Désirs interdits, la différence entre penser et agir

Désirs interdits, la différence entre penser et agir

Dernière mise à jour : 26 juillet, 2016

Nous fantasmons parfois sur des idées qui provoquent chez nous des sentiments ambivalents.

Ces fils de pensée apparaissent presque comme par magie et dans la plupart des cas, ils sont une hypothèse un peu perverse qui, dans le fond, ne cesse pas de susciter chez nous un certain désir.

Le fait d’identifier ces désirs-là que, d’un autre côté, nous condamnons au nom de l’étique, est ce qui produit ce flot d’émotions qui se rencontrent.

Pourtant, la différence entre penser et agir est considérable. Si tout ce qui nous passait par l’esprit devenait réalité, nous aurions certainement, à l’heure actuelle, gagné au loto plusieurs fois et nous aurions même “assassiné” beaucoup de gens qui sont apparus dans nos vies pour nous mettre des bâtons dans les roues.

Quand nous imaginons des choses positives, comme avoir de l’argent ou pouvoir influer sur le destin d’un autre, nous sommes envahis d’émotions agréables.

Cela n’arrive pas seulement quand nous souhaitons le mal d’autrui ou quand nous fantasmons sur des personnes qui ne sont pas notre conjoint. Ces pensées sont normalement associées à des sentiments plus désagréables.

Mes désirs me font culpabiliser

Souvent, ce que nous pensons nous fait honte, nous fait culpabiliser, nous voulons que cela disparaisse et nous nous trompons nous-mêmes en disant que ces impulsions n’existent pas réellement.

Mais elles sont là et ce n’est pas en les évitant qu’elles vont disparaître.

Plus nous essayons de fuir ce désir-là, plus il nous poursuit. C’est un effet paradoxal, comme ce qui nous arrive quand nous nous obligeons à ne pas penser à un ours blanc et que nous n’arrêtons pas d’y penser.

Plus vous essayez de l’éviter, plus cette pensée prendra de la force.

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De manière rationnelle, nous savons que penser est très différent de faire quelque chose.