Derrière les problèmes, il y a toujours des opportunités

5 mars 2017 dans Emotions 353 Partagés

Le fait que les problèmes représentent des opportunités est l’une de ces vérités acceptées après de nombreuses vérifications. Dun autre côté, il s’agit de la phrase que nous avons l’habitude de répéter à nos ami-e-s pour les motiver dans des moments de difficultés mais que nous oublions nous-mêmes quand nous nous trouvons face à une barrière.

Les problèmes ne sont pas seulement des défis pour l’intelligence et la raison. Si seulement c’était le cas ! La difficulté réside dans le fait que de tels problèmes activent également un grand nombre d’émotions plus instinctives ou automatisées : la peur, la colère, les préjugés et appréhensions, l’intolérance…


« Nous ne pouvons pas résoudre des problèmes en pensant de la même façon que lorsque nous les avons créés. »

-Albert Einstein-


C’est pour cela que parfois, nous finissons par nous noyer dans un verre d’eau. Nous perdons la perspective de ce que nous sommes capables de faire et nous sommes pétrifié-e-s de peur, nous nous évadons ou nous nous ancrons dans la plainte. Nous nous sommes peut-être programmé-e-s pour transformer les problèmes en une menace qui n’aurait pas de porte de sortie. Nous perdons peut-être de vue le fait que les problèmes sont des défis et que si nous les affrontons, nous pouvons devenir meilleur-e-s. Si vous n’y croyez pas, demandez à tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont transformé leurs problèmes en opportunités.

Elizabeth Murray, des problèmes profonds à la lumière

Elizabeth Murray est née dans le Bronx, aux Etats-Unis, condamnée par les circonstances de son environnement à avoir une enfance compliquée. Ses parents étaient deux hippies des années 1970 qui sont tombés dans le monde des drogues. Quand elle est née, ils étaient tous deux accros avec de faibles possibilités de récupération car ils consommaient de la cocaïne et de l’héroïne.

Liz Murray avec son père

Liz Murray et sa sœur mangeaient des glaçons et du dentifrice parce que c’était tout ce qu’elles trouvaient à se mettre sous la dent. Pour combler le tout, leurs parents attrapèrent le SIDA et leur mère mourut. Leur père se retrouva dans un asile pour SDF. La sœur de Liz partit vivre chez un ami et Liz se retrouva littéralement à la rue à 15 ans.

Elle travailla à chaque fois qu’elle en eut l’opportunité. À 17 ans, elle retourna à l’école et, lors d’une visite à l’Université d’Harvard, elle se promit d’y entrer. Et elle y parvint : elle obtint une bourse, grâce au New York Times. Aujourd’hui, Liz est une brillante psychologue qui comprend mieux que personne la douleur humaine. Elle a publié un livre qui eut un grand succès et sa vie fut transposée au cinéma.

Arturo Calle, un homme qui fit de l’austérité sa forteresse

Il s’agit de l’entrepreneur colombien qui a le plus réussi dans le monde du prêt-à-porter masculin. Son père mourut alors qu’il était à peine enfant et il laissa derrière lui une famille de 8 enfants en bas âge et une mère veuve. Pour aider à compléter l’argent du foyer, Arturo commença à travailler très tôt. Il connaissait la valeur de chaque centime et, pour cette raison, s’adapta très bien à une philosophie de vie particulièrement austère.

Lorsqu’il fut un peu plus âgé, il obtint un travail qui lui donnait un salaire minimal. Même de cette façon, il passa plusieurs années à économiser sans relâche, jusqu’à pouvoir obtenir le capital suffisant pour ouvrir un petit commerce de vêtements. Sa devise était : économiser et ne jamais s’endetter.

C’est ainsi qu’il devint un entrepreneur à succès qui a désormais un grand nombre de magasins dans toute l’Amérique Latine. Les vêtements qu’il vend ont un avantage : ils sont économiques au niveau de la qualité car l’entreprise qu’Arturo Calle dirige ne doit rien à personne. Cela permet d’avoir un coût de production faible. Arturo fut également considéré comme l’un des 5 meilleurs employeurs de Colombie puisque dans son entreprise, tou-te-s les employé-e-s ont leur propre maison avec l’aide de la compagnie.

Wilma Rudolph, une histoire véritablement inspirante

Ce qu’a vécu Wilma Rudolph était beaucoup plus qu’un problème. Dès sa naissance, les difficultés sont apparues : elle était prématurée et on pensait qu’elle ne survivrait pas. Elle survécut, mais à 4 ans elle attrapa une double pneumonie et contracta la poliomyéliteEn outre, sa famille était pauvre, surtout si on tient compte du fait qu’elle devait alimenter 22 enfants.

Sa jambe gauche devint pratiquement inutilisable et elle dut marcher avec l’aide d’un appareil orthopédique. Malgré cela, à 9 ans, elle décida d’essayer de marcher toute seule et y arriva. À 11 ans, elle réussit à intégrer l’équipe de basket de son école et fit pour la première fois confiance en ses capacités physiques. À 13 ans, elle eut envie d’essayer l’athlétisme. Lors de sa première course, elle arriva à la dernière place et la même chose se produisit plusieurs fois au cours des années suivantes.

Wilma Rudolph, 1960

Après plusieurs années d’entraînement, elle réussit à gagner une course et ne s’arrêta plus sur le chemin de la gloire. Elle réussit à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Melbourne en 1956 et gagna la médaille de bronze pour les Etats-Unis. Enfin, en 1960, elle obtint deux médailles d’or aux Jeux Olympiques de Rome. Cette triple médaillée olympique surmonta une grave blessure due à la polio et atteignit le plus haut rang de l’athlétisme mondial.

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