Chère vie, je vais te vivre jusqu’à l’épuisement

11, septembre 2017 dans Psychologie 1749 Partagés
danseuse illuminée

Chère vie, je voudrais te demander pardon pour toutes les fois où je t’ai négligée et où je n’ai pas tiré profit de tout ce que tu m’offrais. Maintenant que mes peurs, ma timidité et mes préjugés ont disparu, je promets de te danser jusqu’au lever du jour, de t’aimer, de t’écouter et de te faire rire jusqu’à ce que tu en aies mal au ventre, jusqu’à ce que tu sois épuisée. Parce que toi et moi, nous nous comprenons. Nous ne voulons que notre bonheur.

Nous dire cela à un certain moment de notre cycle vital peut supposer, sans doute, tout un point d’inflexion ou, comme le dirait un-e amant-e de la spiritualité, un « réveil ». Cependant, nous ne réussissons pas toujours à déployer toutes nos ressources et attitudes pour initier un engagement aussi ferme avec nous-mêmes, un engagement qui nous permettrait de profiter de toutes ces journées qu’il nous reste à vivre.


« Le bonheur de la vie consiste à toujours avoir quelque chose à faire, quelqu’un à aimer ou quelque chose à espérer. »

-Thomas Chalmers-


Cet objectif, qui consiste à vivre de façon intense jusqu’à en être épuisé-e, peut nous paraître un peu trop hédoniste. Cependant, derrière cette vision, on retrouve quelque chose de très simple qui met d’accord les anthropologues, les sociologues et les psychologues positivistes. Chacune des actions que nous menons répond à deux pulsions de base : survivre et, si nous atteignons notre objectif, être heureux-se.

Exister, ouvrir les yeux chaque matin, aller dans la rue et nous lier aux gens sont des dimensions qui répondent à un processus continu « d’essai-erreur », dont nous apprenons peu à peu afin d’atteindre ce que nous désirons tant : la stabilité, le calme intérieur, le bien-être et, surtout… le bonheur. Bien, mais pour atteindre ce but, il est nécessaire d’ajouter un ingrédient à cette recette : la passion.

femme célébrant la vie

Une vie pleine de passion, voici le secret

La psychologie humaniste continue à former l’un des courants de pensée les plus importants et utiles de la psychologie. Nous ne pourrions pas la comprendre sans deux grandes personnalités : Carl Rogers et Abraham Maslow. Ce sont eux qui ont indiqué pour la première fois que les humains sont les propres responsables de leur réalisation et qu’ils doivent travailler chaque jour afin de grandir et d’atteindre le bonheur.

Jusqu’à présent, des courants comme la psychanalyse freudienne ou le comportementalisme nous décrivaient comme des êtres passifs, comme des figures incapables d’influer sur leur environnement. Tout cela était très éloigné de la réalité. Comme nous l’a appris Rogers, il est très important pour l’être humain de pouvoir se percevoir comme quelqu’un de fonctionnel, capable de changer ce qui l’entoure à travers quatre composants de base : une mentalité flexible, une sensation de liberté, de la confiance en soi et une ouverture à l’expérience.

Beaucoup de psychologues ont suivi ce point de vue et ont rajouté un composant, qu’on a appelé « l’objectif de la passion ». Pour atteindre cette auto-réalisation qui se trouve en haut de la pyramide d’Abraham Maslow, nous avons aussi besoin de la passion afin de créer un impact positif et significatif dans notre vie. De cette façon, nous donnons forme à un engagement ferme et loyal envers nous-mêmes pour faire face à l’adversité, pour abandonner nos peurs et nos préoccupations en s’appuyant tous les jours sur la motivation et le scintillement des illusions.


Celui/Celle qui vit la vie avec passion, qui décide de la vivre avec envie, sans crainte ou réticence, est quelqu’un qui comprend que, derrière chaque chose, il y a un « pourquoi », un but qui lui plaît, qui l’amuse, qui lui procure de la joie…


femme qui peint la vie

À partir d’aujourd’hui, je vais te vivre avec envie et avec tout mon être

Nous pourrions dire, sans nous tromper, que la société de consommation actuelle a voulu nous convaincre que le bonheur est un état momentané et fugace, presque toujours associé aux loisirs ou à la possession de certains produits. Une belle voiture, un téléphone d’une certaine marque, un certain confort à la maison, un style de vêtements particulier associé également à une marque très concrète… Tout cela nous confère un bonheur jetable, un faux bien-être qui nous transforme en véritables drogué-e-s.

Il serait peut-être temps d’assumer un point de vue différent et beaucoup plus logique. Acceptons une fois pour toutes que le bonheur n’a pas à être momentané ou fugace. Pour vivre une vie qui corresponde à ce que nous voulons, à ce dont nous avons besoin, et qui peut nous offrir un bien-être permanent, nous avons besoin de travailler au quotidien une série de dimensions qui, sans aucun doute, nous seront d’une grande utilité.

Nous vous proposons d’y réfléchir.

couple profitant de la vie

Quelques clés pour une vie qui nous comble davantage

  • L’objectif de la passion : nous en parlions un peu plus tôt ; pour vivre un quotidien plus heureux et garantir un bien-être permanent et satisfaisant, nous devons trouver ces passions internes qui nous définissent et qui, à leur tour, peuvent donner forme à notre style de vie. Nous devons donc prendre conscience du fait que chaque chose que nous réalisons doit nous satisfaire, être en syntonie avec nos valeurs, notre identité et nos intérêts personnels.
  • Pensée rationnelle : nous savons, dans l’actualité, que le thème des émotions et des intuitions joue un rôle important au moment de comprendre notre comportement. Cependant, nous devons bien garder une chose à l’esprit : dans notre quête du bonheur, nous devons prendre des décisions rationnelles, fermes et objectives. Cela impliquerait par exemple de décider de s’éloigner de certaines personnes, de quitter notre travail pour entamer de nouveaux projets… Toutes ces décisions impliquent une pensée logique et rationnelle que nous ne pouvons négliger et qui, à son tour, a besoin d’une autre dimension : le courage.
  • Auto-discipline : pour vivre sa vie à fond, au-delà de ce que beaucoup de personnes peuvent penser, il faut une certaine discipline. Parfois, il est en effet nécessaire de laisser de côté la gratification immédiate pour obtenir de plus grandes récompenses sur le long terme.

Ainsi, celui/celle qui sait être heureux-se évite la procrastination, investit dans sa propre croissance personnelle et sait lutter pour ce qu’iel veut.


Pour conclure, et comme nous avons pu le voir, il faut une bonne dose de volonté, de discipline et de courage pour donner forme à une existence beaucoup plus significative et positive. Car parfois, et nous le savons tou-te-s, il est nécessaire de prendre une série de décisions sérieuses pour atteindre ce que nous désirons tant.

Oser le faire peut nous ouvrir des portes qui nous permettront d’être nous-mêmes, pour la première fois depuis longtemps…

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