J’adore les moments seul où je pense à tout et à rien

26 juin 2016 dans Psychologie 560 Partagés

Tout au long de la journée, nous avons besoin de moments seul pour nous retrouver avec nous-même.

Le regard reste suspendu à l’horizon de la fenêtre et alors, le cerveau peut se déconnecter du stress, des demandes extérieures pour se permettre de penser à tout et à rien à la fois. Peu de choses sont aussi agréables.

Frederick Law Olmsted est l’un des architectes paysagistes les plus connus de l’histoire. Parmi ses parcs urbains les plus célèbres, se trouve, par exemple, Central Park à New York.

Olmsted a toujours défendu le besoin qu’ont les personnes de jouir d’espaces verts, où elles peuvent se déconnecter de la civilisation et profiter de moments seules dans un environnement fait d’essences les plus pures.

J’adore ces instants seul avec moi-même, où je pense à tout et à rien, où je peux me détacher des pressions, des peurs et des anxiétés. C’est alors que le monde se met à mes pieds et que je me sens plus libre…

Le besoin de favoriser ces moments de connexion avec soi-même est très vertueux pour la santé mentale.

Le contact avec la nature, ou avec une simple fenêtre ouverte nous permet de suspendre la vue au-delà de la ligne d’horizon du quotidien, c’est un bon stimulant pour notre cerveau et une île de paix pour nos émotions. Cela vaut la peine de le pratiquer.

Nous vous invitons à réfléchir à cela.

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Quand nos piles mentales et émotionnelles “se déchargent”

Nous avons tous besoin de recoins privés. L’adolescent défend la privacité de sa chambre comme qui se cache dans un bunker.

Les enfants cherchent des recoins magiques dans les creux de l’escalier comme qui ouvre une porte sur un autre monde pour être libre.

De leur côté, les adultes, au fur et à mesure qu’ils avancent dans la vie, conquièrent des espaces publics, mais d’une certaine manière, perdent leurs espaces privés.

Des horaires à respecter, des objectifs à atteindre, des responsabilités à gérer et des agendas à programmer.

Nous passons la journée “connectés” à l’extérieur et nous perdons complètement ce lien essentiel avec notre intérieur.

Petit à petit, et presque sans nous en rendre compte, nos piles émotionnelles, mentales et même “spirituelles” se retrouvent à l’agonie.

Le psychologue et neuro-scientifique David Strayer affirme que lorsque cela arrive, c’est notre cortex préfrontal (la télécommande du cerveau) qui est affecté.

Ce n’est pas une blague lorsque nous affirmons que ce sont nos piles qui ont perdu de l’énergie car en réalité, un cerveau stressé montre dans un électro-encéphalogramme une altération claire des ondes thêta, qui sont très liées à notre capacité de concentration, de détente et même de mémoire.

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Le besoin de trouver un moment seul chaque jour

Cela vaut la peine qu’au moins pendant une heure, tous les jours, nous ayons un moment pour retrouver ces moments de l’enfance où nous cherchions ce petit coin secret pour nous isoler, et rêver, nous laisser porter par le tout et le rien à la fois, nous sentir libres.

Quand je suis seul et en silence, tout est calme et harmonie. C’est alors que je retrouve toutes les forces pour continuer à avancer dans chacune de mes batailles.

Nous devons savoir qu‘un état prolongé de stress ou d’anxiété, oblige notre cerveau à sécréter dans le flux sanguin un “cocktail” chimique à base de cortisol, de noradrénaline et norépinéphrine.

Nous vivons alors dans un état d’alerte et de menace constante. Il est donc essentiel de lui apporter du calme et avant toute chose de la sécurité. Nous vous expliquons comment obtenir cela.

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Comment obtenir une bonne connexion avec soi-même ?

Tout d’abord, il faut savoir que pour trouver cet équilibre intérieur qui nous permette de laisser le stress et les pressions de l’entourage de côté, il ne suffit pas de nous enfermer dans une chambre ou d’aller dans un parc.

Chacun de nous doit trouver son propre palais mental, c’est-à-dire ce décor ou cet état personnel avec lesquels on se sent seul et libre. 

  • Sortir courir ou marcher est aussi thérapeutique et libérateur. Nous déchargeons des tensions et nous favorisons un calme mental merveilleux et évocateur. Nous sommes seul avec nos pensées alors que le corps se sent vivant et fort.
  • Être seul, ce n’est pas fuir le monde, c’est s’y retrouver. Il est très possible que vos proches ne comprennent pas pourquoi vous voulez être seul chaque jour. Nul besoin de leur donner des explications, une seule suffit : les besoins vitaux ne se justifient pas, ils se font et se vivent.
  • Vous êtes dans un refuge où les peurs n’ont pas lieu d’être. Pendant ce moment seul, vous allez délimiter une ligne imaginaire que les anxiétés, la peur ou l’insécurité ne peuvent pas franchir.
    Tout doit être calme et pour cela, votre visage ne doit jamais regarder parterre. Regardez l’horizon, laissez votre regard se fondre avec calme dans le coucher du soleil et laissez-vous envelopper par des couleurs sereines.
Quand vous arrivez à la maison, déchaussez-vous, asseyez-vous dans le canapé et ouvrez la fenêtre pour regarder l’après-midi tomber, seul. Pour beaucoup, ce n’est pas de la solitude, c’est de la liberté.
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