Face à l’adversité, certaines personnes dépassent leurs limites et d’autres se brisent

13 juin 2017 dans Curiosités 75 Partagés

Les limites les plus difficiles à rompre et à surmonter sont les limites qui résident dans notre esprit. Anthony Robbins, un des motivateurs les plus célèbres de notre époque et qui a probablement le plus contribué au changement personnel au cours des 30 dernières années, suggère que le succès, c’est 80% de psychologie et 20% de stratégie.

Le problème réside dans le fait que les limites de la stratégie sont généralement étudiées et entretenues, mais les limites mentales passent inaperçues, cachées derrière la personnalité. Les limites mentales comme telles n’existent pas en réalité, et sont bien souvent le fruit de notre propre imagination. L’unique manière de changer vos limites consiste à d’abord comprendre comment vous les créez.

Plus on a de limites mentales, pire sera l’image que l’on aura de nous-mêmes. Nos limites déforment notre estime de nous-mêmes et cela affecte les résultats que l’on obtient. On agit sur la base de la façon dont nous nous concevons nous-mêmes.


Testez ce qui se passerait si vous étiez : le/la plus bon marché, le/la plus rapide, le/la plus lent-e, le/la plus populaire, le/la plus simple, le/la plus efficace, le/la plus détesté-e, le/la plus imitateur-trice, le/la plus ancien-ne, le/la plus nouveau/nouvelle. S’il existe une limite, vous devez la tester.


L’adversité est-elle notre alliée ?

Face à l’adversité, nous avons deux options : essayer de l’éviter, ou l’affronter. Je ne peux pas être plus convaincu-e du fait qu’une vie sans contrariétés est une vie stérile. Chacun-e d’entre nous est le résultat des leçons qu’iel a tirées dans les situations compliquées.

Les situations adverses sont le scénario qui nous fait sortir de notre zone de confort vers d’autres situations bien plus enrichissantes. La zone qui est de l’autre côté de ce qui nous met à l’aise est une zone qui nous permet de nous étendre, de découvrir des traits et des recours propres, méconnus de tou-te-s jusqu’à ce moment, et cela nous permet de faire des murs des marches d’escaliers à franchir.

Quand l’adversité vous appelle, souvenez-vous de ces mots du père de la Psychologie, Sigmund Freud ; j’ai été un homme chanceux dans la vie : rien n’a été facile pour moi.


« Il n’y a personne de moins chanceux que l’home qu’oublie l’adversité, car il n’a pas l’opportunité de se mettre à l’épreuve. »

– Sénèque –


Vivre dans la non-limitation comme limite

La seule manière d’éliminer nos limites mentales consiste à les remettre en question, ou plutôt à les défier. D’abord, avant de nous mettre à l’épreuve, nous devons nous demander si ce que nous avons pensé et ce en quoi nous avons cru pendant un temps est bien vrai. Autrement dit, nous devons chercher dans la preuve, et pas dans nos soi-disant limites réelles et catégoriques de ce que l’on pense en réalité.

Une fois nos limites remises en question, nous devons vérifier si nous les avons déjà défiées, et si oui quand nous l’avons fait, comme nous l’avons fait, et ce qui nous a poussé-e-s à la faire. Si on ne l’a pas fait avant, on aura tendance à se demander à quoi cela pourrait être dû, et de quoi pourrait-on bien avoir besoin pour le faire.

Pour réussir à remettre en question les limites qui, selon nous, nous entourent, il est nécessaire de se demander ce qui arriverait si on décidait de les rompre. Cette question simple, avec la visualisation de nous-même qui y correspond et qui rompt nos limites, peut nous aider à sortir de la peur que peut nous générer le fait de faire un pas vers l’inconnu. Et surtout, nous mener à nous demander ce qu’il se passera si on ne fait rien. Tristement, on connaît déjà la réponse à cette question ; si on ne fait rien, probablement que rien ne changera.

Il est important que l’on commence à être conscient-e-s de ce que l’on peut changer dans notre esprit. Le simple fait d’inclure dans la phrase « je ne peux pas le faire » un « encore » est un simple changement qui génère un effet inconscient très positif. Ce mot ajouté ouvre la possibilité d’atteindre ce que, jusqu’à maintenant, on n’avait pas pu atteindre. N’oubliez pas ; défier vos limites est le premier pas à faire pour les vaincre.


Il y a beaucoup de choses amères. Beaucoup. En réalité, une personne qui veut être indépendante doit prendre soin de quelque chose. C’est ainsi que l’on connaît nos propres limites. C’est le début de tout.

– Banana Yoshimoto –


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