3 facteurs silencieux qui provoquent la majorité des ruptures de couple

25 juin 2017 dans Psychologie 1344 Partagés

Les ruptures amoureuses sont normalement très difficiles à surmonter, voire traumatisantes pour celleux qui en souffrent. En fait, le couple est l’un des thèmes qui se trouve en haut de la liste des préoccupations d’un bon nombre de personnes dans le monde. Il est devenu un territoire craint mais également désiré puisqu’il représente une dimension que beaucoup jugent nécessaires pour atteindre le bonheur.

Il n’est pas fréquent qu’un couple se mette à évaluer ses problèmes et décide qu’il est l’heure de mettre fin à la relation. La majorité des ruptures sont, dans une certaine mesure, abruptes pour l’une des deux personnes. Il est également habituel qu’elles soient accompagnées de conflits, de confusion et de doutes.


« Au cours d’une dispute, la chose la plus difficile n’est pas de défendre notre opinion mais de la connaître. »

-André Maurois-


Dans un grand nombre de situations, les ruptures se produisent alors qu’il y a encore de l’amour dans le couple. Il ne brille peut-être plus ou n’est plus celui des premiers jours, mais il est bien là. Et ce sentiment est ressenti encore plus intensément quand tout se finit et qu’on parvient à mesurer le vide que l’autre laisse dans notre vie.

Comme on le dit souvent, mieux vaut prévenir que guérir, surtout si vous aimez réellement votre compagnon/compagne et voulez que cette relation dure longtemps. C’est pour cela qu’il est important de rester attentif-ve et de ne pas permettre que certains agents érosifs commencent à détériorer la relationParmi ces facteurs, trois interviennent dans la majorité des ruptures amoureuses. Ce sont les suivants.

L’excès de critiques, un facteur qui favorise les ruptures

Au début, il n’y a que des compliments, puis beaucoup de couples en arrivent à un point où c’est tout le contraire qui se produit. Les critiques vont et viennent, encore et encore. Beaucoup de ces questionnements proviennent d’une certaine désillusion qui apparaît quand la phase où l’on est amoureux-se cesse, de même que l’idéalisation qui allait avec.

Certain-e-s reprochent à leur conjoint de ne pas être « le prince charmant » ou « la princesse enchantée » dont iels étaient tombé-e-s amoureux-ses. Au fond, ce qu’iels reprochent est de ne pas avoir comblé ce fantasme qu’iels avaient à l’esprit. Iels disent que l’autre a « changé ». Dans une certaine mesure, iels se sentent trahi-e-s quand iels découvrent que l’autre n’était pas « la moitié » dont iels avaient rêvé, mais un être humain avec des besoins banals et des défauts sans la moindre grâce.

Les critiques sont plus adéquates sur d’autres terrains, comme le terrain professionnel ou intellectuel. Dans le monde du couple, on peut vivre sans. Vous avez toujours l’option d’accepter l’autre ou non. Mais si vous ne le laissez pas partir et ne l’acceptez pas non plus, le climat peut vite se charger de tension. Beaucoup de ruptures pourraient être évitées si, au lieu de lutter parce que l’autre change, on prenait sur nous pour l’accepter. Il y a une différence, par exemple, entre le fait qu’iel ne nous montre pas qu’iel nous aime et le fait qu’iel ne le fasse pas comme nous le souhaiterions.

Les comportements défensifs

Ce type de comportement apparaît normalement quand un conflit passé n’a pas été résolu. Tous les couples ont des problèmes. Tous passent par des situations au cours desquelles ils doivent pardonner mais, parfois, ces épisodes ne sont pas gérés adéquatement et il reste alors « quelque chose » qui continue de faire mal en silence.

Des comportements défensifs apparaissent aussi quand l’un-e des deux fait preuve de beaucoup d’insécurité et développe une grande dépendance. Dans ce cas, comme dans celui qui précède, ce qui suit est plus ou moins infernal pour les deux. L’un-e se sent menacé-e, de façon réelle ou imaginaire. Et l’autre est un-e éternel-le suspect-e qui commence soit à développer des sentiments de culpabilité infondés, soit à jouer à contrôler la peur de l’autre.

Dans ces conditions, le couple ne se sent plus uni par l’amour mais par le conflit. C’est ainsi que deux personnes qui devraient se soutenir et se renforcer mutuellement deviennent en quelques sortes des ennemis non-déclarés. La confiance n’existe plus. Chacune cherche à se protéger de l’autre. À ce stade, soit le problème est mis sur table pour y trouver une solution, soit on procède à une rupture qui peut être très saine pour les deux.

L’évitement du conflit

L’évitement du conflit est aussi un comportement défensif, mais il s’exprime de manière passive ou latente. La logique qui règne est d’ignorer les problèmes pour ne pas en arriver à des disputes, des éloignements ou, bien évidemment, des ruptures.

L’un-e des deux peut agir d’une manière erronée, déplacée ou nocive pour l’autre. Cependant, celui/celle qui est l’objet de tout cela se tait. Iel ne dit rien parce qu’iel sait que ce peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase et qu’en parler peut donner lieu à une rupture. Ce qui unit le couple, dans ce cas, n’est rien d’autre que de la dépendance et de la peur.

Le pire étant que même si l’on évite le conflit, celui-ci ne disparaît pas. Chaque fois que vous laissez un problème en attente, il ne se dilue pas mais grandit. Habituellement, cela donne lieu à une grande angoisse. Une immense tristesse peut émerger, de même qu’une dépression. Et, pendant ce temps, le problème central ne cesse de s’aggraver.

Maintenir un couple uni n’est pas seulement une question d’affection. Il est nécessaire de faire preuve d’intelligence pour gérer les contradictions qui apparaissent sans cesse. Si vous voulez absolument conserver cet amour et éviter la rupture, la meilleure chose à faire est d’apprendre à communiquer en toute franchise. Et d’abandonner les fantasmes d’adolescent-e, qui apportent beaucoup plus de souffrance que de satisfaction.

Images de Darek Puczel

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