Ne laissez jamais rien ou personne prendre les rênes de votre esprit

5 juin 2017 dans Psychologie 534 Partagés

L’opinion de l’autre, c’est celle d’un esprit qui n’est pas le notre, qui a vécu d’autres expériences et qui a d’autres intérêts qui ne sont pas les nôtres. Nous avons tou-te-s autour de nous des personnes qui aiment donner leur avis, juger et projeter leur vie et leurs expériences sur les autres. Elles pensent que leurs limites sont les nôtres, et que le chemin qu’elles ont pris a été le meilleur et que tout autre direction ne serait pas le bon chemin à prendre.

Souvent, ces personnes essaieront de faire en sorte que l’on se dévalorise et qu’on ne se pense pas assez bon-ne-s. Or, responsabiliser les autres de la non-résolution de ses problèmes personnels et se sentir responsable des problèmes des autres sont deux manières de ne pas avoir le contrôle sur sa propre vie.

Il est possible que parfois, du fait de certains comportements, on ait appartenu à l’un ou l’autre de ces deux groupes, voire même aux deux. N’attendez pas que les autres fassent des choses pour vous. Si vous ne le faites pas par vous-même, comment pouvez-vous attendre que les autres le fassent pour vous ? Prendre la décision de gérer notre esprit et notre vie, sans attendre que les autres répondent, c’est la décision la plus mature et intelligente que l’on puisse prendre.


Là où va une personne en dit plus long sur elle que là où elle est ou encore là d’où elle vient.


Ne soyez pas votre plan B

Dans la culture de l’immédiateté, les premiers à en en pâtir sont l’effort et la persévérance. On veut beaucoup de choses, et on les veut tout de suite. Sans planification, sans temps de repos. On pense que c’est la capacité à repousser les récompenses et les gratifications qui fait la différence entre les rêves et les caprices.. Persévérer, c’est faire le nécessaire, et au bon moment.

Pour être notre plan A, nous devons vivre par nous-mêmes, en laissant de côté tous les jugements que les autres pourraient porter sur notre comportement. Si on prend en compte toutes les opinions des autres, on ne prêtera alors jamais attention à l’opinion réellement importante ; la nôtre.

Il ne s’agit pas de prendre une posture arrogante, mais de cesser de laisser les autres nous conditionner avec leurs commentaires ou leurs comportements. Prendre les rênes de notre vie implique de nous que nous nous connaissions bien, mais aussi que nous soyons sûr-e-s d’une chose : nous devons suivre nos propres intérêts. 


« Souvent, les gens disent qu’ils ne se sont pas encore trouvés eux-mêmes. Mais le soi-même, ce n’est pas quelque chose que l’on trouve ; c’est quelque chose que l’on crée. »

– Thomas Szasz –


Personne ne peut être dans votre esprit

De la même manière que personne ne peut se sentir comme vous vous sentez vous, personne ne peut non plus penser pour vous ou être dans votre esprit. D’une manière ou d’une autre, d’abord, nous apprendrons qui nous sommes (dans cet apprentissage, on comprend qu’il y a des caractéristiques qui nous unissent et nous séparent du reste des personnes), puis nous vivrons avec cette décision.

Cependant, on pourra toujours changer notre dialogue interne. En remplaçant les « pauvre de moi » et « les autres sont si méchants » par des « je suis capable » et « cela me rendra plus fort-e », on change l’attitude avec laquelle on fait face à la vie. Même s’ils ne semblent être que des mots, ils donneront un bon coup de fouet à notre moral au travers des changements neuro-chimiques que produisent ces attitudes dans notre cerveau.

Personne ne peut savoir pour nous, personne ne peut grandir pour nous, personne ne peut chercher pour nous et personne ne peut faire pour nous ce que nous devons faire nous-mêmes. La vie permet que l’on nous aide, mais jamais que l’on nous remplace. Personne ne peut penser pour vous à votre place. Nous avons besoin des autres, mais finalement, en cultivant notre propre pensée, on se rend compte que personne ne doit décider pour nous.

Il n’y a qu’ainsi que l’on sera capable de répondre tel-le-s que nous sommes vraiment, en développant une solide connaissance de nous-mêmes qui nous mènera à savoir en dernière instance ce qui nous convient et les raisons pour lesquelles nous avons choisi telles ou telles choses.


« Il y a trois choses extrêmement dures : l’acier, les diamants et le fait de se connaître soi-même. »

– Benjamin Franklin –


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