7 mythes qui enveniment le couple

· 21 août 2017

La tendance classique et innée de l’être humain est la tendance au lien, à l’attachement et à la relation de couple. Elle naît d’une relation de fusion et de dépendance avec la mère. D’une manière ou d’une autre, cette tendance à une relation avec un lien affectif se maintient tout au long de la vie.

Partant de là, presque tout le monde, à un moment ou un autre de sa vie, a cherché à se mettre en couple. Il peut s’agir d’une relation brève et instable ou prolongée dans le temps et solide. Ou bien d’une combinaison de ces variables.

Cependant, ces liens affectifs sous forme de relations de couple ne sont pas exemptes de problèmes. Paradoxalement, beaucoup de couples se maintiennent unis au travers du conflit et des disputes. C’est comme s’ils avaient peur que la relation disparaisse s’il n’y avait plus d’affrontements et de cris.


« Choisissez votre compagnon/compagne avec beaucoup d’attention. De cette décision dépendra 90% de tout votre bonheur ou de votre tristesse ; mais après avoir choisi avec précaution, le travail ne fera que commencer. »


Les problèmes de couple peuvent apparaître et se maintenir en raison de multiples facteurs. Ici, nous allons nous concentrer sur les mythes autour des relations de couple. Ce sont ces idées qui se donnent comme certaines par la société et la culture au sein desquelles nous vivons mais qui, loin de nous aider, compliquent le maintien du lien affectif.

7 mythes qui affectent négativement votre relation de couple

Ces idées que nous vous exposons dans la suite de cet article sont étendues dans une plus ou moins grande mesure au sein de notre société. Nous les donnons pour certaines et les remettons à peine en question. Cependant, le prix à payer peut parfois être très fort.

En couple, on doit tout faire à deux

Il s’agit du mythe de l’union totale, chose qu’il n’est pas possible d’atteindre. Si les deux membres d’un couple font tout ensemble, iels cesseront d’agir comme des individus, renonçant à leur propre identité. Il est certain qu’il faut compter sur l’autre, mais pas non plus dépendre complètement de lui/elle.

Il est important de partager les décisions au sein d’un couple, mais pas toutes. Dans cette idée influe le mythe de l’amour romantique. Ce mythe nous mène à penser que la période où on tombe amoureux-se va durer pendant toute la relation.

Tout ce qui ne résout rien et qui produit d’énormes dégâts dans la relation, ne doit pas être partagé. C’est la règle à suivre. Si on se sentait obligé-e-s de dire absolument tout, on se sentirait envahi-e-s et sans la moindre possibilité de maintenir notre identité.


« Nous cherchons davantage le plaisir du moment où on tombe amoureux-se que la tranquillité d’une relation de couple stable. J’insiste, peu importe à quel point on vous aime, ni comment. »

– Walter Riso –


Le fait d’avoir un enfant peut aider un couple en crise

Les enfants consolident et enrichissent une bonne relation de couple. Cependant, ils empirent la relation quand le couple fonctionne mal à la base, puisqu’ils deviennent une charge supplémentaire. La parentalité exige des membres du couple des adaptations importantes. Celles-ci seraient impossibles à assumer de manière adéquate s’il n’existait pas au préalable une relation de couple.

Il est préférable qu’avant d’assumer la responsabilité d’avoir un enfant il existe une relation de couple tout aussi solide que flexible. De plus, il est nécessaire que les canaux de communication soient ouverts, puisqu’il est indispensable pour l’enfant que les parents fixent des règles établies à deux et appliquées par les deux.

Le couple devrait à 50% être une société

La flexibilité des rôles homme/femme est un changement positif en général pour les relations de couple. Cependant, le mener d’une manière rigide à 50% peut causer d’importants troubles dans la vie à deux au quotidien.

Les accords apparemment inégaux peuvent promouvoir un plus grand équilibre et une plus grande harmonie. Dans le cas contraire, on se retrouvera avec des couples qui se disputent sur le nombre de fois qu’a cuisiné chacun-e ou le nombre de fois que chacun-e a fait tourner une machine.

