La dépression et l’anxiété ne sont pas des signes de faiblesse

18 mars 2016 dans Psychologie 3250 Partagés

Dépression et anxiété ne sont pas synonymes de faiblesse, ni même la conséquence d’un choix personnel ; elles ne résultent pas d’un choix.

Non. Les problèmes émotionnels ne fonctionnent pas de cette façon. Lorsqu’on ne va pas bien, on ne se dit pas “j’aime me sentir mal, du coup je me glissse dans un puits de tristesse ou d’anxiété pour voir si je me noie ou pas”.

Ce ne sont pas des signes de faiblesse ni de fragilité ou encore de pauvreté d’esprit, au même titre que le laisser-aller.


On pourrait dire que ce sont plutôt des signes de lutte, de lutte contre les adversités ou face à des situations personnelles gênantes et douloureuses, des pertes, des mauvaises expériences et des incertitudes.


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La dépression et l’anxiété ne sont pas des choix personnels

Ça peut arriver à tout le monde. Un beau jour, toutes les choses qui à vos yeux avaient du sens deviennent insignifiantes, plus rien ne vous encourage ni ne vous motive, vous avez du mal à sortir du lit, et vous vous sentez profondément triste ou irritable.

Parfois, tout nous accable, notre respiration s’accélère d’un coup, et on se sent incapable de faire face à la vie de façon “simple et rapide”.

D’une certaine manière, on se sent vaincu par les circonstances, dépourvu de force et d’envie. Cet état va et vient, ou bien nous colle à la peau.

On commence alors à se dire qu’on devrait peut-être consulter un spécialiste pour qu’il nous confirme que l’on est bien “invalide” à cause d’une profonde tristesse ou d’une terrible inquiétude qui nous fait nous sentir incapable de lutter au quotidien.


Lorsqu’on qu’on fait face à la perte d’un être cher, on se sent ébranlé ; on ne parvient pas à comprendre ce qu’il se passe, ni même pourquoi ça arrive.


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Par conséquent, on s’enfonce dans l’anxiété et/ou la dépression ; on évite au maximum de sortir de chez soi, ou bien quand on le fait, on se sent mal, on ne trouve plus aucun plaisir à s’adonner à des activités qui autrefois nous étaient agréables ou à tisser des liens avec les personnes qui nous entourent.

Bref, tout nous semble insurmontable, et pourtant, il est bel et bien possible de se sortir de là.

Pour ce faire, on doit accepter de se faire aider par un professionnel qui nous soutiendra en nous expliquant les choses et qui donnera de la cohérence émotionnelle à cette situation en nous aidant à la surmonter.


Franchir une des étapes les plus importantes du processus, c’est essentiel : demander de l’aide et bénéficier d’un soutien psychologique afin d’équilibrer notre état émotionnel et de “guérir” nos pensées.


Les commentaires qui nous noient

C’est là que réside l’objet de cet article : notre relation avec notre entourage change.

La situation dans laquelle on se trouve n’est confortable pour personne, et du coup, les critiques finissent par surgir, et les commentaires et attitudes bourrées d’incompréhension, par nous envahir.

“Si tu es dans cet état, c’est parce que tu le veux bien”, “Relève-toi et fais quelque chose de ta vie”, “Tu es faible”, “Tu es lâche”, “Affronte la vie et arrête avec tes bêtises”…

Ces propos alimentent d’autant plus notre tristesse, notre apathie et notre anxiété face au quotidien.

A ces commentaires et autres attitudes s’ajoutent toutes ces pensées négatives qui parasitent notre esprit ; du coup, l’esprit et le monde de la personne anxieuse et/ou dépressive s’obscurcissent davantage.

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Evidemment, cela nous invite indirectement à vivre dans l’inertie et à nous isoler encore plus, ainsi qu’à renforcer le cercle vicieux qui nous a poussé dans ce piège.

Dans la société dans laquelle on vit, il faut faire preuve d’une grande cruauté face aux douleurs psychologiques et émotionnelles, celles considérées de second, troisième ou quatrième rang. En fait, la valeur que l’on donne à notre santé mentale est vraiment terrifiante.

De la même façon qu’il ne nous arriverait jamais d’ignorer une blessure qui s’infecte ou qui n’a de cesse de saigner, des maux de ventre continus et aigus ou de forts maux de tête, on ne peut pas ignorer la douleur psychologique.


On doit donner à nos blessures émotionnelles l’importance qu’elles méritent, car le mal-être psychologique requiert un traitement, du travail, et un soutien indispensables à la guérison.


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Autrement dit, on ne peut pas se contenter de penser que le temps pansera nos blessures, car ainsi, on court le risque que l’inverse se produise, que nos blessures s’ouvrent d’autant plus, que les infections s’étendent et que nos problèmes s’enlisent.

Si seulement on pouvait choisir de ne pas avoir de problèmes, de profiter de chaque moment et de toujours aller bien…cependant, on ne peut pas y échapper, et bien sûr, personne n’est à l’abri du danger.

On se doit de comprendre cela, et d’apprendre à prendre soin de nous comme on le mérite, et à ne pas incendier notre esprit d’un dialogue interne social qui démérite et sous-estime nos émotions ainsi que les problèmes auxquels on doit faire face.

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