9 recommandations pour augmenter votre estime de vous-même en un mois

· 24 juin 2017

L’estime de soi ne se prête pas, ne se néglige pas ou ne s’oublie pas dans les poches des autres. Cependant, nous faisons partie d’une société qui a besoin du renfort des autres pour se réaffirmer et qui dit « oui » à voix basse alors qu’elle a besoin de crier fermement « NON ». Nous oublions, sans même nous en rendre compte, que peu d’abandons sont aussi mortels que celui qui consiste à cesser de s’aimer soi-même…

Nous devons bien l’admettre, peu de dimensions psychologiques comme l’estime de soi ont suscité autant d’intérêt et engendré autant de publications et d’édition de manuels dans le marché du livre et du développement personnel. À ce niveau, une grande partie de la population sait manier des concepts terminologiques, des stratégies et des outils créés par des gourous célèbres qui nous invitent à nous améliorer chaque jour pour développer notre potentiel.


« Vous méritez votre propre amour et votre propre affection, de la même façon que toute autre personne sur Terre. »

-Bouddha-


Cependant… Y parvenons-nous ? Parvenons-nous réellement à augmenter notre estime de nous-même ? La vérité est que ce n’est pas toujours le cas. Nous sortons de la maison en ayant répété plusieurs fois devant le miroir ce refrain de « je m’aime, je suis capable de faire tout ce que je veux et rien ni personne ne se mettra en travers de mon chemin ».

Malgré tout, nous nous retrouvons très rapidement à la case départ des cercles vicieux composés de pensées négatives. Nous tombons nez à nez avec l’insécurité, la peur des opinions des autres et nous destinons nos actions à cette incessante quête de reconnaissance qui nous permet difficilement de fournir un substitut d’oxygène à notre estime de nous-même.

Ce n’est pas facile, tout d’abord parce que, très souvent, nous avons une idée limitée de ce qu’est réellement l’estime de soi : « s’aimer soi-même » n’est, en vérité, pas suffisant. Il est tout aussi important d’améliorer et de travailler des dimensions aussi basiques que la perception que nous avons de notre propre personne, ainsi que les interactions que nous établissons avec les personnes qui nous entourent.

Comme nous pouvons le voir, il y a dans ce tissu complexe qui conforme notre identité sociale et émotionnelle quelques franges et coutures qu’il est nécessaire de renforcer ou même de refaire. Nous vous proposons donc de réfléchir à ces 9 stratégies.

1. Apprenez à être auto-suffisant-e

Le fait de ne pas savoir « nous nourrir », de ne pas faire attention à nous ou de ne pas être auto-suffisant-e est une malédiction, une espèce de sortilège qui nous oblige encore et encore à commettre la même erreur, à répéter le même comportement, à tomber dans le même puits : nous cherchons chez les autres ce que nous ne nous offrons pas à nous-mêmes.

Si nous initions un projet, nous attendons que notre conjoint, nos ami-e-s et notre famille soutiennent chaque idée, chaque illusion, chaque objectif et chaque proposition. S’iels ne le font pas, s’iels jugent un quelconque aspect de façon négative, nous pouvons avoir la sensation que, au fond, iels veulent que notre idée tombe à l’eau. Nous pouvons ainsi le prendre pour une attaque personnelle.


À quel type de bonheur pouvons-nous aspirer avec cette approche personnelle ? À un bonheur dans lequel il n’y a que des miettes de pain et dans lequel nous nous écroulons si les autres ne nous nourrissent pas de certitudes, de compliments et d’affection.


Nous devons être des personnes autonomes sur le plan émotionnel, des êtres qui se perçoivent comme étant précieux pour eux-mêmes et dignes de tout rêve, but ou objectif. Ce n’est que de cette façon que nous serons capables de trouver la partie positive des critiques.

2. Évitez les auto-affirmations positives génériques

Nous le signalions au début. Il y a des personnes qui ne sortent pas de chez elles avant d’avoir réalisé un rituel simple, celui de se mettre devant un miroir et de répéter « je m’aime, je suis capable de n’importe quoi, je suis beau/belle, personne ne. peut me faire de mal et je suis quelqu’un qui en vaut la peine ».


« La pire des solitudes est de ne pas être à l’aise avec soi-même »

-Mark Twain-


Bien. Il est possible que cette formule soit utile à beaucoup de gens mais nous devons bien comprendre que ce type d’expressions génériques fonctionne presque toujours comme des « calories vides ». C’est-à-dire qu’elles motivent pour une courte période de temps mais finissent par être digérées et l’effet se dissipe alors. Ce sont des idées délicates qui, puisqu’elles ne sont pas concrètes, évoquent difficilement des souvenirs qui pourraient servir d’appui.


