce que nous pensons, qu’iels soient capables de nous comprendre en se mettant à notre place.

À présent, il peut aussi arriver que même avec ce “trident” de confiance, la personne nous échappe et nous trahisse. Notre meilleur-e ami-e peut nous trahir et notre famille peut réagir différemment que ce à quoi nous nous attendions… Savoir comment agir dans ces cas peut être d’une grande aide.

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Quand les personnes nous trahissent

Les personnes nous trahissent, mais nous trahissons aussi parfois. Nous pouvons tou-te-s donner l’impression, si nous nous efforçons, d’être parfait-e-s et faillibles en même temps. Ainsi, avec le temps, nous développons une certaine prudence, un bien-faire basé sur la discrétion et cette proximité limitée mais bonne envers les personnes qui comptent le plus. Celles qui ont su être présentes à chaque instant : qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau.

“Faire confiance à tout le monde est une erreur mais n’avoir confiance personne est une ingénuité.”

-Juvénal-

Cette sagesse qui permet de comprendre avec qui nous devons partager certaines choses et avec qui non, arrive avec le temps et l’expérience. Petit à petit, nous comprenons qu’il y a des profils créés pour couper les ailes des autres, habilités pour anéantir les rêves, dans le but que personne ne les dépasse. Car si nous osons être libre, plus capable et plus heureux-se, c’est  un sacrilège pour elles.

Le temps nous apprend aussi qu’il est préférable d’être discret-ète, de prendre soin des mots que l’on dit et de lutter pour nos rêves avec détermination et silence. Il faut le faire en laissant de côté aussi bien les approbations des autres que les possibles critiques ou commentaires qui représentent une barrière sur notre chemin.

Apprenons ainsi à bien choisir en qui nous pouvons avoir confiance, sans jamais oublier que la confiance en soi est toujours celle qui nous mène aux objectifs les plus élevés, les plus courageux.

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