Méditation et autres clés pour être heureux-se

1 mai 2017 dans Psychologie 112 Partagés
Si vous avez connu – ou connaissez actuellement – un moment de crise, je vous invite à lire les lignes qui suivent, qui traitent des différentes techniques pouvant améliorer votre qualité de vie, et ce que vous soyez malade ou non. Des techniques qui peuvent être un complément parfait pour le traitement pharmacologique qu’on vous a prescrit ou, si vous n’êtes pas malade, pour donner une nouvelle impulsion à votre vie. Nous définirons tout cela dans le cadre des thérapies non-pharmacologiques : méditation, reiki, musicothérapie…
Ainsi, notre parcours consistera à définir ces thérapies et l’impact qu’elles ont ou non sur notre bien-être physique et psychologique. Nous définirons également ce que l’on entend par bien-être, et nous verrons en quoi ce terme se différencie du concept de santé.

Que sont les thérapies non-pharmacologiques ?

La manière habituelle d’aborder les maladies s’est traditionnellement faite d’un point de vue pharmacologique. C’est-à-dire que les moments de crise, de mal-être ou de maladie ont été solutionnés par des médicaments. Heureusement, cette façon de penser a évolué : on considère, dans de nombreux cas, que le traitement pharmacologique est nécessaire mais qu’il n’est pas suffisant ou que ce n’est pas le moyen le plus optimal pour améliorer la qualité de vie du patient. Face à cela, des pratiques comme la méditations sont de plus en plus utilisées en tant que complément à ce traitement pharmacologique.

“Le meilleur médecin est celui qui connaît l’inutilité de la majeure partie des médicaments.”
-Benjamin Franklin-


Ainsi, il serait bon de savoir comment d’autres techniques non-pharmacologiques ont le pouvoir d’influer sur la qualité de vie ou sur la perception du bien-être de la part du/de la patient-e et, par conséquent, sur sa santé physique à travers l’impact qu’elles ont sur le système immunologique. Et on peut ainsi envisager leur mise en place dans des centres spécifiques ou même dans les programmes thérapeutiques actuels.

“La santé n’est pas tout mais, sans elle, le reste n’est plus rien.”
-A. Schopenhauer-


Bien que les développements au sujet de ces recherches soient quelque peu novateurs, voire même inquiétants parfois, Engel proposait déjà en 1977 la nécessité d’un modèle médical bio-psychosocial. Au sein de ce modèle, il émettait l’idée selon laquelle, dans tous les phénomènes importants relatifs à la santé, des aspects aussi bien biologiques que psychologiques et de caractère social jouaient un rôle.

“Le concept de thérapies non pharmacologiques (TNF) est utilisé depuis quelques dizaines d’années pour faire référence à des interventions qui, au travers d’agents primaires non chimiques, prétendent améliorer la vie des personnes en bonne santé ou malades.”
-CRE Alzheimer-


Qu’est-ce que le bien-être ?

Nous pouvons conceptualiser le bien-être  comme l’ensemble des attitudes et des comportements qui améliorent la qualité de vie et aident à la consécution optimale de l’état de santé (Donatelle, Snow & Wilcox, 1999). C’est-à-dire un processus actif destiné à améliorer notre style de vie sous toutes ses dimensions.

“La santé est un état de bien-être physique, psychique et social, et pas simplement l’absence de maladie.”
-OMS, 1948-


C’est ici qu’entrent en jeu les thérapies non-pharmacologiques qui transforment l’individu en acteur principal de sa propre santé. C’est en passant par des habitudes saines qui résultent d’une adaptation et d’une intégration adéquates des dimensions physiques, mentales, sociales, spirituelles et émotionnelles à tous les niveaux de santé ou de maladie que l’on peut faire l’expérience du bien-être, que l’on soit malade ou non.

