Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends

20 septembre 2017 dans Psychologie 2 Partagés

Quand nous perdons quelque chose ou quelqu’un, et derrière la douleur, la confusion et l’orgueil, il y a une leçon qui nous guérira par elle-même. La conception de la perte est liée aux interprétations capricieuses de notre ego. En fonction de la façon dont nous nous lions à nous-même, nous verrons la perte comme un mauvais tour du destin ou comme une situation de plus à surmonter. C’est ce que Charles Dickens, écrivain et romancier anglais, a écrit : j’apprends de chaque échec dont j’avais besoin d’apprendre.

Personne n’est préparé pour les expériences difficiles à vivre. Ce sont les pertes et les échecs qui nous préparent et nous font apprendre des choses. Les pertes nous transforment en personnes plus complètes et plus entières, en nous apprenant une partie de la vie, même si notre ego place ses espoirs dans d’autres aspirations.

Nous allons tou-te-s souffrir de la perte de quelqu’un de notre famille, d’un-e ami-e, de notre conjoint, et ne pas l’affronter ou ne pas vouloir l’accepter constitue le véritable problème. Nous savons que ces faits vont se passer, et quand ils se seront passés, nous en tirerons tou-te-s quelque chose. Par ailleurs, beaucoup de leçons seront sans aucun doute aussi douloureuses que précieuses.


Le véritable moyen pour gagner consiste à ne pas toujours vouloir gagner.


Comment pouvons-nous sortir plus fort-e-s d’une perte ?

La souffrance est un aspect de la vie qui ne peut pas disparaître, de même que l’influence du hasard ou la mort ne peuvent être écartées. Sans elles, la vie ne serait pas complète. C’est pour cela que la douleur provenant de la perte de membres de notre famille ou de personnes aimées est une douleur qui fait partie du processus de la vie : sans elle, la vie ne serait pas la vie. Dans ce cas, l’acceptation est la clé pour que la douleur naturelle provoquée par ces pertes ne devienne pas une souffrance continue et étendue sur le long terme, qui nous ferait entrer dans un état désadaptatif.

femme qui va apprendre de la perte

Dans le merveilleux livre de Viktor Frankl intitulé L’homme en quête de sens, nous voyons la perte depuis une perspective plus humaniste et adaptative. La façon dont l’Homme accepte son destin et toute la souffrance que ce dernier implique ajoute un sens plus profond à sa vie. Même au cours des circonstances les plus difficiles, il peut conserver sa valeur, sa dignité, sa générosité. Ou il peut oublier sa dignité humaine et se transformer en un animal destructeur.

Très souvent, c’est précisément une situation externe exceptionnellement difficile, la perte d’un proche, une rupture amoureuse, qui donne à l’Homme l’opportunité de grandir au niveau spirituel et de transcender ses limites. Celui/celle qui perd la foi dans son futur est condamné-e, s’abandonnera et deviendra un objet sur lequel s’appuie l’apathie physique et mentale.

La seule chose que nous ne pouvons pas perdre, c’est nous-même. C’est ce dont nous devons (et pouvons) nous occuper dans un premier temps.


« Dis-le moi et je l’oublie, apprends-le moi et je m’en souviens, fais-moi participer et je l’apprends. »

-Benjamin Franklin-


J’apprends, avec chaque perte, quelque chose que j’avais besoin d’apprendre

Ce que nous apprenons avec la perte de quelqu’un ou de quelque chose n’est pas toujours positif. Nous devons aussi tirer un enseignement de la partie négative que la perte laisse derrière elle. Par exemple, dans les ruptures émotionnelles, la perte laisse une trace presque ineffaçable dans l’ego, qui reste présente même quand les sentiments n’ont plus de flamme. Par conséquent, nous devons apprendre de toutes les mauvaises choses qu’implique la perte et nous concentrer sur les choses positives qui viendront après cette situation.


J’apprends avec chaque perte, et ce malgré la douleur.


femme qui se souvient

À partir du moment où nous naissons, nous apprenons à posséder des choses et à être proches de celleux que nous aimons pour trouver de la sécuritéCependant, peu parmi elleux nous donnent des pistes à propos de quoi faire ou ressentir au moment où nous perdons ou nous séparons d’un être cher. Les principales causes de la douleur qui accompagne la perte d’un être aimé, d’une relation, d’un rêve ou de quelque chose de matériel sont les attaches et les peurs que nous avons adoptées ou générées au cours de notre vie.

Pour surmonter les pertes et sortir grandi-e-s de cela, il est bon de regarder dans les yeux ce qui en découle. Par ailleurs, le plus précieux que nous puissions identifier est l’apprentissage qui naît des pertes, qui sont là pour nous redonner notre force et notre envie d’aller de l’avant.


Être intelligent, c’est apprendre de l’expérience.


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