Je choisis mes propres batailles

21 mai 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Défendre ses droits, ce que nous pensons être juste ou ce que nous croyons mériter, est une pratique très commune. 

En psychologie, on appelle assertivité cette manière de se comporter.  Et c’est un un motif thérapeutique très fréquent chez les patients qui ont une faible estime d’eux-mêmes ou des problèmes interpersonnels.

Si nous étions tout le temps passifs et soumis, si nous étions d’accord avec tout, le monde serait plutôt monotone.

C’est là qu’interviennent les batailles dans lesquelles nous nous immergeons.

Pour obtenir quelque chose, il faut parfois donner un “coup de poing sur la table”, exprimer notre désaccord et montrer que notre point de vue est aussi important et digne d’intérêt. Jusque-là, nous sommes certainement d’accord.

Le problème, c’est que souvent, la situation nous échappe et nous nous inventons des “batailles” là où il ne devrait pas y en avoir.

Pourquoi imaginons-nous des batailles inutiles ?

L’être humain aime se sentir important, et surtout, que ses désirs se réalisent tel qu’il le souhaite. 

On se dit intérieurement que les choses devraient être autrement, “qu’on ne devrait pas faire la queue au supermarché, que les caissières devraient être plus rapides et qu’elles ne servent à rien” ou que “l’infirmière aurait dû être plus aimable”.

La plupart du temps, on se trouvé immergé dans des batailles inutiles.

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On exige intérieurement que le monde et les autres soient différents, ce qui provoque chez nous un état émotionnel assez négatif, comme l’anxiété ou la colère.

On agit donc d’une façon qui n’est bénéfique pour personne. Et au lieu de résoudre notre petit problème, on en fait une vraie bataille rangée.

Tout se passe dans notre tête, puisque les choses n’ont pas de raison d’être autrement qu’elles le sont en réalité.

Il n’y a que moi, par une pensée magique et irréelle, qui transforme ce que je souhaite en une obligation pour l’autre et en une nécessité pour moi.

Tolérance ou conformisme ?

Vous pensez sûrement que, pour éviter d’arriver à des états émotionnels pathologiques, nous devons nous contenter de tout ce qui nous arrive et que cela fait de nous des pantins incapables de nous mouvoir par nous-mêmes.

Se résigner, c’est être lâche, c’est ne pas accorder d’importance à ce qui compte réellement pour moi et me laisser tout le temps porter, que ça me plaise ou non, que ce soit fidèle à mes principes et à mes intérêts ou non. 

La solution est de se montrer plus tolérant aux choses qui importent peu ou pas du tout.

Par exemple, qu’il y ait ou non une longue file d’attente à la caisse du supermarché n’a pas grande importance.

On ne peut pas parler de problème ou d’adversité. Si ça nous dérange, si ça nous stresse ou si ça nous énerve, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Cette tension nous amène souvent à nous comporter de façon puérile sans pour autant résoudre le problème.

Au contraire, nous offusquons les gens, qui se moquent du fait qu’on soit pressé, qu’on soit stressé ou qu’on s’ennuie.

Nous devons réaliser qu’il y a des choses que nous pouvons contrôler et résoudre comme nous le voulons, mais que la plupart du temps, ce n’est pas le cas. La seule chose que nous ne pouvons pas contrôler, c’est notre façon d’interpréter le monde.
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Comment faire pour tolérer ce qui me dérange ?

Pour apprendre à tolérer tout ce qui vous dérange, vous pouvez suivre les conseils suivants :

  • Apprenez à reconnaître vos pensées automatiques négatives. Quand vous vous trouvez dans une situation qui n’a objectivement pas grande importance, comme un soir où vos voisins décident d’écouter de la musique un peu plus fort que d’habitude, demandez-vous ce qui vous passe par la tête.
    Vous souhaitez que les choses soient différentes ? Vous vous dites que c’est intolérable ? Si c’est le cas, vous vous comportez comme si vous étiez une divinité, un être supérieur qui peut juger les autres et décider que les choses se passent autrement. Mais en réalité, ça n’est que le produit de votre imagination.
  • Remplacez ces pensées puériles par quelque chose de plus adapté au monde tel qu’il est.
    Au lieu de réfléchir à comment devraient être les choses, parlez plutôt en termes de préférences.
    Au lieu de vous dire que quelque chose est intolérable, regardez la vérité en face : vous pouvez tolérer et supporter ce qui vous dérange.
  • Utilisez l’humour dans les situations qui vous déplaisent ou qui ne vous conviennent pas. L’humour atténue presque tous les coups, surtout ceux du quotidien, et il allège grandement les problèmes.
  • Les relations sont comme des engrenages. Si nous changeons, les autres ont aussi tendance à changer. Si je remarque que le docteur est antipathique et se comporte de manière désagréable avec moi, je peux choisir de me montrer sympathique et affectueux avec lui.
    Et là, son comportement va sûrement commencer à changer. L’amour désarme et transforme également les relations.

Par conséquent, ne vous laissez pas emporter par vos émotions lors d’une situation déplaisante.

Vous devez vous placer au-dessus de cela et apprendre à choisir vos propres batailles.

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