Connaissez-vous les déguisements favoris de la peur ?

23 juin 2017 dans Psychologie 5 Partagés

Il est difficile de reconnaître que l’on a peur. Il semble que sentir comme notre corps tremble quand on doit faire face à quelque chose en particulier est une signe de faiblesse ; pourtant, ce n’est pas vrai. Avoir peur, c’est un des aspects les plus naturels de l’être humain et aussi un des plus bénéfiques quant à la survie qui s’y réfère. Si on n’expérimentait pas cette désagréable mais utile émotion, probablement ne serait-on pas là. C’est précisément l’émotion qui nous met au défi d’être courageux-ses et qui nous freine pour que l’on ne soit pas téméraires.


Même si c’est une réalité que nous connaissons déjà presque tou-te-s bien, il est difficile pour nous de normaliser l’émotion de peur car à notre tour, on a peur de ne pas être approuvé-e-s par les autres.


Peu de personnes sont empathiques avec celles qui ont peur, alors qu’en réalité, nous avons tou-te-s peur de quelque chose, mais que nous préférons le cacher car nous ne voulons pas être jugé-e-s de manière négative. On ne veut pas sembler plus faibles ou moins courageux-ses que les autres et c’est alors que l’on masque la peur et que l’on essaye de l’éviter avec le seul devoir d’éviter de faire face aux situations qui font briller son visage.

Le résultat, c’est que ce déguisement que l’on met sur la peur ne fait rien d’autre qu’encourager encore plus cette émotion, ce qui nous empêche donc encore plus d’être capables de surmonter les circonstances qui ne nous permettent pas d’avancer. Si vous voulez connaître les différentes manières de masquer la peur, alors lisez la suite de cet article.

La paresse déguise la peur en un « je n’en ai pas envie »

Quand on a peur de faire face à une situation, parfois, on choisit la paresse comme attitude qui nous libère de l’effort que suppose le fait de devoir nous exposer à ce qui génère en nous tant de panique.

Parfois, il semble que la paresse soit un remède qui nous donne de l’espace pour repousser ce que dans le fond on désire. Le « je n’en ai pas envie » ou le « je le ferai demain » ne sont rien de plus que la part du maquillage qu’utilise la peur pour ne pas avoir à passer par les possibles mais improbables conséquences qui pourraient se produire si tout ne marche pas parfaitement.


L’attitude qui dénude la peur déguisée en paresse est la volonté, la capacité à mener à bien l’objectif fixé en assumant tous les inconvénients qui peuvent surgir.


L’ennui camoufle la peur en un « cela m’ennuie »

Une autre manière très commune qu’utilise la peur pour se camoufler et ne pas être découverte facilement est l’ennui. Si on doit faire face à un problème que l’on perçoit comme dangereux, même s’il ne l’est pas réellement, il est bien plus facile et confortable de dire que cela nous ennuie que de faire le pas de se risquer et de le surmonter.

Si par exemple vous avez peur de faire une blague sur un sujet que vous connaissez bien car au fond ce que vous craignez, c’est d’être critiqué-e par les personnes en face de vous, il sera plus facile pour vous de dire que cela ne vous amuse pas de raconter des blagues (même si au fond cela pourrait vous passionner). Ainsi, vous ne serez pas aussi négativement jugée-e ou soumis-e à la pression que si vous dites que parler en public vous angoisse. Malheureusement, la première raison est communément admise, mais pas la deuxième.


L’attitude qui peut combattre l’ennui est l’intérêt et l’amusement dans ce que l’on fait : se concentrer sur ce que l’on mène à bien, y consacrer toute notre attention et tirer le jus le plus doux des situations que l’on vit.


Le mensonge caractérise la peur par un « ainsi, personne ne saura »

Le mensonge est la tenue de soirée de la peur, et son devoir consiste à sortir victorieux-ses des conséquences lorsque l’on a commis une erreur ou bien que l’on veut montrer une facette de nous-même plus à même d’être acceptée par les autres. Même s’il est certain que le mensonge n’est pas aussi accepté que les autres déguisements, il suppose aussi une issue qui alimente la peur.


Quand on ment, on montre une part de nous ou de notre nouvelle vie qui n’est pas la vraie, et ainsi, les autres croient en une réalité inventée qui évite souvent que l’on soit jugé-e-s.


Occulter que quelque chose nous terrifie et mentir par rapport à cela ou bien donner des excuses, cela aide à court terme notre anxiété à diminuer, et on se sent alors plus relaxé-e-s. Le problème qui se pose alors est le même que dans les cas précédents ; à long terme, les situations ne parviennent pas à être surmontées correctement.

Si parfois, vous déguisez vos peurs avec un de ces déguisements, vous pourrez vous rendre compte du fait que la seule chose que vous réussirez à faire est vous bloquer au point où vous êtes et ne pas être capable de faire face à ce que vous craignez. Le plus sensé, même si c’est difficile, consiste à normaliser le fait de ressentir de la peur parfois, à nous octroyer le droit de la vivre et surtout cesser de la masquer avec des attitudes de paresse, d’ennui ou de mensonge. Oserez-vous mettre votre peur à nu ?

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