Celleux qui n’ont pas connu l’adversité n’ont pas conscience de leur propre force

· 8 mai 2017

Dans la société occidentale, l’adversité est sous-estimée. Nous en avons une notion trop limitée, soulignant seulement les situations ou les personnes défavorables ou contraires. Ce dont généralement on ne tient pas compte, c’est du fait que derrière une situation d’adversité, il y a une réaction de lutte. Ainsi, au cours de cette lutte se produit un auto-apprentissage profond et riche.

Dans des eaux tranquilles, il est plaisant de nager, mais on en apprendra peu de la marée. Notre vie est semblable à cette marée, lorsqu’elle est calme, on n’aura pas à utiliser notre force. Une personne qui ne connaît pas l’adversité ne se connait pas elle-même, ne se reconnaît pas dans ses limites. L’adversité est comme un prisme ; une fois que vous avez vu les choses au travers d’elle, votre regard ne sera plus le même.

Nous pouvons vivre pendant des années sans connaître nos vraies capacités et caractéristiques pour différentes raisons. Peut-être parce que l’on n’a évité les adversités, peut-être parce qu’on ne les a pas encore rencontrées. Dites-vous que chaque adversité nous offre un peu de connaissance de soi, et dans la majorité des cas, une surprise plaisante : on ne savait pas à quel point on était fort-e-s jusqu’à ce que qu’être fort-e-s ne devienne notre seule option.


« Les coups de l’adversité sont très amers, mais jamais stériles. »

– Ernest Renan –


La résilience, ou le courage dans le malheur

La résilience, c’est la capacité qu’a une personne ou un groupe de personnes à récupérer face à l’adversité pour continuer à se projeter dans le futur. Parfois, les circonstances difficiles permettent de développer des recours qui étaient latents et dont l’individu n’avait pas conscience jusqu’à ce moment.

La psychologie positive reconnaît qu’il s’agit d’une réponse commune comme forme d’ajustement face à l’adversité. Il existe différentes circonstances qui favoriseront ou non le développement de la résilience en chaque personne, telles que l’éducation, les relations familiales et le contexte social. Concrètement, la résilience est liée à l’estime de soi, c’est pourquoi il est important de travailler avec les enfants dès leur plus jeune âge pour qu’ils puissent développer sainement cette capacité.

Un enfant avec une bonne estime de lui-même deviendra un adulte avec une bonne résilience, c’est pourquoi il sera préparé à surmonter les obstacles qu’il rencontrera au fil de sa vie. Il est important que l’on guide les enfants pendant la première étape de leur vie de manière efficace, afin qu’ils développent une manière constructive de faire face aux difficultés.

 

Le succès n’est pas une fin en soi, et se tromper n’en revient pas à échouer

On a tendance à penser que notre force de volonté naît de rien, comme si elle était une source inépuisable. Mais une curieuse étude nous révèle que lorsque que l’on a passé toute la journée à exercer un contrôle de soi, pendant la nuit, on est plus indulgent-e-s. Cela veut dire que la force de volonté est une qualité que l’on doit apprendre à doser.

Parfois, il est difficile de trouver cette force de continuer. L’humeur, les circonstances extérieures et nos pensées peuvent nous jouer des tours. Pour trouver notre force intérieure, on devra se concentrer sur ce qui compte vraiment pour nous, oubliant les causes perdues, pour lesquelles on ne peut rien faire. C’est l’attitude qui nous permettra de focaliser notre énergie et de lutter pour nos objectifs.

Dans une culture aussi compétitive que la nôtre, nombreuses sont les personnes qui agissent poussées par une motivation extrinsèque. Elles veulent afficher leurs réussites comme si elles étaient des médailles suspendues autour de leur cou afin atteindre l’approbation ou l’admiration des autres. Ces comportements sont très dangereux, puisque le point d’appui de la force de continuer finit par se situer chez les autres et pas chez soi.

Au contraire, lorsque la force de continuer est intérieure, elle est motivée par le fait de vouloir atteindre ses rêves ; par une motivation intrinsèque qui est le moteur impulsif le plus puissant du comportement et le plus reconnaissant lorsque l’on reçoit de l’énergie.


« Seul l’homme qui nage à contre courant connaît sa force. »

– Woodrow Wilson –