Un-e mauvais-e psychologue peut vous faire beaucoup de mal

· 25 avril 2017
Parfois, nous avons presque aveuglément confiance en un-e professionnel-le de la santé. Daniel Goldstein dit dans ce cas que « la psychologie est un manuel pour votre propre esprit ». Mais que se passe-t-il si nous tombons entre les mains d’un-e mauvais-e psychologue ? En quoi se transforme le guide pour la vie qu’estime Goldstein ?
Il est logique de penser qu’un-e mauvais-e psychologue pourra faire beaucoup de mal à notre psyché. C’est ce qu’il se passe avec tout-e professionnel-le de la santé. Un-e mauvais-e médecin, physiothérapeute ou thérapeute pourraient ne pas faire s’améliorer votre état mais, au contraire, l’empirer.
Le psychologue existentialiste Viktor Frankl utilise le terme de névrose iatrogénique pour faire référence à ce type de professionnel-le-s. Bien, mais ne sommes-nous pas assisté-e-s dans une telle situation ? Si nous prenons en compte le fait que nous ne sommes pas médecins ou thérapeutes. Comment pouvons-nous surmonter le désemparement face à un-e mauvais-e psychologue ?

Comment détecter un-e mauvais-e psychologue

Pour détecter un-e mauvais-e psychologue, il n’y a rien de mieux qu’un-e professionnel-le qui connaît bien sa profession. Nous nous remettrons donc par la suite au jugement de Juan Armando Corbin. Ce spécialiste en organisations et coaching a créé une liste dans laquelle il révèle quelques points importants pour détecter un-e mauvais-e psychothérapeute.

Vous vous sentez jugé-e ?

Votre thérapeute n’est pas là pour vous juger. Son travail est de vous comprendre, pas de s’imposer. Iel n’est pas non plus là pour partager votre point de vue, mais iel doit faire preuve d’empathie. Avec la compréhension et les outils adéquats, iel peut vous aider, mais s’iel se met à vous critiquer, c’est qu’iel entre sur un terrain personnel qui dépasse les limites de son travail.

Vous notez qu’iel ne peut pas vous aider ?

Parmi toutes les branches psychologiques, nous trouvons plusieurs spécialisations. Bien évidemment, un-e professionnel-le peut faire face à une très grande diversité de cas. Ainsi, s’iel n’a pas les compétences nécessaires, mieux vaut le/la laisser.
Dites-vous bien qu’il existe des psychologues spécialisé-e-s pour chacun des problèmes face auxquels la psychologie peut être un outil très utile. Cela étant dit, le plus habituel est qu’un-e psychologue -it une vision large de tous ces problèmes mais qu’iel soit seulement préparé-e à en traiter un ensemble déterminé.

Iel se centre trop sur lui ?

Si votre thérapeute se concentre trop sur lui/elle-même, il est probable qu’il s’agisse d’un-e mauvais-e psychologue. Certain-e-s professionnel-le-s utilisent des exemples personnels pour créer un bon climat et chercher un terrain où le/la patient-e pourrait s’identifier. Mais s’eil finit par centrer son discours sur tout un panel de réussites et de situations personnelles éloignées de votre problème, alors ce n’est probablement pas le/la professionnel-le qui peut s’occuper de vous.

Fait-iel attention à la connexion émotionnelle ?

Le/La thérapeute doit faire en sorte que le/la patient-e se sente à l’aise, mais iel ne peut jamais franchir la ligne émotionnelle. La relation doit être basée sur la confiance, mais il s’agit d’une confiance strictement professionnelle. L’attraction physique, par exemple, est considérée depuis plusieurs branches de la psychologie comme un obstacle pour que la thérapie ou l’intervention se termine par de bons résultats.

Se sert-iel de l’écoute active ?

Comment un-e psychologue peut-iel traiter son/sa patient-e s’iel ne fait pas preuve d’écoute active ? Vos émotions sont sincères et sensibles pendant la thérapie. Vous vous ouvrez à un-e professionnel-le. C’est pour cela que ses cinq sens doivent être en alerte. Iel doit savoir interpréter chacun de vos mots et chacun de vos geste ou, du moins, accorder toute son attention afin d’y parvenir. Si ce n’est pas le cas, il n’y aura aucune connexion et des données importantes pour traiter votre problème seront perdues.

« L’habilité d’être au moment présent est un composant principal de la santé mentale. »

-Abraham Maslow-


Pensez-vous qu’iel accorde réellement une grande importance à votre problème ?

Ce qui peut me sembler être un problème minuscule peut, pour vous, être une véritable montagne. C’est pour cela qu’un-e professionnel-le doit traiter chaque problème à sa juste mesure. S’iel le sous-estime, iel ne comprendra pas bien les symptômes et n’offrira pas de traitement approprié.

Iel vous parle d’autres patient-e-s ?

Un-e thérapeute a un pacte de confidentialité total avec ses patient-e-s. Pour cette raison, iel ne peut pas parler de votre problème à d’autres patient-e-s, et vice-versa. Si vous pensez qu’iel vous donne des informations privées sur d’autres personnes qu’iel traite, iel tombe dans de mauvaises pratiques et vous pourriez le/la dénoncer.

Comprend-t-iel votre système de valeurs ?

Nous avons tou-te-s un système de valeurs personnel. Il se peut qu’il ne concorde pas avec celui de notre psychologue, mais cela ne lui donne pas le droit de le remettre en question. Si le/la professionnel-le vous juge et pense que ses croyances sont meilleures que les vôtres, iel tombe de nouveau dans l’erreur. Iel n’aime peut-être pas votre façon de penser mais iel doit vous respecter.

Iel ne vous dirige pas vers un-e autre professionnel-le ?

Un problème ne se règle pas toujours depuis le champ strictement psychologique. Il se pourrait qu’un-e autre professionnel-le soit d’une très grande aide. Par exemple pour des troubles alimentaires. Ou il se peut que votre thérapeute n’ait plus de conseils à vous donner. A ce moment, iel vous redirigera vers d’autres spécialistes. S’iel ne le fait pas, c’est encore une fois une erreur.

« La psychologie aide à mesurer la probabilité selon laquelle un objectif peut être atteint. »

-Edward Thorndike-


Alors, si vous pensez que vous êtes entre les mains d’un-e mauvais-e psychologue, n’hésitez-pas et cessez de le/la consulter. Soyez certain-e qu’iel ne vous aide en aucune façon. Observez si certains de ces points se retrouvent chez le/la professionnel-le qui vous traite car, malheureusement, parmi les thérapeutes, il en existe certain-e-s qui n’ont pas les connaissances ou l’attitude nécessaire pour vous aider.