Quiconque ne comprend pas sa peur ne connaît pas son ennemi

· 2 juin 2017

Les peurs, très souvent infondées, à propos de choses qui peuvent mal se passer ou nous causer un quelconque préjudice dans le futur sont l’une des principales causes de notre insatisfaction vitale. Nous cachons tou-te-s quelques craintes qui nous poussent à éviter certaines choses dans des situations cruciales de notre vie. Notre plus grand-e ennemi-e n’est autre que nous-même.

Les peurs naissent d’expériences passées. Au cours du processus de socialisation qui s’étend de l’enfance à l’âge mûr, nous acquérons peu à peu les craintes des personnes les plus proches ou les plus influentes, même si c’est de manière inconsciente. Si ces personnes représentent des modèles pour nous, leurs peurs nous indiquent alors des dangers et des situations désagréables qu’il faut éviter.

Si nous traînons nos peurs derrière nous pendant un long moment et leur permettons de grandir et d’occuper un large espace dans notre quotidien, nous leur donnons la force de se transformer en un filtre récurrent parmi tou-te-s celleux que nous utilisons pour gérer la réalité. Pour que ceci ne se produise pas, il est bon de connaître l’origine de ces peurs et d’agir. Face à la peur, seuls l’action et l’engagement fonctionnent.


« Le défi se fait avec nous-même ; notre ennemi se trouve en nous. »


Quand la motivation provient de la peur

La peur est une émotion primitive qui a donné lieu à la survie du genre humain. Comme toute émotion, elle a une valeur fonctionnelle si elle est ajustée ; en revanche, si elle est désajustée, il s’agit d’une émotion qui fait beaucoup de mal. Si la peur prend le contrôle de notre vie, celle-ci sera guidée par l’évitement, par l’anxiété et par des comportements irrationnels, ceci pouvant déboucher sur des troubles de dépression majeurs.

Quand nous agissons en étant régi-e-s par la peur, nous ne profitons pas des choses : nous cherchons seulement à étouffer le mal-être qu’elle produit et à freiner sa croissance. Il existe beaucoup de types de peurs. Un individu peut avoir peur d’éléments spécifiques comme les fantômes, les chiens, l’eau, les pigeons, mais on rencontre aussi d’autres peurs plus diffuses comme la peur de parler à des étranger-ère-s, de commencer un nouveau projet, de parler en public, de voler.

La liste de peurs peut être infinie et une peur peut avoir différents sens et diverses manifestations pour chaque individu, même si les stratégies utilisées pour les surmonter dans les thérapies sont similaires ou ont une incidence sur la partie commune de toutes les peurs. Pour nous confronter à nos peurs, nous devons nous tranquilliser, nous calmer et observer les choses objectivement pour que notre réaction soit appropriée et positive. Si vous ne pouvez pas tuer les monstres, apprivoisez-les.


« La peur est toujours disposée à voir les choses pires qu’elles ne le sont. »

-Tite-Live-


Identifiez votre peur et vous connaîtrez votre ennemi

Le premier pas pour surmonter nos peurs est de comprendre leur origine. La méditation et l’auto-évaluation indiquent le chemin pour comprendre notre être interne et connaître notre véritable adversaire.

D’où viennent nos peurs ? La peur peut provenir de quelque chose qu’on nous a dit, qu’on a pu observer ou d’expériences passées. Une fois que la cause est identifiée, nous pouvons commencer à travailler pour la surmonter. Pour l’identifier, il est bon d’examiner les croyances qui la causent.

Les croyances qui nous poussent à avoir peur sont des pensées excessives qui s’activent sans qu’il y ait de menace réelle. Au cours de ces situations, il se produit une distorsion dans le système de la peur. Cette distorsion dans nos émotions est provoquée par nos croyances.

 

Nos peurs sont les ennemis qui nous paralysent, ce sont celles qui se trouvent dans notre esprit et qui nous empêchent d’agir correctement dans notre quotidien sans que, d’un point de vue externe, elles soient réellement handicapantes. Les identifier et nous confronter à elles nous fera comprendre que la majorité de ces peurs sont excessives et qu’elles ne font que dissimuler nos insécurités.

Quand nous vivons un moment qui ne nous plaît pas ou au cours duquel nous voulons fuir, la meilleure chose que nous puissions faire est agir. Pour y parvenir, nous devons voyager au plus profond de notre être, sans perdre de vue les références externes. Premièrement, il faut analyser nos peurs et savoir si elles sont réelles ou imaginaires. Si elles sont réelles, une bonne initiative consiste à observer la situation dans laquelle nous nous trouvons, à trouver des alternatives et à prendre une décision. Si elles sont imaginaires, vous pouvez faire ce que nous avons dit tout au long de cet article !


« Personne n’atteindra de sommets en étant accompagné par la peur. »

-Publilius Syrus-