Ces moments où tout arrive lorsque nous cessons de chercher

28 juin 2017 dans Psychologie 0 Partagés

On les appelle des moments magiques ou des instants « click ». Ce sont toutes ces fois où, subitement, tout ce dont nous rêvions, tout ce que nous cherchions et espérions tellement arrive réellement, nous étreignant au coin de la rue ou apparaissant dans notre boîte de réception électronique… Juste au moment où nous avions arrêté de chercher, le destin nous offre un cadeau inespéré.

Dans un monde imprévisible et parfois chaotique et complexe comme un labyrinthe sans chemin de sortie, les instants « click » sont plus nombreux que ce que nous pensons. Certains relient ces faits à la science séduisante de la « chance« , mais en réalité les authentiques experts sur ce thème savent que ces événements imprévus, au cours desquels les désirs se transforment en réalité et où nous sommes touchés par la baguette magique des opportunités, cachent une petite partie de science et une grande partie de psychologie.


« La chance favorise seulement les esprits préparés. »

-Isaac Asimov-


Pour donner un exemple de ce même fait, nous disposons d’un livre très intéressant. Dans « L’effet Medici » de Frans Johansson, on nous explique comment, parfois, il ne suffit pas d’être expert dans un domaine pour y avoir du succès. En fait, concentrer toute notre persévérance, notre temps et notre énergie sur un seul objectif ne nous garantit pas non plus à 100% de l’atteindre. Parfois, il faut prendre un peu de recul, envisager d’autres perspectives et suivre une pensée moins linéaire et plus créative, tranquille, patiente et originale pour atteindre un but.

Nous ne pouvons pas non plus oublier une chose toute aussi intéressante : de temps en temps, les actions les plus inattendues sont guidées par notre subconscient. C’est justement quand notre esprit conscient, rigide, parfois obsessionnel et toujours analytique établit une certaine distance que ce sixième sens se réveille ; et, que nous le croyions ou non, celui-ci ne se trompe presque jamais.

Nous vous proposons de réfléchir sur ce point.

Même si vous cessez de chercher, votre esprit reste réceptif

Andrea a une petite entreprise et les affaires ne sont plus très bonnes. Elle sait que sa pâtisserie n’est plus rentable et qu’elle devra la fermer dans quelques mois. Elle pense depuis des semaines à ce qu’elle peut faire, mais entre la pression, l’anxiété et la tristesse de fermer ce commerce de famille, les larmes commencent à couler sur son visage. Elle se sent épuisée. Cependant, un beau matin, elle a fini par se lever en étant beaucoup plus tranquille, en se disant à elle-même « laissons faire les choses et nous verrons bien ce qu’il se passe ».

Elle a pris une douche en ressentant un calme très agréable et une paix mentale incroyable. Pendant qu’elle se douchait, une notification de l’un de ses réseaux sociaux est apparue. En prenant son téléphone, Andrea a subitement eu une idée : transporter son commerce sur le marché en ligne, faire de la publicité pour sa pâtisserie sur les réseaux et créer des pâtisseries et gâteaux raffinés pour des fêtes et des événements.

Il s’agit d’un exemple simple pour illustrer la façon dont notre esprit fonctionne quand nous cessons de lui mettre la pression et de la façon dont sa réceptivité s’intensifie quand nous le faisons s’éloigner de la forêt des préoccupations et du nuage des peurs. Cependant, dans ce concept classique de recherche du « moment click », une autre dimension toute aussi intéressante s’est appliquée, qu’il vaut la peine d’étudier : la pensée intersectionnelle. 

La pensée intersectionnelle

En tant que personnes, nous avons une habitude très commune : celle d’essayer de prédire tout ce qu’il peut se passer si nous faisons telle ou telle chose. Cela nous oblige souvent à créer dans notre esprit de véritables documents Excel où nous alignons des colonnes, analysons des données, mettons des variables en relation et faisons des pronostiques exhaustifs, parfois fatalistes.

Au lieu de nous servir de cet hémisphère gauche si linéaire et analytique, il nous sera beaucoup plus utile d’appliquer la pensée intersectionnelle, qui se caractérise par les points suivants :

  • Être capable d’établir des connexions entre des stimuli et des informations qui n’ont rien à voir entre eux.
  • La personne douée pour la pensée intersectionnelle est capable de trouver du calme au milieu du chaos.
  • Au milieu de ce palais mental fait de paix et d’équilibre, la personne qui se sert de ce point de vue est capable de se connecter à tout ce qui l’entoure parce qu’elle reste ouverte, parce qu’elle est réceptive et curieuse, parce qu’elle aime « jouer » avec toutes les informations qu’elle reçoit, en essayant, en défaisant, en inventant et en transformant…

Ainsi, ce type de profil ne s’entête pas à chercher une seule solution, une unique porte de sortie ou réponse à ses problèmes. La majeure partie du temps, elle se laisse porter par ce qui se produit autour d’elle et accepte tout ce qui peut se passer…

La chance, en fin de compte, consiste à savoir reconnaître les opportunités

Pour avoir de la chance dans la vie, les circonstances adéquates sont celles qui doivent arriver. Cependant, pour que ces circonstances se matérialisent face à nous, notre cerveau doit nous conduire vers ces points et doit savoir reconnaître des opportunités là où d’autres ne voient qu’une porte fermée.


La meilleure chance qui existe est la chance de faire quelque chose pour vous-même.

-Douglas MacArthur-


Avec tous ces éléments, nous voulons mettre en évidence un aspect : la chance n’a rien à voir avec la magie, les hasards existent mais ce sont très souvent des « hasards » préparés par cet organe exceptionnel et merveilleux auquel nous devrions davantage faire confiance. Ce n’est que lorsque nous retirons de notre esprit le piège des angoisses, des attitudes négatives, des peurs et des obsessions qu’il s’étend et se transforme ; le cerveau tout entier commence à fonctionner à 100% en nous permettant d’être réceptif-ve-s, en nous donnant l’opportunité d’écouter cette voix interne et sage qui, très souvent, nous guide vers les véritables opportunités.

Par conséquent, plutôt que de nous concentrer sur la recherche obsessionnelle de ce point concret que nous désirons tellement, apprenons à être plus réceptif-ve-s, à voir le monde depuis le ciel et pas depuis le petit trou d’une serrure.

Images de Ben Giles

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