L’amour s’arrose chaque jour

· 3 avril 2016

Je veux un amour présent, inscrit dans les petits détails et sans date de péremption.

Je veux un amour qui ne prend jamais rien pour acquis, qui ne me provoque pas de larmes mais des journées de sérénité et de tendresse, et des soirées remplies de câlins.

Nous désirons tous une relation de ce genre, cela ne fait aucun doute. Cependant, souvent, nous oublions quelque chose d’essentiel : les relations doivent se travailler chaque jour, car l’affection ne se nourrit pas du vide ou de l’absence, elle a besoin d’une présence authentique qui nous permette de grandir.

L’amour est un fil qui unit deux coeurs, deux vies qui ont besoin de lumière quotidienne pour se voir et d’une force intérieure pour se maintenir : s’il n’y a pas de détails, il n’y a pas d’essence. Et sans essence, le fil se brise.

Souvent, lorsque nous sommes dans une relation depuis un certain temps, un ennemi bien connu apparait, c’est la « routine« .

La relation est également caractérisée par une dimension dans laquelle les choses sont peu à peu considérées comme acquises.

Apparaissent alors les « il/elle n’a pas besoin que je le fasse ou que je le lui dise, car il/elle le sait déjà« , ou « je suis sûre que ça ne le/la dérange pas, je sais qu’il/elle m’aime« , ou encore « peu importe le temps qui passe car les sentiments ne changent pas« …

Ces idées sont en réalité fausses, car en amour, rien n’est jamais acquis.

L’amour, parfois, même s’il dure depuis longtemps, peut présenter des doutes et aura besoin de preuves quotidiennes, d’affection, de mots et de gestes qui établissent une réciprocité. Nous vous invitons aujourd’hui à réfléchir à cela.

L’amour a besoin d’un langage quotidien très particulier

homme arrosant d'amour

L’amour, tout comme la vie, change et se transforme. Une relation traverse différentes époques et aura à chaque instant des besoins. Cependant, l’affection doit toujours être la même et doit s’offrir à travers un langage bien particulier.

Il y a un langage inscrit dans l’amour que nous comprenons tous, et c’est celui de l’enthousiasme, de l’espoir qui illumine nos journées, des caresses et de la proximité.

Il est possible qu’aujourd’hui la passion ne soit pas la même qu’aux premiers jours, mais à ce jour, une phase encore plus profonde se présente, dans laquelle la tendresse et la complicité entraîne une autre phase où le même amour et la même nécessité sont toujours présents. Et tout cela doit être entretenu chaque jour.

  • L’amour qui ne se cultive pas engendre des doutes et des carences. Parfois, ce manque affectif n’est pas dû à l’absence d’amour, mais au fait de s’habituer à une étape dans laquelle, pour l’un des deux, il est suffisant d’être juste « présent », sans besoin d’apporter, de faire attention à l’autre, de cultiver ces petits détails et ces gestes.
  • L’un des problèmes principaux dans les relations de couple, c’est lorsque l’un des membres a besoin de plus de marques d’affection et d’attention que l’autre. Il existe alors une dissonance émotionnelle, qui, si elle n’est pas abordée ou prise en compte, peut engendrer des problèmes.
  • Un ennemi commun lorsqu’une relation en arrive à ce point, c’est l’apparition de l’empathie inverse. Il s’agit alors d’imiter le comportement « négatif » de son conjoint pour attirer son attention et lui faire mal. Si il/elle oublie de m’appeler ou qu’il sort sans m’en avertir, je ne lui donnerai pas de mes nouvelles ce week-end pour lui « rendre la pareille ».

Ce sont des comportements nocifs et peu constructifs qui ne mènent nulle part. Un problème ne se résout jamais en créant d’autres problèmes.

Les carences que ressent l’un des deux conjoints doivent être exprimées à voix haute pour les rendre présentes, pour en prendre conscience.

couple devant des fleurs geantes

L’amour complice : l’amour basé sur la réciprocité

Il n’est pas toujours facile de trouver un amour qui s’accommode à nos particularités, à nos défauts et à tous les recoins de notre personnalité.

Le plus important, c’est de rencontrer quelqu’un qui corresponde à nos valeurs et avec qui nous pouvons avancer main dans la main, s’épanouissant en tant que couple mais également de façon individuelle.

Je veux un amour dans lequel nous ne soyons pas des opposants et où l’un pleure tandis que l’autre gagne. Je veux danser le soir sous les étoiles et passer des années sereines en me disant que tout ce que j’ai vécu et que tout mon passé en valaient la peine.

Une relation qui ne s’arrose pas chaque jour est une relation qui ne se nourrit pas et qui finit par s’effiler de façon irrémédiable.

Pour cette raison, il est nécessaire de savoir prendre en compte ces quelques dimensions.

Comprenez la façon dont votre moitié exprime son amour

Parfois, nous ressentons le besoin que notre moitié nous démontre son amour « de la façon dont nous le voulons et que nous l’espérons ».

  • Cependant, que votre moitié ne vous dise pas tous les jours qu’il/elle vous aime ne signifie pas que ce ne soit pas le cas. Qu’il/elle ne vous dise pas oui à tout ne signifie pas qu’il ne vous prend pas en considération. Valorisez les détails, la complicité, le soutien et l’authenticité.
  • Le langage de l’amour sera toujours le même, même si vous utilisez tous les deux des mots différents : il suffit simplement de les connaître, de les comprendre et de les apprécier.

Chaque acte, chaque mot et chaque geste doivent être authentiques

Il y a un aspect que nous devons absolument prendre en compte : il est possible qu’il existe des gestes quotidiens dans lesquels l’affection est toujours explicite et où elle se décline en mille et un détails. Cependant, ceux-ci doivent être authentiques.

L’amour ne doit pas être forcé, ne doit pas être démontré de façon obligatoire avec un « je t’aime » constant ou un cadeau chaque semaine.

La complicité, la surprise, le geste inattendu, le câlin sincère sont préférables à une routine dans laquelle les mots perdent leur sens.

L’amour ce n’est pas seulement aimer. C’est comprendre, être présent et offrir du bonheur.
couple enlace dans le canape

Images publiées avec l’aimable autorisation de Mila Marquis et Christian Schloe.