Quand je regarde le monde, je suis pessimiste, mais quand je regarde les gens qui m’entourent, je suis optimiste

· 2 octobre 2017

Seules les relations personnelles comme la famille et les ami-e-s les plus proches peuvent nous procurer des sensations et émotions particulières. Le soutien émotionnel, l’amour, la sécurité et la protection nous donnent une perspective plus porteuse d’espoir aux yeux de celleux qui nous entourent, malgré les problèmes qui troublent l’horizon. Le monde est peut-être un lieu vil mais les émotions de confort que nous font ressentir les gens que nous aimons nous permettent de le voir comme un endroit plus accueillant, plus fait à notre taille.

Quand nous observons le monde, nous notons parfois une foule de situations et de faits qui nous en éloignent ; nous nous sentons vulnérables et petit-e-s face à l’incompréhension de notre position au cours de certaines situations. Il nous arrive souvent de voir le monde comme un endroit menaçant. Et, au contraire, quand nous baissons les yeux et nous concentrons sur ce qui nous entoure, nous retrouvons un second souffle et une profonde sécurité ; ceci se passe pour de nombreuses raisons, mais surtout parce que nous faisons finalement partie de cet univers à travers nos relations personnelles.

Être entouré-e-s de personnes qui nous procurent des sensations de sécurité et de compréhension nous rend plus optimistes puisque nous avons tendance, grâce à ces sentiments, à voir les choses et à les juger à partir d’un point de vue beaucoup plus positif. Ne pas savoir prendre soin de ses relations sociales peut être aussi nocif que de ne pas faire de sport, d’être alcoolique ou de fumer 15 cigarettes par jour.

« Nos croyances à propos de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons être déterminent avec précision ce que nous pouvons être. »

-Anthony Robbins-

Pourquoi le pessimisme nous envahit-il quand nous observons le monde ?

Même si les données démontrent que, en comparaison avec les époques passées, nous vivons mieux que jamais, la tendance protectrice du cerveau nous fait prêter davantage attention aux nouvelles qui peuvent constituer des menaces, nous plaçant ainsi dans un état d’alerte constant.

femme pessimiste et chouette

Nous vivons à une époque où il y a moins de violence explicite au sein de l’humanité ; la pauvreté a considérablement baissé, l’espérance de vie de la population mondiale est de plus en plus élevée et le monde, en général, est devenu plus démocratique. Malgré cela, nous entendons souvent des expressions qui décrivent un monde se détériorant continuellement : « ce n’est plus ce que c’était » ou « les choses allaient bien mieux dans le passé ». Mais les statistiques, comme nous l’avons dit précédemment, parlent d’une toute autre réalité.

Alors, pourquoi cette dissonance entre la situation actuelle du monde et l’état général de pessimisme à propos de l’évolution de la planète ? Steven Pinker, professeur à l’Université de Harvard, synthétise et explique que la principale raison de cette distorsion est le filtre du pessimisme, qui peut être extrêmement puissant et persistant. 

Notre cerveau est programmé pour identifier et faire passer en premier lieu la conscience des dangers : une mauvaise nouvelle peut en arriver à mettre en péril notre qualité de vie. En revanche, une bonne nouvelle peut difficilement constituer une menace. Cela explique en partie pourquoi l’impact des nouvelles négatives est plus fort et pourquoi, en général, elles laissent une marque plus profonde dans notre mémoire.

« Le pessimisme est un jeu sûr. Avec lui, vous ne pouvez jamais perdre, seulement gagner. Il s’agit du seul point de vue qui ne vous apportera jamais de déception. »

-Thomas Hardy-

Pourquoi sommes-nous plus optimistes quand nous regardons les gens qui nous entourent ?

La clé qui explique notre optimisme quand nous observons les gens que nous aimons, ces personnes que nous avons volontairement choisies pour partager nos expériences les plus personnelles, consiste à la reconnaissance que nous leur portons. Le secret réside dans la capacité à remercier les gens pour tout ce qu’ils font pour nous, même si ces choses ne sortent pas de l’ordinaire. Nous ne devons jamais les considérer comme « acquises ».

Sommes-nous bien conscient-e-s des personnes qui contribuent à notre quotidien ? Sommes-nous bien conscient-e-s de l’importance des émotions que nos relations nous apportent ?

pessimisme et optimisme

Nous ne pouvons pas nier le fait que nous devons être reconnaissant-e-s envers une infinité de personnes, celles qui nous permettent d’avancer plus facilement dans la vie et de profiter du moment actuel. Pour pouvoir exprimer cette reconnaissance, il est nécessaire de prendre conscience des merveilleuses choses positives qui nous entourent constamment.

« Je suis optimiste. Être autre chose que cela ne semble pas très utile. »

-Winston S. Churchill-