Savez-vous transformer une pensée négative en pensée positive ?

· 26 juin 2017

Une pensée négative peut-elle être transformée en pensée positive ? Barbara Fredrickson, psychologue de l’Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), a démontré comment une attitude optimiste face à la vie peut aider le cerveau à lutter contre les émotions négatives. La chercheuse a constaté que, grâce à certains exercices, le corps peut être entraîné pour développer des réponses positives et les multiplier, parvenant ainsi à générer un amortisseur naturel contre le stress et la dépression.

La première chose que nous devons savoir est que les pensées auxquelles nous « déclarons la guerre » vont nous attaquer. Si, chaque fois qu’une pensée négative surgit dans notre esprit, nous lui résistons, nous nous opposons à elle ou nous la renions, cette pensée va faire tout le contraire et persister puis s’installer dans notre esprit. Chaque pensée déchaînera d’autres pensées de la même nature, provoquant ainsi une inondation cognitive qui ne nous aidera pas.

Les pensées que nous avons peuvent affecter notre vie quotidienne ainsi que nos émotions et nos comportements. Il est important de comprendre la relation qui existe entre contrer une pensée négative et réduire les conséquences négatives de cette dernière. Pour cela, la première chose à faire est d’identifier nos schémas de pensées négatives automatiques qui, par la force de l’habitude, en sont arrivés à faire partie de nos croyances fondamentales.

Nos croyances fondamentales sont pleines de biais ou de distorsions cognitives. Il est maintenant temps d’identifier ces distorsions et de les combattre pour développer des pensées positives devant chaque nouvelle situation. Ces biais ou distorsions poussent notre esprit à éliminer l’information qui ne lui convient pas pour le maintien de nos croyances et à agrandir ou magnifier l’information qui concorde avec notre manière de voir la vie.


« Le travail de la pensée ressemble au forage d’un puits : l’eau est d’abord trouble, puis elle devient plus claire. »

-Proverbe chinois-


Les pensées ne sont qu’une partie modifiable de votre être

Le cerveau ne cherche pas à connaître la vérité : il cherche à survivre. Dans un monde préhistorique, cette manière de se comporter mentalement était très juste, mais dans le monde actuel, beaucoup de choses sont différentes. Désormais, il n’est plus aussi nécessaire de donner une réponse rapide pour survivre. Nous devons bien garder à l’esprit que notre cerveau peut, en certaines occasions, se tromper : il se peut qu’il nous montre la situation telle qu’il la perçoit et non comme elle est en réalité.

L’esprit cherche à économiser de l’énergie, à nous fournir rapidement une réponse face à un fait concret pour essayer de prendre le contrôle et nous offrir de la sécurité et de la tranquillité. C’est dans ces raccourcis mentaux que se produisent les plus grandes distorsions. Notre cerveau primitif a tendance à agir rapidement, de la même façon que nos ancêtres pour survivre, et c’est pour cela que l’on fait face à un excès de généralisations, de filtrations négatives et de rigidité mentale quand nous gérons l’information à toute vitesse.

Actuellement, au quotidien, on retrouve dans notre société peu de situations de danger réel : presque toutes les situations de menace sont imaginées ou leurs conséquences sont surdimensionnées. Gérer rapidement une information nous fait tomber dans les biais qui essayent de rendre nette une image tordue par la rapidité avec laquelle nous avons essayé de la traiter.

L’une des plus grandes distorsions involontaires consiste à accepter en tant que vérité absolue la probabilité que quelque chose va nous arriver. Cela nous pousse à agir de manière anxieuse ou déprimée, sans que rien ne se soit produit. Environ 20% de nos pensées se produisent réellement. Ainsi, nos pensées ne doivent pas être les juges de notre vie mais plutôt les spectateurs.


« Votre pire ennemi ne vous fera pas autant de mal que vos propres pensées. »


Comprenez votre esprit et votre esprit vous comprendra

Nous avons, pour la majorité d’entre nous, l’habitude de consacrer une partie de notre attention aux activités que nous réalisons à l’instant même, tandis que l’esprit et les pensées se concentrent sur d’autres problèmes. Agir de la sorte s’appelle vivre avec le « pilotage automatique », en nous occupant de ce que nous faisons sans avoir conscience des détails du moment.

Être pleinement conscient-e de ce qu’il se passe ici et maintenant est l’état idéal pour combattre les pensées négatives. Accepter que ce type de pensées est parfois nécessaire et un cercle vicieux de prémonitions négatives qui s’auto-alimentent nous donnent la clé pour les échanger contre des pensées plus ajustées à la réalité.

Il est possible que nous ne puissions pas changer certains éléments provenant de situations déterminées, comme la douleur, la maladie ou une circonstance difficile, mais nous pourrons au moins nous rendre compte de la façon dont nous réagissons ou répondons à tout ce qui nous arrive. C’est en faisant cela que nous serons en mesure de développer des stratégies pour changer la relation que nous entretenons avec nos circonstances et les filtres – pas toujours alliés – que nous utilisons pour les traiter.


« Le chasseur qui poursuit deux lapins n’en attrape aucun. »