Nous inspirons la confiance quand nos mots s’accompagnent d’actes

· 3 juin 2017

Nous inspirons la confiance chez les autres quand nos actes confirment les mots que l’on dit. « L’acte exprime les priorités », comme l’a dit Mahatma Gandhi. Il les exprime de manière fiable. Les actes sont un signe de vérité, d’authenticité. Même l’absence d’actes est un acte en lui-même.

Les actes peuvent s’accompagner des mots, ou bien peuvent les contredire. Les mots résultent plus dignes de confiance si on les accompagne de faits qui vont dans la même direction et dans le même sens. Des faits qui appuient la véracité des phrases où voyagent les désirs, les promesses, les regrets ou les intentions. Les faits alimentent la confiance, ce qui nous permet donc de nous relaxer. Par conséquent, la tension diminue, et on est plus à même de profiter de la relation.

Peut-être vous reconnaissez-vous ici si vous êtes une personne qui fait facilement confiance aux personnes qui sont importantes pour vous. Quand vous leur faites confiance, faites-le en vous basant sur une cohérence entre ce qu’elles vous disent et ce qu’elles font pour vous. Sûrement penserez-vous à vos ami-e-s, qui même s’iels ne sont pas très démonstratif-ve-s quant à leurs émotions ont prouvé qu’iels étaient là pour vous, à tout moment.

La confiance se donne au travers des actes qui confirment nos mots

De même que vous viendront aussi à l’esprit des personnes à qui vous accordiez une confiance aveugle du fait des si belles paroles qu’elles vont ont un jour adressées. Des personnes pleines de promesses qui par la suite ne se sont pas montrées à la hauteur de ce qu’elles nous avait promis.

Les mots, s’ils ne sont pas accompagnés de faits qui les confirment, sont fragiles dans l’espace par lequel ils voyagent et dans la mémoire. Ils affectent la confiance et la minent, si bien qu’elle devient très difficile à regagner. On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui dit quelque chose pour finalement faire l’inverse par la suite. Votre absence de ré-action montre aussi ce que vous priorisez dans la vie.

Pensez à ces personnes qui ont rempli votre corps avec de belles paroles. Si belles que…comment ne peut-on pas vouloir se laisser bercer par ce va-et-vient de beauté et d’espoir ? On veut faire confiance, tout simplement…on ne cherche jamais à être blessé-e. Les carapaces se forgent lorsque l’on a accumulé une grande souffrance, mais notre véritable intention est celle de vouloir faire confiance.

Faire confiance à l’autre, cela nous apporte assurance et paix mentale

La confiance donne de l’assurance à notre monde interne. Une assurance dont l’être humain a besoin pour ne pas perdre la raison. Nous avons besoin de congruence. L’incongruence nous déstabilise, nous mène à avoir peu confiance en nous, et nous pousse à être alertes. C’est pourquoi lorsqu’une personne blesse notre confiance à plusieurs reprises, on doit s’éloigner d’elle et avancer.

Si nous n’accordons pas de valeur à notre confiance, nous nous retrouveront alors régulièrement dans des relations où on nous piétinera encore et encore. Si on ne se respecte pas soi-même, alors personne ne nous respectera. C’est pourquoi il est important de faire attention à qui on offre cet acte si beau mais à la fois si fragile qu’est celui de faire confiance. Parfois, cela devient un véritable acte de courage. Cela vous parle ?

Faites toujours en sorte d’accompagner vos mots d’actes. N’offrez pas des mots à la légère si vous n’êtes pas bien sûr-e qu’ils dessinent réellement vos véritables sentiments. Ne les offrez pas non plus si vous ne vous pensez pas prêt-e à agir. Vous aussi, accordez de la valeur à vos mots. Quand il y a de la cohérence entre ce que vous dites et ce que vous faites, vous inspirez confiance et assurance chez l’autre.


« Celui qui vit d’espoirs, meurt de sentiments. »

– Benjamin Franklin –


Les faux espoirs vous remplissent d’air mais ne vous alimentent pas

La confiance et l’assurance sont des piliers fondamentaux dans toute relation affective importante. Des ami-e-s, il y en a beaucoup, mais des AMI-E-S en majuscules, il y en a peu ; iels se comptent sur les doigts de la main. Ce sont celleux qui, vous le savez, s’écrivent en majuscules et en gras, car iels sont à vos côtés. Car leurs mots et leurs actes sont si cohérents que rien ne semble pouvoir mettre en péril la relation et la confiance qui vous lient. Vous savez que s’il y a des difficultés, iels vous en parleront avant de trahir ce qu’iels ont pu vous dire et vous promettre.

Posez-vous la question suivante : préférez-vous continuer à vivre dans les faux espoirs d’actes qui n’arrivent jamais, de mots qui s’évaporent dès qu’on cesse de les verbaliser… ou préférez-vous une vérité dite à temps, bien que douloureuse, mais finalement congruente à ce que l’autre ressent…? En fin de compte, c’est la vérité qui nous montre toujours le véritable chemin, pas les faux espoirs avec leurs horizons trompeurs.