Nous sommes de la poussière d’étoiles et sommes fait-e-s pour briller

· 2 juillet 2017

Le maître Carl Sagan nous explique dans son livre La connexion cosmique que nous, les êtres humains, sommes constitué-e-s d’une matière extraordinaire : la poussière d’étoiles. Dans notre ADN, on retrouve la même fibre qui brode ces étoiles et ces nébuleuses qui, chaque nuit, nous inspirent depuis l’infini. Par conséquent, nous sommes faits pour nous démarquer, pour briller et pour toucher le ciel…

En réalité, cette phrase si poétique trouve son origine dans les années 70. Ce fut la chanteuse Joni Mitchell qui, avec sa très inspirante chanson « Woodstock », encouragea les générations de cette époque à « briller comme de la poussière d’étoiles, comme de l’or étincelant ». Peu de temps après, Carl Sagan ajouta une base scientifique à cette idée, en démontrant qu’une histoire cosmique s’inscrit en nous, en chaque cellule de notre cœur ou en chaque particule de calcium de nos os.


« Sois humble, car tu es fait de terre. Sois noble, car tu es fait d’étoiles. »

-Ancien proverbe serbe-


Penser à cela est sans aucun doute aussi étonnant qu’inspirant, et il s’agit d’une découverte qui se confirme d’années en années grâce à de multiples travaux et études. Chris Impey, scientifique et professeur d’astronomie à l’Université d’Arizona, a révélé en 2010 que toute la matière organique qui contient du carbone provient d’une très ancienne génération d’étoiles. Par ailleurs, si nous prenons compte du fait que toute la matière première de la Terre a cette même origine, alors 97% de la masse de notre corps est composé de la matière de ces vieilles étoiles.

Il s’agit là d’un fait magique, sans le moindre doute. Nous sommes fait-e-s pour briller, pour étinceler comme l’or, pour nous illuminer les un-e-s les autres comme de la poussière de diamants, et cependant… Pourquoi oublions-nous de briller ? Si nous sommes fait-e-s d’étoiles… Pourquoi ne sommes-nous pas plus heureux-ses ?

Nous sommes fait-e-s de poussière d’étoiles mais vivons parfois dans l’obscurité

Plus la nuit est noire, plus les étoiles brillent. Parfois, il nous suffit de nous pencher à une fenêtre et d’admirer cet infini pour retrouver de la motivation et de l’inspiration. Le monde des astres, avec ses cycles, ses mouvements, sa musique silencieuse et sa beauté cosmique, a toujours servi de référence à l’humanité dans de nombreux domaines et de nombreuses disciplines liés à l’agriculture, aux science et même à la spiritualité.

Cependant, et c’est là que réside la véritable magie, nous nous sommes toujours limité-e-s à voir ce thème relatif aux astres comme quelque chose de distant et de supérieur à nous-mêmes. Il est l’heure de comprendre, d’assumer et d’accepter que nous formons un tout, que cette matière astrale se trouve à son tour intégrée dans chaque fragment de notre être.


Nous avons aussi de petits morceaux d’étoiles dans nos tissus, des astres très anciens provenant du renouveau cosmique qui nous donnent un pouvoir et une capacité : celle de briller à chaque endroit, au cours de chaque situation ou moment difficile, sans faire attention à l’obscurité qui nous entoure.


Ce n’est pas facile, nous le savons. Nous avons pris l’habitude de nager dans des océans d’obscurité, dans ces marais d’insatisfaction perpétuelle et au milieu de ces territoires arides où ne poussent même plus les graines de l’amour propre. Il s’agit d’une réalité très dure. À tel point que, pour illustrer ce côté obscur de l’être humain, nous pouvons parler d’un jeu pervers qui peut avoir différents noms pour les médias : nous parlons ici de la « baleine bleue ».

Ce jeu macabre, qui est né en 2013 dans le réseau social russe VKontakte, s’effectue maintenant dans le monde entier à travers 50 épreuves. Des épreuves qui, pour des raisons complexes et diverses, attirent des centaines d’adolescents dans un périple d’auto-sabotage, de blessures et de lente destruction jusqu’à ce que le jeune, dans un « supposé » acte de bravoure, réussisse à gagner le jeu en s’ôtant la vie.

Le créateur de ce jeu sadique s’appelle Philipp Budeikin. Il a 21 ans. Il affirme avoir créé ce défi virtuel parce que « certaines personnes sont des résidus biodégradables qui n’ont aucune valeur pour la société ». Les psychologues russes, de leur côté, ont indiqué, en voyant la conduite de ce jeune et de ses adeptes, qu’il existait des racines plus profondes qui oscillent entre l’idéologique et le psychopathologique. Mais ce qui ressort le plus de cette histoire, et qui préoccupe fortement, est le nombre de personnes vulnérables qui se trouvent derrière chaque dispositif, ordinateur ou téléphone portable.

Ce sont des centaines d’esprits jeunes et de cœurs fragiles qui respirent sans le moindre espoir, sans la moindre motivation, sans la moindre joie. Ils ne sentent même pas cette lumière avec laquelle ils pourraient se nourrir de vie, d’auto-respect et d’estime de soi.

Commençons à briller, pour nous et pour les autres

Songez au moment le plus heureux de votre vie et savourez ce souvenir. Souriez à un-e inconnu-e. Créez une playlist de musique que vous aimez. Goûtez un fruit. Parlez en utilisant les paroles d’une chansons. Dessinez un animal imaginaire. Trouvez des formes dans les nuages. Faites-vous un-e nouvel-le ami-e. Chantez sous la douche…


« Nous sommes de la poussière d’étoiles qui pense aux étoiles. »

-Carl Sagan-


Ces idées sont aussi des défis, des défis que l’on retrouve dans le jeu de « la baleine rose ». Il s’agit cette fois de 50 défis pour attirer les jeunes du monde entier, les aider à adopter une attitude positive et à s’éloigner du jeu opposé, la baleine bleue. Pour le moment, il y a 290 000 fans et des milliers qui ont complété la dernière épreuve : sauver une vie (comme aider un compagnon de classe qui souffre de bullying). C’est une bonne nouvelle, non ?

L’espoir, notre désir d’aider les autres et de lutter pour la survie de tous est quelque chose qui nous caractérise (normalement). S’il est vrai que nous oublions parfois comment faire pour briller, il y aura toujours quelqu’un à nos côtés pour nous encourager à retrouver cette force et cette motivation.

Si nous oublions que nous sommes constitué-e-s de poussière d’étoiles, nos ami-e-s, notre famille, notre compagnon/compagne ou un-e inconnu-e au grand cœur seront là pour nous donner une partie de leur magie afin de rallumer le feu de la joie et du bonheur, en nous offrant des millions de « baleines roses ».

Parce qu’il n’y a rien de mieux que de caresser l’âme d’une personne pour pouvoir percevoir la grandeur du cosmos.

 

Images de Little Oil