Ce qui est sûr c’est qu’il n’existe rien de sûr

27 avril 2016 dans Psychologie 0 Partagés

L’être humain est continuellement en train de rechercher la sécurité. Il la veut dans le travail, dans le couple, dans la famille, avec l’argent… Et c’est logique puisque notre fin ultime est de survivre.

Quand nous nous inquiétons des choses, nous croyons que nous allons pouvoir prévenir certaines circonstances désagréables dans notre vie.

Le problème, c’est que nous finissons par être obsédé par la sécurité, ce qui se répercute très négativement sur la santé émotionnelle.

Dans les troubles d’anxiété généralisée, on peut le vérifier de façon très claire. Ces personnes anxieuses s’inquiètent excessivement pour n’importe quelle circonstance vitale, car elles croient que ce qui va se passer dans le futur va être négatif.

En plus de cela, elles s’inquiètent de s’inquiéter justement, ce qui crée un cercle vicieux duquel il est très difficile de s’échapper.

S’occuper des choses, oui, s’en préoccuper, non

Évidemment, dans la vie, la responsabilité a une grande place et il est nécessaire de nous occuper du mieux possible de nos sujets. Mais il faut bien faire la différence entre s’occuper des choses et s’en préoccuper.

S’occuper des choses consiste à avoir une attitude active et de recherche de solutions, mais en sachant toujours qu’il y a certaines choses qui échappent à notre contrôle, cela restera toujours ainsi.

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D’autre part, se préoccuper, c’est anticiper, c’est faire voyager notre esprit dans le futur, qui n’existe pas, et nous imaginer le pire scénario possible, ce qui génère une anxiété décuplée qui ne fait que nous bloquer.

Se préoccuper n’a aucune utilité, bien au contraire. Mais s’occuper de la partie sur laquelle nous avons un contrôle, en acceptant l’incertitude des choses est un signe de maturité psychologique.

“On ne sait jamais ce qui va arriver. Et c’est beau qu’on ne le sache pas. Si elle était prédictible, la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Si tout était comme on aimerait et si tout était certitude, nous ne serions pas des humains, nous serions des machines. Il n’existe que des certitudes et des sécurités pour les machines.”

-Osho-

La sécurité n’existe pas

Le monde n’est pas sûr par nature, c’est l’une de ses caractéristiques. Cela ne signifie pas que nous sommes sans cesse exposés à des dangers et encore moins, comme nous l’avons dit précédemment, que nous devons toujours penser au pire.

Il faut savoir qu’un jour, on a quelque chose et que le lendemain, on peut le perdre, et inversement : aujourd’hui, vous n’avez rien et demain, la chance peut vous sourire et faire apparaître quelque chose auquel vous ne croyiez plus.

Il faut accepter avec profondeur cette insécurité, car l’acceptation nous fera couler de par le monde, nous vivrons légers et sans limite, mais avec nos responsabilités.

L’idée que les certitudes ne sont pas réelles nous aide à prendre de la distance sur les problèmes, et nous sert à mieux affronter les situations et à vivre tranquilles.

Savoir que l’unique chose de sûre est que nous nous trouvons dans une insécurité absolue flexibilise notre esprit et nous rend plus forts au niveau émotionnel, et plus rationnels.
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Nous laissons de côté les attaches car nous savons que rien ne nous appartient, que rien n’est totalement à nous, ni un conjoint, ni un travail, ni notre santé, et ni même, nos enfants.

Si nous avons de belles choses, nous en profitons au maximum mais nous sommes conscients que demain, tout cela pourrait ne plus exister dans notre vie.

Nous n’avons pas d’autre choix que de l’accepter de la manière la plus joyeuse possible. Les émotions exagérées ne nous aideront pas à récupérer tout cela.

C’est pour cela que se préoccuper en permanence ne sert à rien, car ce qui doit arriver arrivera. Ni le monde ni la vie nous demanderont quel est le programme de notre week-end. La vie fonctionne ainsi et c’est l’unique réalité.

“Si votre problème a une solution, pourquoi vous préoccupez-vous ? Et s’il n’en a pas, pourquoi vous préoccupez-vous ?”
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Comment pouvons-nous supporter l’insécurité ?

L’insécurité, quand elle nous accompagne, nous laisse un goût amer de chaos, qu’il est difficile de supporter. Nous allons vous donner plusieurs stratégies pour que vous puissiez la tolérer :

  • Apprenez à gérer votre dialogue intérieur : Que vous dites-vous à vous-même quand vous êtes préoccupé par quelque chose?
    Votre dialogue intérieur a sûrement tendance à être catastrophiste et négatif avec des pensées du type : « j’ai besoin d’un monde sûr et sous contrôle, ou sinon je ne le supporterai pas ».
    Vous devez changer ces phrases intérieures par d’autres plus réalistes : « Je n’ai pas besoin de toute la sécurité ni de tout contrôler car ce ne sera jamais possible.”
  • Identifiez les risques et prenez-les : Par risques, nous nous référons aux choses que vous aimeriez faire et que vous ne faites pas par peur qu’elles ne fonctionnent pas.
    Souvenez-vous qu’il n’y a rien de sûr et que si vous n’essayez jamais, vous ne saurez jamais ce que vous auriez pu devenir.
    Défaites-vous de ces peurs limitantes et laissez se dérouler ce qui doit se passer, que ce soit bon ou mauvais.
  • Gardez une attitude d’affrontement face à la vie : Il y a des choses que nous pouvons contrôler et d’autres que nous ne pouvons pas contrôler.
    Concentrez-vous sur les solutions au problème et essayez de le résoudre de la meilleure des manières, mais oubliez ce qui vous échappe.
    Vous devez abandonner vos inquiétudes et ne pas croire que vous préoccuper en permanence vous aidera à prévenir les problèmes, car ce n’est pas la réalité.
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