Quand les priorités sont claires, les décisions sont plus faciles

20, avril 2017 dans Psychologie 351 Partagés

Quand les priorités sont claires, les décisions sont beaucoup plus faciles à prendre. C’est comme écarter les branches d’une forêt dense dans le but de retrouver ses racines, celles qui nourrissent notre estime de nous-même afin de découvrir les choses et les personnes qui sont en trop, pour agir sans peur et toujours en accord avec la voix de son cœur.

Cette idée qui, en apparence, peut sembler plus qu’évidente renferme en réalité certaines nuances auxquelles nous pouvons réfléchir. Nous vivons dans un monde où une dimension émotionnelle prend beaucoup trop de place : le désespoir. Cette émotion provient souvent d’un état dépressif. La personne perd complètement le contrôle de sa vie, c’est comme une épine qui se plante dans notre intérieur jusqu’à nous couper le souffle.

«Qui pense beaucoup avant de prendre une décision passera toute sa vie en équilibre sur un seul pied.»

-Proverbe Chinois-

Cette fragilité émotionnelle provient du moment où nous commençons à questionner les décisions que nous avons prises tout au long de notre vie. Pourquoi investir tant de temps et d’efforts dans des personnes qui me trahissent ? Pourquoi est-ce que je m’inquiète tant de faire un travail où personne ne me valorise ? Pourquoi n’ai-je pas écouté mon intuition à ce moment-là et pourquoi ne suis-je pas parti-e lorsque j’en ai eu l’opportunité ?

Le désespoir ou le désenchantement dans la vie provoquent de l’insatisfaction. Et l’insatisfaction, la perte graduelle du contrôle de sa propre vie. Ce sont des moments où nous finissons par penser que quoi que l’on fasse, rien ne changera. Mais, au lieu de nous laisser vaciller dans ce vide malheureux, nous avons la possibilité d’accepter ce moment de crise personnelle comme ce qu’il est : un point d’inflexion dans notre vie.

C’est un moment idéal pour trouver de nouvelles significations, pour explorer nos univers intérieurs à la recherche de ce qui donne de la force, du souffle et du courage à notre identité : les priorités.

Nous vous proposons ici de réfléchir à cela.

Priorités, demandes et cerveau émotionnel

L’un des plus grands problèmes que nous avons aujourd’hui, c’est notre difficulté à séparer nos priorités des demandes de l’entourage. Il ne s’agit pas du tout de rejeter les unes pour accueillir uniquement les autres. Personne ne peut parcourir le monde en ne tenant compte que de ses priorités et en ignorant les demandes du travail, de la famille et des proches. En réalité, la clé se trouve dans le fait de maintenir un équilibre sage, harmonique et ferme.

Si nous consacrons tout notre temps à accomplir les demandes des autres, nous nous négligerons et nous nous éloignerons de ce centre de pouvoir, ce noyau délicat que nous devons écouter chaque jour : nous-même. La résolution de l’équation au problème est tout d’abord de visualiser ses priorités pour permettre aux demandes de toujours se situer à l’intérieur de ses sphères. C’est-à-dire que personne ne peut rien me demander qui aille contre mes valeurs, qui altère mon estime de moi-même et qui affecte mon intégrité physique ou émotionnelle.

Dans le quotidien, il faudra donc toujours prendre des décisions qui vont dans le même sens : celui du cœur, ou plutôt du cerveau émotionnel. Mais, comment y parvenir ? Pour mieux comprendre comment nous pouvons y arriver, cela vaut la peine d’approfondir tout d’abord les mécanismes du cerveau qui accompagnent la prise de décision.

Neurones émotionnels et neurones de décision

Selon une étude publiée dans la revue Nature Neuroscience, la structure cérébrale qui orchestre notre prise de décision est le cortex orbifrontal. Ce travail a mis en évidence un donnée très intéressante : dans cette structure, se concentrent deux types de neurones qui ont une fonction très concrètes.

  • Les premiers sont les neurones OFC, dont la fonction est d’offrir une valeur émotionnelle à chaque option que nous devons évaluer avant de prendre une décision. Ils le font selon nos expériences passées, notre identité et notre personnalité. C’est comme un mécanisme préalable qui est directement lié à ce que nous appelons ‘intuition’ :
    Par exemple : Quelque chose me dit que je devrais refuser cette proposition de travail, car je sais que l’on me demande certaines compétences qui ne vont pas avec mon caractère.
  • Le second groupe de neurones sont les cellules de valeur. Ici, il n’existe plus de composant émotionnel, on applique plutôt une attribution pratique. «Je dois accepter ce travail car j’ai besoin d’un salaire, car je dois revenir sur le marché du travail et c’est une priorité en ce moment.»

Une fois que la personne prend une décision en fonction de ces deux mécanismes, l’émotionnel et le composant de valeur attribué, le cortex orbitofrontal assigne une nouvelle émotion à l’option prise. La finalité est simple : le cerveau essaie de nous motiver à tout moment pour réussir cet objectif, cette demande.

Le besoin d’avoir des priorités claires pour prendre des décisions plus sûres

Nous savons tou-te-s que dans la vie, nous devons prendre des risques. Il y aura des décisions meilleures que d’autres, c’est certain. Mais ce qui nous semblait au début une pure folie finit parfois par être l’option la plus logique et même la meilleure décision de notre vie. C’est très simple : pour être heureux-se, il faut prendre des décisions et en être responsable à tout moment. 

«Si vous avez des décisions à prendre, n’hésitez pas : acceptez celles qui vous rendent heureux-ses».

La sensation de désespoir -citée au début de l’article- se résout précisément en nous connectant avec notre intérieur en faisant ressortir nos priorités personnelles, celles que rien ni personne ne doit boycotter. Pour y parvenir, cela vaut la peine de tenir compte de ces trois stratégies simples :

  • Réduisez. Énumérez sur un papier tous vos besoins du moment. Vous vous rendrez compte qu’ils sont nombreux, mais parmi eux, se trouvent les véritables priorités : être heureux-se, être respecté-e, être bien physiquement et émotionnellement… Réfléchissez-y.
  • Comparez. Une fois que vos priorités sont clarifiées, comparez-les aux demandes de votre entourage. Sont-elles en accord ? Vous exigent-ils des choses qui vont à l’encontre de vos valeurs ? Y-a-t-il quelqu’un qui altère votre santé émotionnelle ?
  • Consolidez. Maintenant que vous avez conscience des choses qui vont à l’encontre de vos priorités, agissez pour consolider cet équilibre entre priorités intérieures et demandes extérieures.

Pour conclure, une fois que vous avez accompli ces étapes, il ne reste qu’un petit détail, quelque chose de merveilleux et d’essentiel : tracer un plan de vie. Car s’il y a bien quelque chose que le fait d’avoir nos besoins, nos valeurs nos rêves et nos espoirs bien clairs nous offre, c’est la prise de conscience que nous pouvons et que nous devons être maître-sse-s de notre destin.

Quand ce que l’on désire est très clair, l’aventure de la vie se met en marche à nouveau.

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