Le couple peut nous permettre de réaliser tous nos rêves

Cela suppose une énorme charge de responsabilité que l’autre se sente responsable de satisfaire tous nos rêves et tous nos besoins. C’est la manifestation d’un amour naïf et d’une personne immature affectivement. Ce sont ces personnes qui ont besoin de l’autre, et c’est pour cela qu’elles aiment. Elles ont un énorme manque affectif qui transcende leur capacité et leur habilité à prendre des décisions.

Cependant, les individus matures au niveau affectif peuvent ou non vivre avec leur compagnon/compagne, mais le décident. Iels choisissent de vivre ensemble car iels le veulent, pas parce qu’iels en ont besoin.


« Jamais au-dessus de toi, jamais en dessous de toi, mais toujours à tes côtés. »

– Walter Winchell –


Celleux qui cherchent à deviner ce que l’autre pense et ce qu’iel ressent

Il s’agit là d’un mythe très diffus qui provoque d’énormes problèmes de communication dans la relation. Il est réellement impossible de savoir ce que l’autre pense. C’est une grave erreur de communication que d’essayer de lire les pensées de l’autre ou de tenter de faire en sorte que l’autre lise les nôtres.

Il y a des personnes qui considèrent ce que l’autre leur donne perd de sa valeur si elles ont dû le demander avant. Ainsi, non seulement elles ne profitent pas de ce qu’elles reçoivent et cassent l’équilibre de la vie commune, mais en plus elles n’arrivent pas à valoriser la manifestation d’amour que l’autre leur donne.

Ce mythe a aussi d’énormes conséquences négatives dans le domaine de la sexualité. Cela est également dû au fait que l’un-e doit savoir quel type de caresse est la plus satisfaisante pour l’autre. La réalité, c’est que si iel ne le dit pas, il est impossible de le savoir.


« Parfois, on confond le fait de vouloir être seul avec le besoin d’être avec la bonne personne. »

– Francesc Miralles –


Un couple malheureux, c’est toujours préférable à un foyer brisé

Il y a peu de situations plus douloureuses et destructrices qu’une vie commune maintenue seulement par la peur, la culpabilité ou le devoir, et où l’affection est absente. Maintenir un mariage « pour les enfants », c’est rendre ces derniers responsables, sinon coupables d’une relation dont seul-e-s doivent être responsables de maintenir les adultes. Il s’agit d’une charge que l’enfant ne peut pas porter et quand il essaie, généralement, cela a des répercussions négatives sur sa propre santé physique et mentale.

Le plus adéquat pour le bien-être des enfants du couple, si la relation n’est pas viable, c’est une séparation amicale. Les enfants doivent avoir la sensation qu’ils ne perdent aucun de leurs parents. Même s’ils se séparent en tant que couple, ils pourront continuer à développer leur fonction de parents d’une manière adéquate et bénéfique pour leurs enfants.

Les opposés s’attirent et se complètent

Il est certain que s’il y a certaines différences et que ces dernières peuvent être vécues comme enrichissantes et stimulantes, cela rendra la relation plus dynamique. Mais les mariages satisfaisants comportent généralement des similitudes basiques qui surpassent les différences.

Il est facile de comprendre que s’il y a beaucoup de différences qui surpassent les similitudes, et si ces différences sont vraiment des opposés, la relation sera insatisfaisante. Si un des conjoints aime parler et partager ses sentiments et que l’autre se passe absolument de cette dynamique ou pense que ce n’est pas la meilleure chose à faire pour résoudre les problèmes, il est facile de deviner qu’il y a aura de graves conflits dans la communication.

Si un conjoint est extraverti et sociable et que l’autre est introverti, il y aura des conflits dans la relation de couple. La même chose se passera si l’un-e est passionné-e et si l’autre est froid-e. Ou si l’un-e aime dépenser et l’autre préfère économiser le moindre centime. Toutes ces différences apporteront sûrement des conflits dans la vie commune.