William James et la conception de la vérité

· 27 novembre 2018
La vérité est un concept difficile à définir. Même si nous l'utilisons fréquemment. Et lui accordons beaucoup d'importance. Il semblerait que nous lui fassions confiance à chaque moment de chaque journée et qu'elle soit très "proche" de nous. Cependant, la vérité est difficile à définir. Car dès que vous pensez l'avoir découverte, un argument surgit. Et montre immédiatement des déficiences dans sa définition.

Dans cet article, nous allons étudier la conception de la vérité. Selon la théorie de William James (1842-1910). James était un philosophe nord-américain. Aussi professeur de psychologie à l’Université d’Harvard. Et fondateur de la psychologie fonctionnelle.

Il a défendu une conception humaniste et pratique de la vérité, enracinée dans l’expérience humaine. La conception de la vérité de James est encore l’une des conceptions les plus importantes qui soit, aussi bien pour la philosophie que pour d’autres disciplines. Elle facilite une définition humaniste de la vérité applicable à presque tous les domaines.

Vérité et connaissance

James a distingué deux façons de connaître les choses. D’un côté, l’individu pourrait savoir quelque chose de façon intuitive. A travers l’expérience directe. Comme lorsque l’on voit une feuille. Ou une table devant nous (ce que James a décrit comme « l’étreinte directe » de l’objet par la pensée). Cependant, il existe une autre façon. Connaître quelque chose à travers « une chaîne externe » d’intermédiaires physiques ou mentaux qui connectent la pensée et les choses.

Ainsi, James soutenait que la forme de connaissance intuitive était l’appréhension directe. Tandis que la vérité pour la connaissance intuitive était une question de conscience directe dans le flux de l’expérience. En revanche, pour la connaissance conceptuelle ou représentative, savoir qu’une croyance était vraie signifiait « la soutenir à travers un contexte que le monde fournit ».

 

Vérité et vérifiabilité : utilité

Pour James, la vérité n’est pas une propriété inhérente à l’idée. C’est un fait qui se produit dans l’idée. Selon sa vérifiabilité. Ainsi, la vérifiabilité pour William James est un sentiment d’harmonie et de progrès dans la succession d’idées et de faits.

Ces idées vraies jouent un rôle fondamental. Elles constituent des outils très utiles pour l’individu, qui peut les utiliser pour se guider dans la réalité. Posséder ces idées est donc un bien pratique qui permet de satisfaire d’autres besoins vitaux. Pour James, le vrai est utile. Il introduit un bénéfice vital qui mérite d’être conservé.

les théories de William James

 

Théorie pragmatique de la vérité

La conception de la vérité de William James s’inscrit dans les théories pragmatiques de la vérité. Ces théories font partie des philosophies du pragmatisme. Les théories pragmatiques de la vérité ont été proposées pour la première fois par Charles Sanders Peirce, William James et John Dewey. Les caractéristiques communes de ces théories sont la confiance en la maxime pragmatique. En tant que moyen de préciser les sens de concepts difficiles comme la vérité. Par ailleurs, ils soulignent que la croyance, la certitude, la connaissance ou la vérité sont le résultat d’une recherche.

La version de la théorie pragmatique de William James se résume souvent par son affirmation. « Le vrai n’est que la ressource de notre façon de penser. Tout comme le droit n’est que la ressource de notre façon d’agir ». Il a voulu dire, à travers cette phrase, que la vérité est une qualité dont la valeur se confirme par son efficacité au moment d’appliquer des concepts à la pratique réelle (par conséquent, « pragmatique »).

les théories de William James

La théorie pragmatique de James est une synthèse de la théorie de la correspondance de la vérité et de la théorie de la cohérence de la vérité, avec une dimension additionnelle. Ainsi, la vérité est vérifiable dans la mesure où les pensées et les affirmations correspondent aux choses réelles.

James a dit que tous les processus de vérité doivent conduire à la vérification directe des expériences sensibles. Il a aussi étendu sa théorie pragmatique bien au-delà de la vérifiabilité scientifique. Dans le domaine du mystique. Selon lui, « selon les principes pragmatiques, si l’hypothèse de Dieu est satisfaisante dans le sens le plus large du terme, alors elle est « vraie ».

« La vérité, vous dira n’importe quel dictionnaire, est une propriété que possèdent certaines de nos idées : elle consiste dans ce fait qu’elles sont « d’accord », de même que l’erreur consiste dans ce fait qu’elles sont « en désaccord », avec la réalité. Les pragmatistes et les intellectualistes s’entendent pour admettre cette définition comme une chose qui va de soi. Ils ne cessent de s’entendre qu’au moment où l’on soulève la question de savoir exactement ce que signifie le terme « accord ». Et ce que signifie le terme « réalité ». Lorsque l’on voit dans la réalité quelque chose avec quoi nos idées doivent « s’accorder ». »

-William James-