Mères épuisées : le syndrome de burnout

· 9 juin 2018

Nous voulons tout contrôler et nous succombons à l’épuisement lorsqu’il semble que nous y parvenons. Parvenir à concilier le travail, la famille, le couple, la maison, les amis…est un problème de plus en plus commun. Nos vies sont occupées au fil des années. De plus en plus de responsabilités apparaissent et nous voulons toutes les assumer. Il s’agit de l’une des raisons pour lesquelles nous pourrions finir par souffrir du syndrome de burnout.

Les pères et les mères, qui voient parfois leurs intérêts annulés en faveur de ceux de leurs enfants, font partie des plus touchés par ce syndrome. Le moment est venu d’agir si vous êtes dans ce cas. Si nous nous négligeons, aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous finirons épuisés, sans force, et négligerons en outre nos enfants.

Les mères épuisées touchées par le syndrome de burnout

Ce syndrome implique de ressentir un stress intense et dommageable en raison de tentatives infructueuses de concilier la vie parentale, sociale ou de prendre soin de soi-même. Il s’agit souvent d’un problème qui affecte les mères, puisque ce sont elles qui ont traditionnellement pris soin de leurs enfants. Heureusement, de plus en plus de pères exercent leur rôle en tant que tels, même si cela signifie qu’ils sont eux aussi affectés par le stress.

Les mères épuisées s’identifient par le fait de présenter des niveaux élevés de stress en raison de tentatives infructueuses de concilier la vie parentale, sociale ou de prendre soin d’elles-mêmes.
 syndrome de burnout

Le syndrome de burnout caractérisant les mères épuisées est essentiellement un stress très aigu ou chronique qui se produit lorsqu’elles ont le sentiment que tout déborde, que tout est mal fait, qu’elle ne contrôlent rien. Ressentir le stress nous maintient en vie. Il s’agit du résultat de la ségrégation de l’adrénaline ou du cortisol, des hormones qui autrefois nous aidaient à rester en vie ou à être prêts à courir pour nos vies face à un prédateur. Le problème apparaît lorsque cette menace n’existe pas vraiment.

Les causes de notre stress sont aujourd’hui très différentes. Notre corps continue cependant de nous préparer à des situations primitives de survie. C’est pourquoi il est essentiel de définir correctement nos priorités.

Quelles sont les causes de ce syndrome ?

Comme nous l’avons déjà indiqué, la principale cause du syndrome de burnout est le stress généré par les tentatives pour combiner ou concilier les aspects les plus importants de notre vie. La famille, les amis, le travail, notre vie intime… sont essentiels pour nous. Ne pas être capable de les tous concilier, sans tomber dans la négligence, génère de la frustration et de la colère.

Bien que cela puisse sembler ridicule, nous pensons souvent que nous sommes capables d’aller au travail tôt, de s’occuper des enfants, de mener une vie de couple saine, de réunir la famille une fois par semaine, de sortir le soir avec des amis et de nous reposer placidement. Nous ne sommes malheureusement pas des super-héros ou des super-héroïnes. Nous devons apprendre à organiser notre temps sur la base d’une perspective réelle.

Les mères épuisées doivent organiser leur temps sur la base d’une perspective réelle pour lutter contre le syndrome de burnout qu’elles expérimentent.

Donc, comment pouvons-nous le détecter ?

Savoir si nous sommes des mères épuisées souffrant du syndrome de burnout est simple. Si nous sommes affectée, nous ne pourrons pas bien concilier le sommeil, nous penserons avec obsession au temps libre que nous n’avons pas, nous accuserons les personnes de notre entourage de nos problèmes. Nous préférons nous isoler et laisser la vie sociale de côté pour faire une pause et somnoler sur le canapé. Cela mènera à l’isolement. Les êtres qui nous sont chers peuvent cesser de compter sur nous, faisant que nous nous sentons seules et coupables.

 syndrome de burnout

Comment agir face au syndrome de burnout ?

Pour résoudre le problème, il est essentiel que :

  • Nous acceptions que nous ne pouvons pas tout faire. Nous ne sommes pas capables de faire tout ce que nous voudrions. En effet, nous pensons parfois que nous avons le temps pour les responsabilités et les loisirs, ce qui n’est pas toujours vrai.
  • Nous déléguions nos obligations. Nous ne devrions pas avoir peur de laisser des responsabilités entre les mains des autres lorsque notre santé est en jeu. De sorte que nous pourrons nous reposer et les assumer de nouveau lorsque nous serons davantage en état.
  • Nous abandonnions certains de nos souhaits lorsque nous ne pouvons pas déléguer. Si nous n’avons pas le temps de nettoyer et de ranger la maison, peut-être que nous ne pouvons pas nous permettre d’en disposer d’une plus grande. Ou bien, si nous n’avons pas de temps pour nous-mêmes, il ne convient peut-être pas d’adopter un animal de compagnie même si les enfants le souhaitent.
  • Nous devons d’abord ordonner notre esprit, c’est-à-dire établir des priorités, pour ordonner notre vie. Certains aspects de notre vie peuvent nous sembler fondamentaux alors qu’ils ne le sont pas en réalité. Il est important de penser à ce dont nous pourrions nous passer.
  • Ne pas nous blâmer  (ni les autres). La culpabilité est un sentiment qui nous empêche d’avancer. Qui nous bloque. Rappelez-vous que, bien que nos intentions soient bonnes lorsque nous essayons de tout concilier, nous devons éliminer la tentation de nous en vouloir si l’objectif n’est pas atteint. Il serait bon en revanche d’essayer de trouver des solutions, ainsi que d’éviter de blâmer les personnes autour de nous, même si cela nous soulage momentanément.

Nous ne devrions pas ressentir un sentiment d’échec pour ne pas parvenir à tout contrôler. Notre esprit a plus ample que nos mains, ce qui n’est pas mauvais. Notre objectif principal devrait être de trouver le temps de profiter de ces petits moments, tant seul qu’avec les autres, de trouver la paix et de la transmettre aux personnes qui nous entourent.