Si vous êtes patient un jour de colère, vous en surmonterez cent de tristesse

· 3 mai 2016

Être patient, ce n’est pas être faible ou lâche. Parfois, c’est bien mieux de garder le silence et de calmer l’énervement plutôt que de tout perdre lors d’un moment de colère incontrôlée.

La patience est la vertu des cœurs tranquilles, capables de comprendre que le fait d’être prudent lors d’un jour de colère nous évite cent jours de tristesse.

Nous avons tous déjà vécu de tels moments. De fait, parfois, nous nous trouvons à l’épicentre d’environnements très demandeurs qui mettent à l’épreuve notre capacité de résistance et cette habileté à gérer nos émotions.

La colère, c’est comme une gâchette qui se déclenche au moment où nous perdons le contrôle et qui au lieu de nous soulager, a tendance à générer des effets secondaires que personne ne veut.

Apprenez à être patient, à calmer la colère, à faire preuve de compréhension pour se rendre compte compte qu’elle ne résout rien, bien au contraire. La colère peut même parfois faire tout perdre.

Lorsqu’on parle des deux grandes vertus que sont le silence et la patience, il semble que ces dimensions sont plutôt liées à la passivité, aux personnes qui sont incapables de réagir. Mais c’est complètement faux.

Le silence sage qui nous fait du bien et qui est patient, permet de calmer l’esprit pour agir avec un plus grand aplomb, un meilleur discernement et avec modération.

Nous vous invitons à réfléchir à cela.

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Être patient, la compétence des bons gestionnaires émotionnels

Quand nous parlons de colère ou d’énervement, nous imaginons l’image d’un petit enfant avec les joues gonflées sur le point de crier.

Si les petites crises infantiles sont importantes, il faut savoir qu’il est primordial d’apprendre à l’enfant de gérer ses émotions pour qu’il ne les reproduise pas à l’âge adulte. 

L’énervement non exprimé nous enferme, mais celui qui explose en colère et en agression provoque aussi des victimes. Soyez patient, calmez votre esprit et défendez-vous sans agresser. Soyez sage.

Il y a des personnes qui choisissent de « ravaler » leur énervement. De faire comme si rien ne s’était passé. Qui laissent derrière elles les jours de grand cri en toute conscience et qui choisissent, tout simplement, de cacher leur colère, leur frustration.

Mais cela n’est pas bon ni sain. Ce n’est pas non plus sage de permettre à une colère de s’emballer. Lorsqu’on lâche les chevaux sauvages, dirigés par la colère, cela crée des situations aussi inconfortables que destructrices.

Les bons gérants émotionnels apprennent tôt que deux de leurs ennemis les plus complexes avec lesquels il faut jongler sont sans aucun doute l’énervement et la colère.

Ils sont liés à des changements physiologiques qui intensifient encore plus la sensation négative et de menace. C’est pour cela que pour bien contrôler un ennemi, le mieux est de le connaître.

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Connaître l’ennemi commun, la colère

Il y a des personnes qui s’énervent plus souvent que d’autres.

Ces différences individuelles peuvent être expliquée par une tolérance plus faible à la frustration, ou même à certains marqueurs génétiques.

  • La colère survient dans notre cerveau à cause d’un déséquilibre subtil entre la sérotonine, la dopamine et le protoxyde d’azote. Voilà pourquoi certaines personnes ont plus tendance à être sujettes à des explosions de colère.
  • Selon un article intéressant du psychiatre Richard Friedman, publié dans le New York Times, la colère peut aussi être le résultat d’une dépression cachée. 

Un énervement non contrôlé, non raisonné ou qui se gère mal peut dériver en de la frustration et du mal être.

Quand la colère inonde notre cerveau à cause de la chimie neuronale, de multiples changements physiologiques surviennent qui augmentent encore plus les émotions négatives. La colère galope de manière incontrôlée.

L’énervement ne peut pas se cacher ni ne doit déclencher une crise de colère. Il faut l’examiner de près, le comprendre et le canaliser pour qu’il n’asphyxie pas, pour qu’il ne blesse pas ni ne cherche des victimes.

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Patience, calme et comportement assertif pour traiter la colère

N’ayez pas confiance en quelqu’un qui vous dit qu’il ne s’énerve jamais.

Nous vivons tous des injustices, nous entendons tous des sottises sur nous et des commentaires aussi injustes qu’offensifs.

Avant de laisser notre énervement allumer la mèche du feu de notre colère, il est nécessaire de réfléchir quelques instants à ce comportement.

  • Mettez un nom sur ce qui vous met en colère. Ne restez pas avec cette sensation, avec cet inconfort qui vous fait mal au ventre et qui vous tenaille l’esprit. Décrivez avec des mots concrets ce qui vous gêne.
  • Cherchez le calme pendant quelques secondes, enfermez-vous dans votre « palais des pensées ». C’est un espace tranquille et serein qui vous appartient à vous seul. Visualisez un lieu idyllique où vous laissez la colère et les émotions négatives de côté pour vous retrouver avec la « raison ». Réfléchissez à présent à la meilleure option face à ce qui vous arrive.
  • Exprimez de manière assertive la raison de votre colère. Ne ravalez pas ce qui vous fait du mal car les énervements ne se gardent pas sous le lit, ils s’expriment sous forme de mots respectueux pour montrer clairement ce qui fait du mal, ce que nous ne voulons pas
  • Contrôlez, restructurez et changez de décor. L’une des meilleures manières de gérer l’énervement et la colère, c’est de contrôler sa respiration ou même les processus mentaux capables de stimuler encore plus l’émotion négative. Ne cherchez pas de coupables, éteignez le bruit mental et les pensées irrationnelles.
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Parfois, une chose aussi simple que marcher, respirer profondément et fixer un point sur l’horizon pour reposer l’esprit et éteindre le bouton de la colère peut nous sauver de tous les problèmes qui abondent dans le quotidien.

Il est nécessaire d’appréhender le monde avec le cœur tranquille, de connaître ses limites et de savoir qu’il y aura de mauvais moments, sans aucun doute, mais que les bons moments sont plus nombreux et qu’ils sont notre raison d’être.