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Qu'est ce que le complexe d'Adam ?

Le complexe d'Adam est un phénomène qui concerne les dirigeants inexpérimentés et très arrogants. Dans de nombreux cas, ce complexe entraîne de grandes difficultés pour ceux qui travaillent sous leur direction.

Dernière mise à jour : 30 août, 2021

Le complexe d’Adam est le terme populaire donné à une attitude arrogante particulière. On retrouve surtout ce phénomène dans le monde du travail lorsqu’un responsable ou un dirigeant critique tout ce qui a été fait jusqu’à présent. Son objectif est de mettre en place une nouvelle réalité. En d’autres termes, ceux qui affichent un complexe d’Adam ont l’impression d’être les fondateurs d’un nouveau monde.

Ceux qui souffrent du complexe d’Adam partent de l’idée que tout ce qui a été fait jusqu’à présent est sans valeur. Ils considèrent alors qu’il n’y a rien à tirer de ce passif. Ils veulent effacer l’ardoise et repartir de zéro. Dans la grande majorité des cas, cette attitude a des conséquences négatives. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous en parlons dans cet article.

“Les grandes œuvres ont leur temps, leurs efforts et leurs étapes, leurs problèmes et leurs solutions. Chaque effort est une contribution, seules la vanité crasse et l’ingratitude ignorent le travail des autres.”

– Luis Alfonso Cabrera –

Le complexe d’Adam

Le complexe d’Adam est une caractéristique typique des personnes arrogantes. C’est comme s’ils étaient les premiers êtres humains sur Terre. En effet, ils nient l’intérêt de tout ce qui a pu être réalisé avant qu’ils entrent en scène. Ils souhaitent alors apporter des “changements structurels”. Ils fondent leur décision sur les erreurs qui ont été faites par le passé.

On retrouve généralement ces profils dans des postes à responsabilité. Mais on peut aussi les trouver dans tout type de situation ou d’activité. Le plus souvent, les personnes qui affichent un complexe Adam sont des personnes inexpérimentées mais bien informées. Elles amènent généralement avec elles les théories les plus innovantes ou les nouvelles tendances en vogue.

Cette attitude est un signe évident d’immaturité. Elle révèle également un fort désir de figurer et de s’imposer dans l’histoire d’une organisation, d’une ville, d’un pays, etc. On l’observe relativement souvent chez les hommes politiques qui sont élus ou qui sont nommés à un poste important pour la première fois.

Reconnaître le complexe Adam

Une personne ayant un complexe d’Adam peut être perçue comme une personne ayant de grandes capacités de leadership. On lui prête de très bonnes idées et une grande vitalité. Il est certain qu’il y a toujours des choses à corriger dans la gestion passée et ces personnes ne font que souligner ces erreurs pour proposer des changements radicaux.

Il est cependant très important de différencier cette approche de celle d’un véritable leader qui prend en charge une organisation ou une institution qui traverse une crise structurelle. Dans une telle situation, il est très probable que des changements profonds soient nécessaires pour résoudre des problèmes aussi graves.

Dans le cas du complexe d’Adam, il y a une intention de changer quelque chose qui, bien que défectueux, ne soit pas en soit une situation critique. Par ailleurs, ceux qui souffrent de ce complexe ont tendance à adopter les comportements suivants :

  • Ils focalisent le changement sur leur propre action individuelle. Ils tiennent ainsi peu compte des opinions ou des suggestions des autres.
  • Ils ont des difficultés à écouter. Ils se concentrent davantage sur la promotion de leurs propres idées que sur l’écoute des idées des autres.
  • Enfin, ils cherchent à persuader, plutôt qu’à démontrer. Ils ne se focalisent pas tant sur les la véracité de leurs propositions, mais plutôt sur un discours de promotion de leurs idées.

En quoi le complexe d’Adam est-il négatif ?

Pourquoi devrait-on percevoir un leader aux idées novatrices et désireux de tout changer pour le mieux comme quelque chose de négatif ? Les changements radicaux doivent souvent être le résultat d’un effort de collaboration plutôt que le fruit de la décision d’un seul individu.

S’il existe un réel besoin de restructuration, la meilleure chose à faire est de s’appuyer sur la contribution et sur l’expertise de toutes les personnes impliquées dans la transformation. En outre, il faut commencer par évaluer les aspects positifs et négatifs de ce qui existe déjà.

Evidemment, tout peut fonctionner de manière plus optimale, mais dans certains cas, seuls quelques ajustements sont nécessaires pour y parvenir. Il n’est pas toujours souhaitable d’apporter un changement total. Un tel changement peut parfois conduire à générer encore plus d’instabilité au sein d’une organisation.

Il est également conseillé de tenir compte de la résistance au changement et des processus dans une structure existante. C’est pourquoi, dans la plupart des cas, les changements doivent être mis en œuvre progressivement et à travers un consensus général.

Il est souvent difficile d’identifier avec précision les domaines d’intervention prioritaires. Une restructuration majeure n’est nécessaire que s’il y a une crise évidente. Lorsqu’elle est motivée par le complexe d’Adam, les leaders ont tendance à créer de l’insatisfaction, des dysfonctionnements, et souvent, ces changements conduisent à l’échec.

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  • Porras, J. L. (2006). El complejo de Adán y Eva. Inti, (63/64), 367-370.