Apprenez à vaincre votre anxiété

24 janvier 2016 dans Emotions 1 Partagés

Vous manquez d’air… Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous ronger les ongles… Vous ouvrez le réfrigérateur toutes les deux minutes et y trouvez toujours quelque chose à grignoter…

Vous avez du mal à trouver le sommeil, sans parler de vous concentrer sur une tâche à accomplir ? Ces symptômes sont typiques d’une crise d’angoisse.

“Même si l’anxiété fait partie de votre vie, ne la laissez jamais contrôler vos mouvements.”
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Nous avons tous déjà ressenti de l’anxiété plus d’une fois. Vous n’êtes pas seul dans ce cas. Mais cela vaut la peine de faire l’effort d’empêcher cette situation qui nous dérange autant qu’elle nous nuit.

Sachez que l’inquiétude, la nervosité, l’insomnie et la sensation d’étouffement peuvent faire partie de votre passé ! Respirez profondément, les yeux fermés, et commencez à travailler pour réduire votre anxiété.

Cela n’a rien à voir avec le fait de prendre des anxiolytiques (ou autres médicaments similaires), de faire une retraite spirituelle au Tibet ou de déménager à la campagne…

La meilleure technique pour réduire l’anxiété, c’est de parler à la troisième personne.

femme stressee

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est très simple. À chaque fois que vous devez vous référer à quelque chose qui vous est arrivé, faites-le comme si vous racontiez l’histoire de quelqu’un d’autre.

Par exemple, au lieu de dire « je me sens débordée avec tous les préparatifs de mon mariage« , dîtes à la troisième personne « (votre nom) est débordée par tous les préparatifs de son mariage« . Et au lieu de vous exclamer : « je n’arrive pas à m’arrêter de penser à mes vacances!« , dîtes : « (votre nom) a du mal à arrêter de penser à ses vacances« .

C’est comme si vous étiez en train de raconter ce qui arrive à une autre personne que vous-même.

Vous pouvez même aller jusqu’à changer les prénoms et à utiliser des « génériques » tels que « Marie » ou « Jean » (sauf si vous vous appelez déjà ainsi, bien évidemment). Vous pouvez également directement utiliser les pronoms « il » ou « elle », selon la personne.

Cette méthode peut vous aider à soulager votre anxiété mais aussi à améliorer votre attitude dans des situations de conflits ou de tension.

Cela est dû au fait qu’en évitant le « je », nous nous imposons une certaine distance envers l’évènement. Nous ne sommes plus le centre du problème, mais nous devenons les spectateurs.

Il s’agit d’un petit changement de discours qui sert à voir la situation sous un autre angle, comme si nous étions seulement en train d’observer les nouvelles ou quelque chose qui se serait produit loin de nous.

Le dialogue avec soi-même

Si vous ajoutez à cette technique le fait que le dialogue intérieur est très important pour réduire les taux d’anxiété, vous pourrez arriver à un traitement plus « intégral » et aborder le problème sur plusieurs fronts.

Les modifications dans le langage, en nous référant à nous-même, à ce que nous arrive et à ce que nous ressentons, peuvent avoir une influence positive sur notre capacité à réguler nos pensées, nos émotions et nos attitudes. Cela est réellement utile dans des situations qui nous apportent beaucoup de stress.

Plus loin encore que les phrases typiques de motivation, telles que par exemple : « il peut le faire », « elle a la capacité d’y arriver », cela vaut la peine de plus parler avec nous-même.

Que ce soit à voix haute ou non, en face du miroir ou caché sous votre couette, que vous soyez à la maison ou sur le trajet du travail dans votre voiture, les détails importent peu.

Ce qui est intéressant, c’est de se donner les instructions adéquates pour pouvoir avancer et mettre de côté l’anxiété et la nervosité.

Si lorsque vous vivez des situations très stressantes vous parvenez à mener votre dialogue interne à bon port, vous pourrez :

  • Concentrer votre attention,
  • Vous focaliser sur les aspects importants,
  • Réguler vos efforts en prenant des décisions,
  • Être bien conscient de ce que vous devez faire, quand, comment et pourquoi,
  • Gérer les émotions qui avaient pour habitude de vous diriger auparavant.

dialogue

Bien sûr que vous pouvez être votre propre entraîneur ! Le dialogue interne et le fait de parler à la troisième personne sont deux techniques très utiles pour réduire l’anxiété. Alors, à vous de jouer !

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