L’échelle de l’estime de soi de Rosenberg, un outil très utile

· 26 juillet 2017

L’estime de soi est liée à l’évaluation subjective que nous faisons de nous-mêmes. Ainsi, une estime de soi saine nous procurera toujours un grand bien-être, tandis qu’une estime de soi extrêmement basse peut nous faire tomber dans les limbes de la dépression.

Il est donc important d’en prendre soin et de l’évaluer car elle ne reste pas fixe. L’estime de soi est en effet très variable. L’un des outils que nous pouvons trouver dans le domaine de la psychologique et qui nous aidera à atteindre cet objectif est l’échelle de l’estime de soi de Rosenberg.

Cette échelle est simple, rapide, fiable et efficace : il s’agit de l’un des instruments que les psychologues utilisent le plus pour évaluer l’auto-concept des patient-e-s. L’échelle est fréquemment utilisée quand on cherche à mesurer cette variable dans le cadre d’une étude.


« Si vous ne savez pas comment vous estimer, tout le monde saura vous utiliser. »

-Anonyme-


L’échelle de l’estime de soi de Rosenberg et sa mise en pratique

L’échelle de l’estime de soi de Rosenberg doit son nom à son créateur, Morris Rosenberg, un professeur et docteur en sociologie qui a consacré plusieurs années de sa vie à l’étude de l’estime de soi et de l’auto-concept. Il a présenté cette idée initiale d’échelle dans son livre Society and the adolescent’s self-image (La société et l’auto-estime de l’adolescent).

L’échelle de Morris Rosenberg se compose de 10 affirmations qui tournent autour du degré de valorisation d’une personne, ainsi que de la satisfaction que celle-ci ressent par rapport à elle-même. Les 5 premières affirmations sont formulées de façon positive et les 5 qui restent, de façon négative.

Chacune des affirmations positives est notée de 0 (je ne suis pas du tout d’accord) à 3 (je suis totalement d’accord), tandis que les affirmations négatives sont notées dans le sens inverse : le 3 implique d’être totalement en désaccord et le 0, d’être entièrement d’accord.

Voyons donc quelles sont ces affirmations :

  1. Je sens que je suis une personne digne d’estime, du moins tout autant que les autres.
  2. Je sens que j’ai des qualités positives.
  3. En général, j’ai tendance à penser que je suis un-e raté-e.
  4. Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens.
  5. Je sens que je n’ai pas beaucoup de qualités dont je peux être fier/fière.
  6. J’adopte une attitude positive envers moi-même.
  7. Dans l’ensemble, je me sens satisfait-e de moi.
  8. J’aimerais me respecter davantage.
  9. Je me sens parfois inutile.
  10. Je pense parfois que je ne sers à rien.

« Personne ne peut vous faire vous sentir inférieur sans votre consentement »

-Anonyme-


Les affirmations positives (1, 2, 4, 6, 7) et négatives (3, 5, 8, 9, 10) sont mélangées et le résultat total permet de se faire une idée du niveau d’estime d’elle-même de la personne interrogée. Ainsi, une note inférieure à 15 indiquerait une estime de soi très faible et il faudrait par conséquent la travailler.

Entre 15 et 25 points, nous nous trouverions face à une estime de soi saine, qui entre dans les critères d’un état « équilibré ». Une note allant au-delà de 25 indiquerait que la personne est forte et solide. Cette note si haute peut aussi révéler des problèmes d’analyse de la réalité ou des personnes qui sont trop indulgentes avec elles-mêmes. La note idéale oscillerait donc entre 15 et 25 points.

Les découvertes les plus importantes de l’échelle de l’estime de soi de Rosenberg

L’échelle de l’estime de soi de Rosenberg, bien qu’étant au début destinée aux adolescent-e-s, s’est adaptée aux adultes. Cela a permis d’évaluer des populations entières et même des cultures différentes, ce qui a donné lieu à des découvertes très intéressantes.

Par exemple, on a découvert que les personnes qui vivent dans des sociétés individualistes, comme aux Etats-Unis, se sentent très compétentes mais moins satisfaites d’elles-mêmes. L’effet inverse se produit au Japon, où l’on retrouve un collectivisme au sein duquel la satisfaction personnelle est plus élevée mais où la sensation de compétence a tendance à s’écrouler.

En outre, l’échelle a permis de découvrir que les personnes extraverties et plus stables émotionnellement jouissent d’une plus grande estime de soi, tandis que les gens introvertis et instables au niveau émotionnel auraient tendance à avoir une faible estime de soi.

En dépit de toutes ces découvertes, l’échelle de l’estime de soi de Rosenberg a révélé que, en général, toutes les personnes ont tendance à s’évaluer de façon positive, qu’il s’agisse d’hommes, de femmes, d’adultes ou d’adolescents. Même si cela peut nous faire douter : ne serait-ce pas parce que beaucoup de personnes ont honte d’admettre leurs défauts, parce que ceux-ci leur font du mal ou parce qu’elles sont incapables de les reconnaître ?


« Apprenez à vous respecter et à vous aimer parce que vous passerez toute votre vie avec vous-même. »

-Anonyme-


L’échelle de Rosenberg perdure encore aujourd’hui pour donner une solution à une difficulté commune en psychologie, celle qui consiste à mesurer certaines variables qui influent sur notre comportement, sur nos pensées et sur nos émotions. Sa formulation et sa survie nous rappellent qu’il est important de surveiller notre estime de nous-même, d’en prendre soin et de lui faire atteindre un niveau équilibré, qui ne nous enlève rien. Une estime de soi saine constitue l’un des piliers du bien-être et, en même temps, la clé pour se sentir heureux-se et à l’aise dans les différents domaines de notre vie.

Alors, vous voulez faire ce test et découvrir le nombre de points que vous attribuez à votre estime de vous-même ?

 

Images de Kathrin Honesta