Créez des affirmations personnelles, intimes, qui touchent votre fibre interne jusqu’au point de la revitaliser comme la corde d’un violon.


Par exemple : « dans le passé, on vous a fait du mal, on vous a fait croire que vous étiez petit-e et insignifiant-e mais vous avez désormais soigné vos blessures et votre peau est beaucoup plus dure. Vous êtes devenu-e un-e géant-e et l’enfant effrayé d’hier appartient au passé. Rien ni personne ne pourra se mettre en travers de votre chemin ».

3. Créez votre propre système immunitaire émotionnel

Avoir une faible estime de nous-mêmes nous rend plus vulnérables à de nombreuses « lésions » psychologiques qui peuvent nous toucher dans la vie quotidienne, qu’elles aient une petite ou une grande portée. Nous sommes moins résistant-e-s à la frustration, à l’échec, les déceptions nous font plus de mal, nous avons des difficultés à gérer l’anxiété, le stress…

  • Il est nécessaire de créer un authentique « système immunitaire émotionnel ». De la même façon que notre organisme dispose d’une série d’organes, cellules et de différents mécanismes pour faire face aux virus, bactéries et infections, nous devons lutter au niveau psychologique.
  • Il s’agirait seulement d’intégrer des stratégies de conscientisation qui nous permettraient de comprendre que nous avons besoin des nutriments adéquats pour nous rendre plus fort-e-s et pour nous servir de barrière de défense et de protection : l’amour propre, la confiance en soi, un bon auto-concept, la positivité, la résilience, le sens de l’humour, la capacité de relativiser, de savoir dire « non »…

4. L’estime de soi ne se nourrit pas seulement d’espoir, elle a besoin de convictions

Il existe des personnes qui, dans le but de renforcer leur estime d’elles-mêmes, se répètent des phrases comme « tout va bien se passer, je vais réussir à faire ceci, cela et tout ce que je veux ».

Comme nous l’avons signalé auparavant, ce type de méthode a une batterie qui s’épuise rapidement. Nous devons comprendre que quand nous nous trouvons face à une personne qui présente une faible estime d’elle-même, l’alimenter de simples espoirs ne lui sert à rien : elle a besoin de convictions, de faits concrets, réalistes et tangibles.

Il est donc nécessaire d’apprendre à se « rétroalimenter » et, pour cela, la meilleure chose à faire est de concentrer notre regard sur nos compétences, nos réussites et nos capacités, en étant réalistes.

« Je m’en sors bien avec ce qui touche le domaine social. J’ai toujours eu des bonnes notes dans cette matière à l’université et je suis capable de travailler dans ce domaine, je ne dois pas douter parce que j’ai les compétences adéquates. Il n’y a aucune raison de ne pas avoir confiance en moi. Je sais ce que je vaux et je suis certain-e qu’il y a de hautes probabilités que j’obtienne ce que je veux car j’ai déjà réussi dans le passé… »

5. Acceptez-vous, vous êtes le plus merveilleux cadeau de cette vie

Comment le nier ? Depuis notre enfance, on nous a guidé-e-s, orienté-e-s et guindé-e-s dans la magie de l’éloge, de la flatterie, de la tape dans le dos ou du regard d’approbation. Nous sommes devenus accros à la reconnaissance externe et, quand nous ne la trouvons pas, nous rejetons bien sûr la faute à ces défauts personnels et irrémédiables : nous sommes maladroit-e-s, laid-e-s, gros-ses, timides ou, pire, des raté-e-s.

Nous nous éloignons peu à peu de nous-mêmes comme si nous vivions sous une peau inconfortable, dans un corps étranger que nous détestons et qui nous répugne.

  • Au cours de notre enfance, personne n’a jamais pensé à nous demander si nous nous sentions fier-ère-s de nous-mêmes, si nous nous aimions ou si nous nous acceptions. Nous arrivons donc souvent à l’âge adulte en étant perdu-e-s et frustré-e-s, sans savoir où regarder, en nous ou chez les autres…
  • Si nous voulons vraiment améliorer et augmenter notre estime de nous-même, il faut passer par cela : nous devons nous accepter totalement, corps et âme, nous devons franchir le cap et comprendre qu’en réalité, nous sommes la plus belle chose de cette vie. Il n’y a pas à se sentir honteux-se de penser une chose pareille. Rien n’est plus important que ce corps qui nous permet d’avancer, de ressentir, de faire des expériences, rien n’est plus digne que cet esprit, cette peau et ce cœur qui mérite de s’aimer, d’être aimé-e et de se sentir incroyablement fort-e et beau/belle.

