J’ai appris à dire “oui” et “non” sans culpabiliser

4 avril 2017 dans Psychologie 1171 Partagés

Je l’ai fait. Je vis sans avoir peur et je n’ai plus honte. À présent, je n’ai plus peur de te dire que tu peux faire ce que tu veux dans ton espace personnel, mais que dans le mien, je veux que tu me respectes. Je dis “non” sans faire de mystères à celleux qui créent des tempêtes les jours sans nuages et je dis “oui” à ma vie, à mes envies et, bien sûr, à ma dignité.

Nous auto-affirmer sans agression est une attitude et un comportement que tout le monde ne réussit pas à adopter. Certaines fois, on en vient à confondre l’orgueil avec l’égoïsme ou l’affirmation de soi avec le fait d’imposer ses propres valeurs. De ce fait, dire “oui” sans avoir peur et “non” sans culpabiliser est bien plus qu’un petit exercice d’hygiène mentale et de survie.

Je m’habille comme je veux, je vais et je viens comme je le désire, j’écoute, je respecte et je pense. Il y a longtemps que j’ai appris à vivre sans peur, à dire “non” sans éprouver de la culpabilité et à dire “oui” quand je le ressens comme tel, parce que même si mon cœur est ouvert à celleux qui veulent y entrer, il y a aussi une porte pour celleux qui veulent en sortir.
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Dans notre quotidien, nous rencontrons souvent le même type de personnes. D’une part, il y a celles qui veulent se faire aimer de tout le monde et qui ont toujours un “oui” altruiste et pieux sur les lèvres. Et d’autre part, il y a les plus énervées. Celles qui disent : “Personne n’a le droit de me dire ce que je dois faire” ou “Je ne te dois rien, alors ôte-toi de mon chemin”.

Les extrêmes ne sont jamais bons, parce que la clé de la survie respectueuse et sage est au milieu, là où nous devons nous auto-affirmer sans agression et sans être trop perméables jusqu’à nous effacer derrière les ordres d’autrui dans le but de plaire. De bien cadrer.

Nous vous proposons d’y réfléchir dans l’article qui suit.

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Dire “oui” sans avoir peur : l’affirmation en tant que personne

Quand on est enfant, personne ne nous apprend ce qu’on appelle l’estime de soi. À partir de notre éducation et des expériences que nous vivons tout au long de notre enfance et de notre adolescence, nous développons un “substitut” de celle-ci pour survivre plus ou moins bien.

De ce fait, les vraies épreuves du feu viendront avec le temps. Ce sont des instants complexes pour lesquels personne ne nous a préparé-e-s, des moments où il faut mettre à l’épreuve nos peurs, nos vulnérabilités ou nos actes de bravoure pour nous adapter à ce monde éminemment complexe. Et là, ni les forts ego ni les faibles ego ne vont être utiles ou comblés.

Dire “oui” sans avoir peur mais en respectant chacune de nos aspirations et de nos besoins est une nécessité vitale. Nombreux-ses sont celleux parmi nous qui, par exemple, sont élevé-e-s sans avoir connaissance de la “loi de l’usure personnelle” : cette satisfaction externe où l’on cherche l’approbation fréquente des autres pour nous affirmer en tant que personnes. Notre dignité, dans ces cas-là, reste prisonnière dans les caves de la crainte et de la plus pure indécision.

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Ainsi, il est également fréquent de taire et d’étouffer des désirs et des volontés par peur d’être sanctionné-e ou, pire encore, d’être rejeté-e par celleux qui nous entourent en voyant la déception sur leur visage. Peu à peu, et si jamais nous ne réagissons pas, nous finissons par nous infirmer nous-mêmes, en nous privant de toute légitimité pour nous exprimer, pour respirer et simplement pour être des personnes capables de dire “oui” alors que la vie nous invite à vivre.

Dire “non” sans culpabiliser, vivre en étant cohérent-e-s

S’accepter, contrairement à ce que dit beaucoup de monde, ne devrait pas nous prendre toute la vie. L’acceptation de soi, tout comme l’estime de soi, devrait être un sport obligatoire à pratiquer dès l’enfance. Ce devrait être une religion guérisseuse et libératrice à la fois dans laquelle nous devrions pouvoir croire en nous-mêmes et en nos capacités pour nous respecter et respecter les autres.

Parce que vivre sans avoir peur de dire “oui” et sans cas de conscience pour dire “non”, c’est vivre en étant cohérent-e, c’est survivre dans chaque domaine de notre existence en conférant un respect authentique et complet à notre estime de nous-mêmes et à celleux qui nous entourent.

Nous vous invitons à prendre en compte les dimensions suivantes pour apprendre à dire “non” chaque fois que vous en aurez besoin sans aucun cas de conscience.

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Comment être assertif-ve sans avoir de cas de conscience

Nous affirmer sans agression est un art que nous devons pratiquer avec une certaine élégance, mais aussi une infinie précision. Rien de ce que nous disons ne doit susciter d’équivoques, chaque mot doit nous définir et donner forme à nos besoins, à nos droits vitaux et à nos limites infranchissables.

  • Dire “non” quand les autres attendent un “oui” de votre part n’est pas un acte de trahison. C’est vous affirmer vous-même dans votre posture pour que les autres puissent agir en conséquence en vous connaissant mieux en tant que personne.
  • Dire “non” au bon moment sauve des vies et en particulier la vôtre. Cela vous sauve de situations qui vous auraient placé sous le joug du malheur, des fers des obligations égoïstes et de ces souffrances dont tout le monde doit se défendre.
  • Le “non” doit être dit au bon moment, sans peur et sans honte. Celleux qui vous aiment l’accepteront avec respect, et en plus, personne ne sera surpris, parce que ces gens vous connaissent. Celleux qui opposeront une résistance à votre négative ou se sentiront trahi-e-s n’auront que deux options : vous accepter ou sortir de votre cœur.

En conclusion, il s’agit seulement d’être authentique et d’adopter un certain sens de la survie où, enfin, tombent le voile et toutes les hontes. Parce que le bonheur se situe au-delà de la ligne de la peur, celle que nous devons dépasser courageusement, la tête bien haute, les yeux grand ouverts et le cœur joyeux.

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