La connaissance de soi est une mer sans limites

4 novembre 2016 dans Psychologie 1 Partagés

La connaissance de soi se traduit par la sagesse, et n’est pas une fin en soi, car on ne peut jamais se connaître complètement.

En revanche, on peut faire plus ou moins d’efforts pour tenter de mieux nous connaître dans notre changement perpétuel.

Or, qu’est-ce donc que la connaissance de soi ? On pourrait dire qu’il s’agit d’un parcours au cours duquel nous avons le choix d’apprendre et de grandir, au fil du temps de nos propres expériences.

Nous sommes obsédés par l’image que nous renvoyons aux autres, et ce jusqu’à nos aspects les plus superficiels.

C’est ainsi que nous en oublions nos racines les plus profondes, et par conséquent, qui nous sommes réellement.

Comme nous le verrons dans la suite de cet article, le processus de connaissance de soi requiert courage, honnêteté, amour et responsabilité.

En effet, pour mieux nous connaître nous-même, nous devons nous libérer des préjugés, de la culpabilité, de la haine ainsi que de la rancœur, et c’est alors que nous pouvons creuser en nous-même, en notre essence.


“De toutes les connaissances possibles, la plus sage et la plus utile d’entre elles est celle consistant à se connaître soi-même.”

-W. Shakespeare-


La connaissance de soi nous mène à la paix

On ne peut parcourir le chemin de la connaissance de soi dans la hâte, l’impatience et l’anxiété de devoir absolument y arriver, car comme nous l’avons dit précédemment dans cet article, il est impossible de se connaître complètement.

Tenter de mieux se connaître consiste alors à s’écouter et à satisfaire ses propres besoins ; c’est ainsi que l’on mûrit, fort de chaque expérience vécue.


“Plus vous vous connaîtrez vous-même, plus vos idées seront claires. La connaissance de soi n’a pas de fin : vous n’atteignez pas un but, mais vous en arrivez à une conclusion. C’est une rivière infinie. C’est à force d’y nager et de s’y aventurer que l’on s’y noie de plus en plus ; voilà comment atteindre la paix. Il n’y qu’avec l’esprit tranquille – état que l’on peut connaître par le biais de la connaissance de soi, pas d’une discipline que l’on s’imposerait à soi-même – et dans cette quiétude, dans ce silence, que la réalité peut advenir.”

-J. Krishnamurti-


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Nous sommes habitués à être confronté à l’agitation mentale, à nous distraire facilement en accordant plus d’attention à ce que font les autres et à la façon dont ils se comportent.

Nous sommes expert dès lors qu’il s’agit de juger, de critiquer, de conseiller, de faire culpabiliser les autres et de voir en eux ce que nous sommes incapable de voir en nous-même.

En effet, bien souvent, nous refusons de nous regarder tel que nous sommes, et de considérer toutes les facettes de notre personnalité, qui font la personne que nous sommes réellement.

Oublier les distractions

L’interaction avec les autres est toujours une arme à double tranchant, et touche plus ou moins selon l’attitude que l’on adopte face à cette interaction.

D’un côté, il est indispensable de se lier aux autres afin de mieux se connaître soi-même, puisque c’est dans les relations que l’on entretient avec eux que l’on peut faire le plus de découvertes sur nous-même.

D’un autre côté, tisser des liens dans l’inconscience, cela ne fait que nous éloigner des autres ainsi que de notre capacité à nous connaître nous-même.

Le fait de se connaître soi-même au travers de les relations que l’on entretient avec les autres implique de s’écouter dans cette interaction, d’observer ce que cela produit en nous, ce que l’on ressent, et d’identifier quelles émotions se réveillent en nous à l’occasion de chacune des activités auxquelles on peut s’adonner, qu’elles nous plaisent ou non.

Cela implique de comprendre que ce qui apparaît est quelque chose de personnel, intimement lié à notre façon d’être.


“Pour prêter, alors, pleine attention à quelque chose, il faut être en mesure d’y consacrer tout son être. En effet, alors qu’à un certain niveau de conscience, vous aurez peut-être envie de découvrir et de savoir des choses, il est possible qu’à un niveau de conscience différent, ce même savoir se traduise par de la désillusion, puisqu’il se peut que cela transforme radicalement votre vie.”

-J. Krishnamurti-


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Personne ne peut générer en nous un sentiment ou une émotion sans notre consentement.

C’est pourquoi nous devons comprendre que nous avons toujours été complice, et pas victime de ce que nous ressentons.

Le fonctionnement est le même avec les choses agréables comme avec les choses désagréables ; l’amour que l’on peut ressentir parfois provient d’une interaction entre nous et une autre personne.

Pensez par exemple au sentiment de haine ; ne naît-elle pas, de même que l’amour, de l’interaction avec autrui ? En tout cas, c’est quelque chose de très personnel.

Pratiquer l’authenticité

La connaissance de soi mène irrémédiablement à l’authenticité, au fait de nous montrer d’une manière plus honnête et plus réelle face aux autres, certes, mais surtout face à soi-même, sans se mentir, et en ne faisant plus une priorité du besoin de plaire ou de rejeter la faute de ce qui nous arrive sur autrui.


“Quiconque est authentique assume la responsabilité d’être ce qu’il est et se reconnaît libre d’être ce qu’il est.”

-Jean-Paul Sartre-


Plus on se connaît soi-même, plus on est à même de montrer notre authenticité, ce qui passe par une plus grande transparence ainsi qu’une plus grande clarté, mais aussi par un rapprochement vers l’amour et l’ouverture à la connaissance.

C’est sur ce chemin que l’on explore la profondeur du sens que renferment toutes les expériences que nous vivons.

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C’est ainsi que nous pouvons découvrir à quel point, effectivement, la connaissance de soi est une mer sans limites par laquelle nous transitons tout au long de notre vie, en apprenant à être davantage compréhensif et en renforçant notre amour propre, en réussissant à partager avec les autres notre véritable essence grâce à l’amour et l’authenticité.

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