Quand je serai vieux/vieille, je veux des personnes jeunes d’esprit à mes côtés

4 avril 2017 dans Psychologie 399 Partagés

Quand les années auront coulé sur moi et que les rides auront sculpté ma peau, je veux avoir à mes côtés des personnes jeunes d’esprit et joyeuses. Je souhaite que mes os me fassent souffrir à force de rire avec elles, je veux que mes pieds fatigués gardent toujours l’envie de danser et que je ne manque pas de cette compagnie qui réchauffe le cœur et qui illumine mes jours.

Il est évident que la plupart des gens partagent ces désirs. Cependant, un aspect est à prendre en compte : vieillir n’est pas agréable. Au-delà de la sagesse acquise ou de l’équilibre personnel, la vieillesse, c’est avant tout perdre : nous perdons la jeunesse, nous perdons la santé, l’énergie et même l’avenir. C’est alors que nous prenons conscience de ce qui est le plus important : nos relations personnelles.

Arriver au “troisième âge” de nos vies avec des personnes exceptionnelles à nos côtés est sans doute le bien le plus précieux, celui-là même pour lequel nous devrions investir dès aujourd’hui. Cherchez des gens modestes, des personnes grandioses et magiques jeunes d’esprit qui offrent de la vie à vos années, et de la joie à chaque bougie soufflée lors de vos anniversaires.

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Avoir l’esprit jeune est un privilège réservé à très peu de personnes. Tant et si bien qu’il y a de jeunes qui ont déjà l’esprit d’octogénaires, pour qui l’horizon ne se nourrit pas de nouvelles perspectives, et qui ne laissent pas la place à la spontanéité, la curiosité ou la passion de vivre.

Ce type de personnalité est tout à fait inutile quand on doit gravir la dernière marche de la vie qu’est la vieillesse. C’est à ce moment que nous avons le plus besoin de forces, d’énergie et de positivisme pour passer outre la douleur physique de ces os qui font mal, de cette perte, peut-être, de notre conjoint, de cette tristesse que l’on fait nôtre parfois sans savoir pourquoi, quand l’existence est trop lourde.

Un cœur joyeux et un esprit jeune deviennent les meilleurs alliés pour voir plus clairement du sommet de cette montagne qu’est la maturité personnelle. Parce que vieillir est avant tout l’art de continuer à nourrir des espoirs, et voilà ce que nous offrent les gens qui ont cet éclat si spécial dans le regard.

C’est la lumière d’un cœur qui a souffert et qui s’est guéri tout seul, qui comprend que chaque jour est une nouvelle opportunité pour être heureux, que l’on ait vingt, cinquante ou soixante-dix-neuf ans.

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Je ne veux que les meilleur-e-s à mes côtés

D’après une intéressante étude publiée dans le magasine Current Biology, les humains ressemblent aux macaques dans beaucoup plus de comportements que nous le pensons. Il y en a un en particulier que nous développons à mesure que nous vieillissons : nous devenons extrêmement sélectif-ve-s dans nos amitiés.

Il est donc évident que c’est quelque chose que nous pratiquons déjà sans avoir besoin de passer le cap des soixante-dix ans. Pourtant, c’est comme si dans la vie de nombreux primates, on avait le besoin vital de chercher le soutien et la compagnie quotidienne de ces membres les plus significatif-ve-s, alors que la vie commence à se faire de plus en plus courte.

Pendant un temps, cela s’expliquait par un simple -mais trompeur- raisonnement. Celui selon lequel en vieillissant, nous avons moins de ressources et moins d’énergie, et en ne voulant pas courir de risques, nous nous concentrons sur ce que nous avons le plus près de nous. À l’heure actuelle, il semble évident que ce n’est pas le cas. En réalité, êtres humains et macaques, nous nous imposons une loi fondamentale : il nous faut nous entourer de personnes spéciales et passer un bon moment.

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C’est justement quand on est jeune que nous n’appliquons pas ce filtre sélectif : nous nous accrochons d’abord à ce que nous trouvons, que ce soit nos amours ou nos amitiés. La leçon que nous tirons de ces expériences, c’est que peu à peu, notre boussole interne nous guide pour nous dire finalement ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas.

Quand on arrive à une maturité avancée, on a toujours l’envie et l’énergie de connaître des gens, de construire de nouvelles relations. Cependant, nous sommes extrêmement sélectif-ve-s. Nous ne accommodons pas de n’importe quoi. Laura Ameling, une scientifique du “Centre Allemand de Primates”, a découvert que les plus vieux macaques se rassemblaient avec quelques membres de leur groupe (peu importe s’ils étaient plus jeunes) et qu’ils en rejetaient d’autres.

La plupart du temps, ils essayaient de socialiser au sein de ces petits groupes, à se rendre service, à se caresser et à s’enlever les poux. Ils cherchaient avant tout des relations enrichissantes durant les dernières années de leur vie. Il se passe la même chose pour l’être humain ; personne ne se contente de qu’il y a autour de lui, du quotidien.

Pour atteindre le troisième âge de la meilleure façon possible, l’idéal est d’avoir à nos côtés des gens à l’esprit jeune, des êtres courageux, pleins d’éclat et de force qui nous suivent, désireux d’apprendre, de profiter, d’affronter la dureté des maladies ou les possibles pertes. Parce que même si le passage des années est inévitable, vieillir dans sa tête et dans son cœur est un choix que nous ne devons pas nous permettre.

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