3 étapes pour atteindre la sagesse émotionnelle

· 28 juin 2017

Que faisons-nous quand une émotion que nous jugeons négative apparaît en nous ? Ressentir de la colère, de la crispation ou de la rage provoque en nous une réaction instinctive de vouloir contrôler nos émotions. Cependant, il n’est pas rare d’aboutir au résultat contraire. Ainsi, être conscients de ce point et d’autres engrenages émotionnels nous permettra d’emprunter un chemin de sagesse émotionnelle très bénéfique.

Grâce à la sagesse émotionnelle, nous pourrons mieux gérer nos émotionsen évitant d’exploser inutilement au cours de moments peu adéquats et de nous sentir parfois noyé-e-s au milieu de toutes ces sensations qui pullulent en nous.


« La sagesse émotionnelle détermine notre succès dans la vie »

-Daniel Goleman-


1. N’enfermez pas vos émotions

Que vous disait-on lorsque vous étiez petit ? Vous reconnaissez sûrement des phrases comme : « arrête de pleurer », « un enfant de ton âge ne ferait pas tous ces caprices », « regarde la tête que tu as quand tu te mets en colère »… Tous ces commentaires, apparemment innocents et prononcés par les parents, vous ont poussé-e-s à vous éduquer vous-même pour réprimer vos émotions.

Par ailleurs, vous avez grandi sous différentes influences qui vous ont appris que les hommes ne pleurent pas ou que les femmes sont trop sensibles. Ce type de croyances, entre autres, vous a fait dissocier, sans le vouloir, votre expression et vos émotions.

Il est important de savoir quand donner une totale liberté à ce que vous ressentez. Par exemple, si vous vous trouvez au beau milieu de négociations très importantes, laisser libre cours à votre colère ou à vos larmes de manière incontrôlable ne sera pas le plus adéquat pour votre futur accord. Cependant, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas vous détendre juste après ou que vous ne pouvez pas exprimer votre mécontentement sans nuire aux négociations.


« Nous vivons dans une société qui ne nous éduque par pour être des personnes émotionnellement intelligentes. »

-Daniel Goleman-


Vous pouvez exprimer vos émotions de manière adéquate. Si quelque chose vous dérange, vous paraît violent, si vous vous sentez en colère ou si vous n’êtes pas d’accord avec quelque chose, vous pouvez le dire ! Avec des phrases comme « ce que tu m’as dit m’a fait du mal », vous pouvez libérer un peu de ces émotions que vous avez ressenties et transmettre une information précieuse à l’autre personne, qui comprendra qu’elle ne doit pas continuer sur cette voie.

2. Ne maintenez pas toujours le même contrôle

Parfois, vous n’exprimez pas vos émotions aux autres, mais ça ne s’arrête pas là : vous essayez aussi de les contrôler quand il n’y a rien de mal à ce qu’elles sortent. Avez-vous essayé de retenir vos larmes alors que vous étiez seul-e chez vous ? Si c’est le cas, vous essayez de freiner une émotion qui serait bien mieux hors de vous.

Toute cette répression d’émotions dont nous avons parlé dans le point antérieur nous a mené à ce que l’on peut appeler « ravaler ses émotions », une chose que la sagesse émotionnelle ne conçoit même pas. Plus vous les ravalez et plus elles s’accumuleront ; puis, tôt ou tard, elles finiront par sortir. Le résultat de cette digestion est, généralement, un grand désastre.

Vous connaissez certainement quelqu’un, peut-être vous-même, qui sort complètement de ses gonds au cours de situations peu adéquates et qui ne méritent pas ce niveau d’agressivité, de colère ou de tristesse excessives que la personne présente. Cela se produit parce que vous avez gardé et ravalé beaucoup d’émotions qui débordent désormais du vase.

Un seul élément déclencheur peut provoquer un débordement de tout ce que vous essayiez de contrôler en vous mais qui, ironiquement, est incontrôlable. Vous vous faites du mal, vous souffrez alors que vous vous transformez en une boîte à émotions qui vous font vous sentir mal. Vous devez les libérer quand elles le requièrent.

3. Aussi humaines que soient les émotions, il faut aussi apprendre à les traiter

La sagesse émotionnelle ne vous propose pas seulement de cesser d’enfermer vos émotions, elle met aussi l’accent sur un point très important : la façon dont vous devez apprendre à le faire. Toute émotion apporte quelque chose, un enseignement que vous devez savoir interpréter bien avant qu’elle ne disparaisse. En fait, une fois que nous les avons écoutées et que nous nous sommes disposé-e-s à agir, les émotions ont l’habitude de se disloquer pour apporter de l’énergie à nos actions.

Ainsi, il ne s’agit pas de les traiter comme des ennemies ou de les placer de l’autre côté du ring. Si nous les considérons de cette manière, il est logique qu’elles jouent ce rôle. Non pas parce qu’il s’agit de leur devoir, mais parce que nous leur avons donné l’autorisation. En définitive, elles feront ce que nous attendons d’elles. Si nous attendons qu’une colère ruine une fête, cette colère surgira.

Par ailleurs, une émotion ignorée baisse peut-être d’intensité mais, si nous ne nous occupons pas d’elle, nous prenons le risque de la voir réapparaître à tout moment. Plus forte, plus invasive, profitant de notre faiblesse… et, au-delà de tout cela, sans avoir rien appris.


« Quand j’exprime ce que je pense et ce que je ressens, je libère mon esprit et prends soin de mon corps. »


Quand nous avons passé des années à essayer de contrôler et d’enfermer ce que nous ressentons, notre corps finit par tirer la sonnette d’alarme et prévenir que quelque chose ne va pas, qu’il somatise les émotions. Ne nous infligeons pas tout ce mal, cessons de souffrir et commençons à exprimer ce que nous ressentons quand nos émotions le demandent. Nous nous sentirons beaucoup mieux.

 

Images de Yassher Almajed