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L'intolérance à l'incertitude, le cœur de la dépression et de l'anxiété

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L'intolérance à l'incertitude, le cœur de la dépression et de l'anxiété
Dernière mise à jour : 25 mars, 2017

L’intolérance à l’incertitude fait partie de l’essence de la dépression et de l’anxiété. Sa genèse et sa naissance peuvent s’expliquer en partie car nous n’acceptons pas les changements comme des étapes positives et constructives.

L’intolérance à l’incertitude joue un rôle clé dans notre tendance à nous inquiéter excessivement. La manière que nous avons d’accepter l’incertain, l’inconnu et l’indéterminé peut ébranler notre état émotionnel, favorisant ainsi l’apparition de problèmes émotionnels tels que l’anxiété et la dépression.

Parfois, nous semblons allergiques aux nouvelles choses, aux changements et à ses implications. Cela nous fait peur d’accepter que tout ne sera pas comme maintenant, ce qui nous incite à ne rien vouloir entendre et ne pas prêter attention aux autres possibilités, qui pourraient pourtant nous conduire à un mieux dans notre vie.

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Qu’est-ce que l’intolérance à l’incertitude ?

Par définition, l’intolérance à l’incertitude est une caractéristique personnelle qui consiste en des croyances négatives vis à vis de ce qui va arriver.

Il est suggéré que l’intolérance à l’incertitude est orientée vers le futur. Ce n’est pas la même chose que l’intolérance à l’ambigu, qui affecte le moment présent.

Nous pouvons ainsi parler de deux dimensions différentes :

  • L’intolérance focalisée sur le futur est l’idée que les événement imprévus nous embêtent beaucoup. Ces types de modèle de raisonnement sont notamment considérés comme des facteurs de vulnérabilité spécifiques dans les problèmes d’anxiété et de dépression.
  • L’intolérance inhibitrice : lorsque le moindre doute nous bloque et nous stoppe dans notre élan. Ce facteur spécifique se présente généralement dans les pathologies comme les TOC.

L’intolérance à l’incertitude est un concept de trans-diagnostic qui est de plus en plus répandu lorsqu’il s’agit d’évaluer des problèmes émotionnels comme l’anxiété et la dépression. Comprendre sa valeur aide à contenir plus efficacement toutes les pensées et émotions qui nous détruisent de l’intérieur, créant alors un mal être énorme.

“L’incertitude est si désagréable pour les humains qu’au lieu de l’accepter et de la gérer, nous préférons inventer une histoire sur ce qui va arriver, qu’on nous raconte, que nous racontons et que nous nous racontons”.

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L’importance de rendre notre pensée plus flexible

Il faut savoir que la recherche de la certitude absolue ne conduit nulle part, sauf au malheur. Tout n’est pas cause-effet, cause-effet. De fait, dans la vie, il n’y a rien d’absolu, loin de là. Nous avons tou-te-s tendance à nous poser des questions du type : Que se passerait-il si ces douleurs étaient les symptômes d’un cancer ? Que se passerait-il si je ne trouvais pas un emploi aux conditions intéressantes ?

Que ce soit la réponse que nous donnons à ce type de questions ou la fréquence et le type d’événements qui la provoque, il est essentiel de considérer cette habitude comme dangereuse. La personnes qui souffrent de dépression, d’anxiété ou de problèmes de ce type sont souvent plus catastrophistes et négatives que les autres.

Nous réagissons fortement face à l’incertitude car nous sommes des malades de la certitude. Nous adorons avoir tout prévu, ce qui fait que souvent, nous sur-estimons à tort les conséquences négatives des événements dont nous ne savons que très peu et qui, d’une certaine manière, ne s’ajustent pas aux attentes que nous considérons comme “normales”.

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La tentative d’augmenter la certitude diminue la tolérance à l’incertitude et augmente l’inquiétude. À l’inverse, augmenter la tolérance à l’incertitude permet de réduire l’inquiétude. Et c’est synonyme de plus de flexibilité.

Nous pouvons donc réellement apprendre à mieux tolérer l’incertitude car finalement, il s’agit d’une habitude qui peut être travaillée. Tout d’abord, on peut examiner la réaction que nous avons vis à vis des situations que nous ne connaissons pas. Ensuite, nous essayerons d’accepter la possibilité que le fait en soit puisse survenir de nombreuses manières, qui ne cadrent pas vraiment avec nos attentes.

Car si ne pas tolérer l’incertitude nous rend plus rigides et plus malheureux, la tolérer peut nous aider à être plus flexibles et donc plus heureux-ses. Souvent, la clé du changement et d’une bonne santé émotionnelle se trouve là où nous nous y attendons le moins, et cette découverte en est un parfait exemple. 

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Ce texte est fourni à des fins d'information uniquement et ne remplace pas la consultation d'un professionnel. En cas de doute, consultez votre spécialiste.