Portrait d’une famille heureuse

1 juillet 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Nous avons l’habitude de voir des photos édulcorées dans les magazines, des fins heureuses dans les films ou des images de familles dans les publicités.

Dans tous les cas, on voit ce qui serait “une famille idéale”, même si souvent, nous ne comprenons pas ce que ça veut dire réellement.

Existe-t-il une formule pour être la famille parfaite ?

Pour répondre à cette question, il faudrait d’abord déterminer ce que l’on entend par “famille parfaite” et de quelle manière on peut être heureux dans notre foyer même si on est “imparfaits” ou on n’est pas dans l’“idéal” social.

Mariés, deux enfants = famille parfaite ?

Quand nous voyons une publicité d’une société médicale, des vacances dans les Caraïbes ou une assurance pour la voiture, la plupart du temps, l’image est celle d’une famille composée d’un couple, d’un garçon et d’une fille. 

Bien sûr, ils sont tous heureux, ils se tiennent par la main et ils sont bien coiffés. Voici le concept de famille idéale que l’on nous inculque depuis que l’on est petits et auquel on devrait aspirer.

Alors, quand vous êtes en couple, on vous demande quand aura lieu le mariage; quand vous êtes marié, on vous questionne au sujet du bébé; et quand votre premier enfant naît, on veut déjà savoir pour quand est prévu le deuxième (ou le “petit frère”, comme on on dit généralement).

D’une certaine manière, les autres, avec leurs questions, tracent pour vous le chemin qu’ils considèrent comme “naturel”.

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L’utopie de la famille parfaite, dont nous avons héritée de génération en génération, peut être liée à la continuité de l’espèce ou à l’aide que recevaient les parents en fonction du sexe de leurs enfants (la fille dans les tâches domestiques, le fils, dans le travail des champs).

Est-il possible d’être d’une famille heureuse ?

Pour pouvoir réussir une photo de famille comme celle des publicités, il faut que nous nous sentions tous bien, que nous soyons capables de montrer un sourire radieux au-delà des caméras.

Pour beaucoup, parvenir au bonheur à l’intérieur de son foyer paraît mission impossible… Pour d’autres, c’est un objectif pour lequel il faut faire des efforts quotidiens.

Il faut partir de la proposition faite par Bruce Feiler dans son essai Les secrets des familles heureuses : pour se sentir bien, on a besoin de ceux qui nous entourent ou de ceux qui vivent avec nous.

Un des problèmes les plus récurrents auxquels font face les couples quand ils ont des enfants est celui de réussir à ce que le bonheur de leurs enfants ne détruise pas le leur. 

Ceci est lié, par exemple, à tous ces rêves et intérêts que les parents mettent de côté pour prendre soin de leurs enfants.

Faire des heures supplémentaires, ne pas s’acheter des nouveaux vêtements, ne plus aller au restaurant ou au cinéma, voilà des activités auxquelles doivent se plier les nouveaux parents, tout d’un coup, parce qu’ils n’en ont plus le temps.

En particulier s’ils n’ont pas à disposition des membres de leur famille qui peuvent leur prêter main forte et garder les enfants.

Comment peut-on alors éduquer des enfants dans un environnement agréable si les adultes ou les tuteurs “ne prennent pas soin d’eux” ?

Comment être une famille idéale ?

Au-delà des canons de la perfection que nous pouvons avoir en tête, les bonnes familles ne sont pas toujours heureuses, comme on nous le montre à la télévision, dans les films ou dans les publicités.

Tout d’abord parce que bien plus que le bonheur, ce qui est important dans une bonne famille, c’est l’union et l’inconditionnalité. 

Les frères et sœurs peuvent se fâcher, mais quand ils ont besoin de quelqu’un, ils savent qu’ils peuvent compter l’un sur l’autre de façon inconditionnelle.

D’autre part, une bonne famille est un foyerun lieu où se réfugier et duquel on pourra toujours partir parce que les membres de notre famille seront toujours ceux qui comprendront le mieux nos erreurs.

Ce seront également les plus sincères, ceux qui n’hésiteront pas à nous dire quelque chose quand ils penseront que nous nous trompons et ceux qui partageront sincèrement notre joie quand nous réussirons.

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Mais une bonne famille, c’est également une famille qui rit ensemble et qui agit comme une mémoire pour combler nos lacunes.

Elle nous offre des souvenirs de nos premières années, dont on se souvient difficilement, et elle nous rappelle nos mauvais tours quand nous étions petits, mais aussi ceux lorsque nous étions un peu plus grands, pour que nous n’oubliions pas qu’il est bon de rire, de temps en temps, de nous-mêmes.

Ainsi, la communication est vitale pour n’importe quelle relation, même à l’intérieur de la famille.

De cette manière, il est plus facile, aussi bien pour les parents que pour  les enfants, de se sentir heureux, accepté, estimé, compris…

Chercher parmi toutes les valeurs ce qu’ils représentent, c’est comme être dans un bateau et ramer dans le même sens, ou regarder dans la même direction, dans la forêt.

Il y aura forcément des moments où cette perfection ne sera pas visible et où il faudra travailler pour pouvoir à nouveau la distinguer.

Toutefois, c’est aussi un enseignement et une manière d’être ensemble face aux adversités que nous avons à vivre.

Enfin, nous pouvons dire que les meilleures familles sont celles dans lesquelles tout le monde se sent comme faisant partie d’un tout. 

Les familles où la joie et la douleur sont partagées de manière sincère, où la force réside dans l’union et dans les moments que l’on passe ensemble.

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