Je choisis mes propres batailles

Je choisis mes propres batailles

Dernière mise à jour : 22 mai, 2016

Défendre ses droits, ce que nous pensons être juste ou ce que nous croyons mériter, est une pratique très commune. 

En psychologie, on appelle assertivité cette manière de se comporter.  Et c’est un un motif thérapeutique très fréquent chez les patients qui ont une faible estime d’eux-mêmes ou des problèmes interpersonnels.

Si nous étions tout le temps passifs et soumis, si nous étions d’accord avec tout, le monde serait plutôt monotone.

C’est là qu’interviennent les batailles dans lesquelles nous nous immergeons.

Pour obtenir quelque chose, il faut parfois donner un “coup de poing sur la table”, exprimer notre désaccord et montrer que notre point de vue est aussi important et digne d’intérêt. Jusque-là, nous sommes certainement d’accord.

Le problème, c’est que souvent, la situation nous échappe et nous nous inventons des “batailles” là où il ne devrait pas y en avoir.

Pourquoi imaginons-nous des batailles inutiles ?

L’être humain aime se sentir important, et surtout, que ses désirs se réalisent tel qu’il le souhaite. 

On se dit intérieurement que les choses devraient être autrement, “qu’on ne devrait pas faire la queue au supermarché, que les caissières devraient être plus rapides et qu’elles ne servent à rien” ou que “l’infirmière aurait dû être plus aimable”.

La plupart du temps, on se trouvé immergé dans des batailles inutiles.

 
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On exige intérieurement que le monde et les autres soient différents, ce qui provoque chez nous un état émotionnel assez négatif, comme l’anxiété ou la colère.

On agit donc d’une façon qui n’est bénéfique pour personne. Et au lieu de résoudre notre petit problème, on en fait une vraie bataille rangée.

Tout se passe dans notre tête, puisque les choses n’ont pas de raison d’être autrement qu’elles le sont en réalité.

Il n’y a que moi, par une pensée magique et irréelle, qui transforme ce que je souhaite en une obligation pour l’autre et en une nécessité pour moi.

Tolérance ou conformisme ?

Vous pensez sûrement que, pour éviter d’arriver à des états émotionnels pathologiques, nous devons nous contenter de tout ce qui nous arrive et que cela fait de nous des pantins incapables de nous mouvoir par nous-mêmes.

La solution est de se montrer plus tolérant aux choses qui importent peu ou pas du tout.

Par exemple, qu’il y ait ou non une longue file d’attente à la caisse du supermarché n’a pas grande importance.

On ne peut pas parler de problème ou d’adversité. Si ça nous dérange, si ça nous stresse ou si ça nous énerve, est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Cette tension nous amène souvent à nous comporter de façon puérile sans pour autant résoudre le problème.

Au contraire, nous offusquons les gens, qui se moquent du fait qu’on soit pressé, qu’on soit stressé ou qu’on s’ennuie.

Pour apprendre à tolérer tout ce qui vous dérange, vous pouvez suivre les conseils suivants :