“Il n’y a pas de médecine qui soigne ce que ne soigne pas le bonheur.”
-Gabriel García Márquez-


Ces découvertes sont d’une très grande importance, que ce soit pour la médecine clinique ou pour vous. Elles nous rapprochent de nouveaux chemins, en nous offrant la possibilité d’utiliser le traitement psychologique comme une forme de prévention de la maladie.

“Il est plus important de savoir quel type de personne a une maladie que de savoir quel type de maladie a une personne.”
-Hippocrate-


Comment nous affecte le stress ?

Notre personnalité et nos expériences émotionnelles ont une influence sur notre santé et sont une manière importante de lier la maladie au stress psychologique. Le stress psychologique affecte la réponse immunologique et les maladies qui en découlent.

“Le bon médecin traite la maladie ; le grand médecin traite le patient qui a la maladie.”
-William Osler-


Les situations stressantes pour l’individu, comme le deuil, le stress, le divorce, peuvent déboucher sur des sentiments négatifs comme la dépression, la peur, le désespoir… Ces situations activent le système nerveux central (SNC) et le système nerveux autonome (SNA) et produisent des altérations dans les paramètres de réactivité immune/immunologique, créant des failles dans nos défenses.
Il y a actuellement des stratégies pour contrôler les effets du stress. Il existe plusieurs études qui relient l’application de thérapies alternatives qui minimisent l’effet causé par le stress et augmentent le bien-être des personnes, comme par exemple la musicothérapie, la méditation, le reiki, le yoga, la visualisation, l’activité physique, la psychothérapie, etc.

Connectez-vous avec votre “moi” intérieur à travers la méditation

Vous méditez ? Vous doutez de son efficacité ? Vous aimeriez savoir quelles études ont été menées à son sujet ? Nous allons vous fournir des réponses à ces questions. Même si, pour cela, nous devons vous prévenir qu’il existe beaucoup de techniques et que nous ne pouvons pas toutes les traiter ; nous nous concentrerons donc sur le reiki, la musicothérapie, la méditation, l’acupuncture et la thérapie par le rire.

“Le rire est l’unique médicament qui n’a pas d’effets secondaires.”
-Shannon L. Alder-


Il existe aujourd’hui une grande influence de pratiques orientales comme la méditation et le yoga. Yadav, avec plusieurs collaborateurs, a réalisé une étude avec 86 patient-e-s atteint-e-s de maladies chroniques. Tou-te-s les participant-e-s ont dû suivre un programme d’intervention basé sur le yoga, les discussions de groupe et l’information sur le contrôle du stress. Les études ont montré une baisse des niveaux de cortisol, une augmentation des bêta-endorphines et une réduction des niveaux d’interleukines et de nécrose tumorale après dix jours d’intervention.
Quant aux principales idées extraites des résultats de diverses recherches et à leur interprétation, nous pouvons synthétiser les affirmations suivantes :
  • Les thérapies non-pharmacologiques mettent en avant une augmentation des niveaux d’immunoglobulines qui jouent sur le bien-être du/de la patient-e, que ce soit en tant que thérapie de base ou en tant que thérapie complémentaire au traitement pharmacologique.
  • Il a aussi été démontré que les thérapies non-pharmacologiques réduisent les niveaux de stress à travers une diminution des niveaux de cortisol.
  • Malgré tout, il existe des limites puisqu’il s’agit d’un champ d’investigation nouveau qui nécessite, pour son application, la prise en compte des différences individuelles entre les patient-e-s et les différents types de maladies. C’est pour cela que l’on ne bénéficie pas d’une documentation de référence suffisante au moment de réaliser de nouvelles études.
  • Par conséquent, dans plusieurs études, on peut en arriver à confondre le résultat des techniques non-pharmacologiques avec un effet placebo généré par les attentes positives du/de la thérapeute, une motivation inauthentique de guérison du/de la patient-e.
Pour conclure ce sujet, nous vous laissons un lien d’un projet britannique qui tente de créer des listes de reproduction significatives pour les patient-e-s atteint-e-s de démence et d’Alzheimer, en tant que nouvelle thérapie de mémoire :
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