Les hémisphères cérébraux : un mythe s’effondre?

· 1 juin 2015

À la vue de nos connaissances sur la personnalité et les hémisphères cérébraux, on divise depuis toujours les personnes en deux groupes principaux.

D’un côté les personnes analytiques et pointilleuses, qui agissent de façon logique, et d’un autre côté les personnes plus « subjectives » et réfléchies qui impriment leur marque créative et humaine dans chacun de leur acte humain.

Pendant de nombreuses années, nous avons entendu que l’hémisphère gauche prédomine chez les personnes qui appartiennent au premier groupe, alors que l’hémisphère droit prédomine chez les personnes du second groupe.

Mais que dit la science d’aujourd’hui sur ce mythe?

Le travail des scientifiques

À l’université d’Utah, les scientifiques spécialisés en neuroscience ont découvert, grâce à des scanners cérébraux, qu’il n’existe aucune preuve selon laquelle un hémisphère du cerveau dominerait l’autre. 

Cette découverte remet en question le mythe populaire qui présupposait que la personnalité des individus se fondait sur le développement de l’une ou de l’autre de ces parties du cerveau.

Après avoir étudié 1 011 personnes, les scanners cérébraux n’ont trouvé aucune relation relative à l’utilisation des différents hémisphères.

L’auteur principal de l’étude, Jeff Anderson, a affirmé que bien que les fonctions cérébrales se produisent d’un côté ou de l’autre du cerveau (par exemple, le langage se trouve du côté gauche, et le centre d’attention du côté droit), cela ne veut pas dire que les personnes disposent d’un réseau neuronal principalement de gauche ou de droite.

Cette étude menée par Anderson se fonde sur l’utilisation de la technique de la résonance magnétique fonctionnelle (ou IRMf) grâce à laquelle il est parvenu à analyser l’activité cérébrale au repos, et à établir une corrélation entre les régions du cerveau qui ont été divisé en 7000 zones.

En étudiant les régions cérébrales les plus latéralisées, et en cherchant des liens et des combinaisons, les scientifiques ont conclu que, s’il existe une connexion qui se latéralise vers la gauche, il doit également exister une connexion totalement latéralisée vers la droite, provoquant ainsi « une paire contraire » de connexions. 

Ces résultats sont, sans aucun doute, révolutionnaires, car ils détrônent la théorie de la prédominance d’un hémisphère cérébral sur l’autre.

Conclusions générales

Anderson conclut que, puisqu’aucun modèle n’a été trouvé, prouvant qu’un hémisphère a plus de contrôle que l’autre sur le réseau neuronal, le plus probable est que les personnalités n’ont rien à voir avec l’activité ou la connexion entre les hémisphères.

La prochaine fois que vous vous demanderez pourquoi vous êtes si doué(e) en maths ou en dessin, vous devriez songer à attribuer vos talents à vos propres goûts ou à votre environnement social, car « d’un point de vue neuroscientifique », les hémisphères de votre cerveau ne jouent aucun rôle…

Image avec l’aimable autorisation de TZA