Quoi qu’aient fait vos parents, VOUS ÊTES aujourd’hui responsable de votre vie

· 2 mars 2017

Quoi qu’aient fait ou aident cessé de faire vos parents, aujourd’hui, le responsable de votre vie, c’est vous. Vous êtes responsable de ce que vous créez pour vous, de la famille que vous construisez, de l’amour que vous vous portez, des câlins que vous vous faites, de la chaleur et de l’affection que vous générez en vous et que vous manifestez à celleux qui vous entourent.

Oui, il est évident que ce qui nous arrive dans l’enfance, dans l’adolescence, et même à l’âge adulte avec nos progéniteurs nous marque à jamais. Cependant, cela ne nous exempte pas de la responsabilité que nous avons de notre vie et de nos émotions. Le présent est le moment idéal pour purifier notre passé et détoxifier notre vie sentimentale.

Si le froid de l’affection paternelle est encore présent, il est temps de vous procurer des vêtements chauds et d’allumer le chauffage. Les excuses et les rancœurs ne nous permettent pas de vivre et construisent encore moins un abri chaleureux en nous.

Car un tel abri doit être douillet et coexister en permanence avec le souvenir d’une enfance malheureuse présentant des défauts ne fait que transformer notre moi affectif en un igloo glacé. Nous ne pouvons pas vivre si nous n’avons pas guéri nos blessures, si nous n’avons pas laissé de côté nos couteaux aiguisés… parents-coupant-les-ailes-copy

Guérir les blessures d’un héritage dysfonctionnel de l’enfance

Dans une plus ou moins grande mesure, nous avons de la toxicité dans notre enfance. Parfois, le négatif pèse plus que le positif, et pour finir, la famille devient un réseau complexe de relations, de liens et de sentiments tordus ou ambivalents.

Il y a des figures paternelles qui ne sont pas synonymes de joie, d’identité, d’union, de loyauté, de respect, d’amour et de fidélité. Le contexte d’élaboration de liens avec nos parents, loin de cet idéal, se transforme alors en un chaudron en ébullition, qui est la genèse de dynamiques complexes et nocives.

Peut-être que l’on nous perçoit comme quelqu’un de calme, mais en réalité, au plus profond de nous-même, nous cachons de véritables forces antagoniques qui luttent pour engraisser nos croyances, nos valeurs et nos sentiments envers le monde et nous-même.

Dans l’enfance, la famille est ce qui représente notre réalité et notre référence, et il n’est donc pas étrange que nous ayons tendance à répéter certains modèles, même s’ils ne fonctionnent pas.

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Les parents sont des personnes et en tant que telles, elles commettent des erreurs. Cependant, la douleur provoquée chez les enfants reste. Alors, tout comme nous affirmons sans pudeur que nous devons apprendre de nos erreurs, NOUS POUVONS AUSSI APPRENDRE DES ERREURS COMMISES PAR NOS PARENTS.

Ainsi, quiconque n’a pas eu la chance de grandir dans une famille complètement « fonctionnelle », doit travailler deux fois plus pour se renforcer et apprécier le sentiment d’amour et de respect envers soi-même et envers son entourage. Pour atteindre cela, il est bon de se faire aider par un-e professionnel-le de la santé mentale, qui nous aidera à ouvrir les voies de la communication avec nous-même.

Les comportements auto-destructeurs et de punition envers les autres doivent être réévalués et rejetés par notre MOI PRÉSENT, qui se constitue comme un moi adulte et qui a la capacité de discerner la possibilité de se réaliser soi-même.

Redonner vie à l’idée que nous méritons de recevoir de l’amour et que nous pouvons nous apporter de la sécurité et de l’affection inconditionnelles est essentiel pour guérir les blessures que les figures paternelle et maternelle ont créé sur notre enfant intérieur.

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L’enfance est le destin, dirait Freud. Mais il est évident que nous ne pouvons pas vivre sans défense toute notre vie en prenant pour excuse le fait que nous avons eu une enfance compliquée. Nous devons comprendre le message qui dit la chose suivante : peu importe à quel point nos relations familiales ont été destructrices, les perspectives de futur nous reviennent. Nous en sommes les maître-sse-s.

Ce point suppose un défi ambitieux, car cela demande une grande volonté de travail intérieur pour rejeter les jugements parentaux qui ont nourri (ou pas) notre estime de nous-même tout au long de notre vie.

Qui que vous soyez, vous sentir courageux-se et méritant-e du bonheur et de l’amour est un pilier fondamental pour votre capacité de développement vital. Cela demande que vous soyez hautement empathique envers vous-même et que vous reconnaissiez, à travers cette empathie, votre droit de vivre tel que vous le choisissez.