6. Explorez, cherchez, creusez

La faible estime de nous-même nous enferme dans la cave de la zone de confort, dans les égouts de l’immobilité et dans la chambre froide de la peur. Elle nous murmure qu’il vaut mieux ne rien essayer, ne pas prendre de risques et ne pas explorer d’autres endroits parce que nous allons probablement nous tromper une fois de plus et passer pour des idiot-e-s aux yeux des autres.

  • Si nous voulons vraiment noter des changements réels en un mois, nous devons explorer, chercher, creuser…
  • Nous ne devons pas être totalement sûr-e-s d’une chose pour « essayer » de nouvelles choses, nous devons prendre des risques et improviser plus fréquemment, en nous laissant porter par le principe d’intuition et par le sens du plaisir au lieu de suivre l’ombre de la peur et de la préoccupation.

La réalité et tout ce qui nous entoure cache des choses, des personnes et des situations réellement agréables qui méritent d’être découvertes.

7. Trouvez un équilibre entre raison et intuition

Les personnes avec une faible estime d’elles-mêmes présentent une tendance démesurée à tout rationaliser. « Si je fais cela, iels peuvent penser au contraire, je dois faire ceci pour qu’iels se rendent compte de quoi je suis capable ». « Je ferais mieux d’éviter cela parce que je peux échouer, il vaut mieux que je ne dise rien et que je fasse comme si rien ne s’était passé… »

  • Cette rationalisation et cette obsession à éplucher chaque détail jusqu’au point de prévoir ce qu’il peut se passer ou non nous conduit souvent à des états d’anxiété très destructeurs.
  • Nous devons récupérer l’odeur, le sens et le goût de nos émotions en nous autorisant à être libres de toute peur ou insécurité.

Osez faire l’expérience du plaisir de vous privilégier, de vous considérer comme la priorité maximale dans votre quotidien et de vous nourrir comme vous le méritez, sans autant de chaînes, de pressions et de réticences.

8. Il est bon de se faire des éloges de temps en temps

Les auto-éloges sont nécessaires et très utiles pour augmenter son estime de soi. Cependant, il faut faire attention à un petit point : nous ne devons pas nous permettre de nous faire des éloges à la légère et de façon exagérée ou démesurée mais nous pouvons les faire quand nous avons fait quelque chose de bien, quelque chose dont nous pouvons être fier-ère-s.

  • « Aujourd’hui, j’ai été capable de dire à cette personne que je ne vais pas aller à sa fête d’anniversaire » : je me sens fier/fière de moi parce que j’ai établi une cohérence entre mes désirs et mes actions.
  • « Aujourd’hui je me sens bien avec moi-même parce que j’ai réussi à réaliser mon objectif, même si personne ne pensait que j’allais y arriver ».

9. Récompensez-vous chaque jour, vous le méritez

Il est possible que, dans votre quotidien, vous consacriez tous vos efforts, toutes vos pensées et toute votre énergie à récompenser les autres, à les aider, à rendre leurs vies plus faciles, à satisfaire leurs attentes, à faire ce qu’iels attendent de vous.

Cette approche de vie, à long terme, ne peut mener qu’à une chose : la souffrance.


« Les gens qui veulent davantage d’approbation finissent par en avoir moins et ceux qui ont besoin de moins d’approbation en ont toujours plus. »

-Wayne Dyer-


Pour améliorer votre estime de vous-même et commencer à voir des changements réels en un mois, apprenez à vous récompenser chaque jour de différentes façons :

  • Offrez-vous du temps rien que pour vous.
  • Allez vous promener, courir ou marcher dans la nature.
  • Allez prendre un café avec vous-même et procédez à une conversation intérieure au cours de laquelle vous établirez des priorités.
  • Offrez-vous un livre, une petite escapade, une heure de silence et de solitude.
  • Récompensez-vous chaque jour en établissant une cohérence entre vos désirs et vos actes.
  • Offrez-vous de bonnes personnes dans votre vie et laissez de côté celles qui vous font du mal ou qui gênent la croissance de votre estime de vous-même.

Pour conclure, nous sommes conscient-e-s que réparer et soigner les fragments d’une estime de soi blessée ou fragmentée requiert du temps. Cependant, un tel art nécessite deux composants basiques : de la volonté et de la persévérance. Petit à petit, nous trouverons cette dimension idéale dans laquelle, à travers des distances parfaites et de la confiance, nous nous aimerons un peu plus, sans peur, culpabilité ou frayeur. Le chemin pour y arriver en vaut déjà la peine.

Références bibliographiques

Referencias bibliográficas

-Nathaniel Branden (1994) “The Six Pillars of Self-Esteem”. New York: Bantan Books

-Luis Rojas-Marcos (2007) “La autoestima, vivir mejor”. Barcelona: Espasa Hoy

-Walter Riso (2012) “Enamórate de ti: El valor imprescindible de la autoestima”. Valencia: Océano

Images de Katrhin Honesta