Pardonner pour se libérer

11 juin 2015 dans Psychologie 13 Partagés

À quoi sert le pardon? Quelle est son utilité et comment l’accorder? 

Surmonter la douleur

Si quelque chose nous a beaucoup blessé c’est parce que la personne qui nous a fait du mal compte pour nous ou que ses mots nous ont profondément chamboulé.

Nous avons souvent entendu dire « je ne te permets pas de dire ou de faire telle ou telle chose », comme si le fait de ne pas être prêt pour quelque chose pouvait éviter que cela finisse par se produire. Ce qui est curieux c’est que cette phrase est généralement employée une fois que le mal est fait.

Le pardon est un acte utile et ne devrait jamais être considéré comme un acte de vulnérabilité ou de soumission face à l’autre, mais plutôt de flexibilité de nos émotions et de nos priorités.

En effet, la rancoeur nous fige dans le passé, nous empêche d’avancer et nous plonge dans la douleur à tel point que nous laissons le temps s’écouler sans prendre part à la vie.

Certaines personnes s’accrochent à ce mal être que leur provoque le souvenir du passé pour ne pas s’impliquer émotionnellement avec d’autres personnes, comme si leur fuite pouvait apporter du bon.

Cependant, ce moyen de défense ne fait que creuser un fossé entre la personne et ses opportunités d’avenir. En agissant ainsi, on reste seul avec sa rancoeur et sa douleur, écarté du monde et de toutes ses beautés.

Imaginez par exemple un maçon qui monte un mur, empilant les briques de façon automatique et répétée à chaque fois qu’il rencontre quelqu’un qui pourrait le refaire souffrir.

Ces personnes deviennent expertes en la matière, à tel point qu’elles enchainent les murs, rétrécissant toujours un peu plus leur « zone de confort« , jusqu’à s’isoler.

Quel dommage de lutter autant contre la souffrance en vain… Car ce mur ne pourra jamais empêcher les émotions de passer. Ainsi, la seule chose que l’on obtient c’est la sensation d’être aspiré par l’angoisse qui éloigne du moment présent et par conséquent du futur. Le passé est la seule chose qui compte et la tristesse domine.

Mettons de côté les effets néfastes de vivre dans la douleur et revenons au pardon.

Une erreur très fréquence est de croire que la personne qui nous a fait du mal doive « purger sa peine » tandis que nous, nous restons dans la rancoeur de ce qu’elle nous a causé. Comme on dit : « On pardonne mais on n’oublie pas« .

Les clés pour pardonner

À quoi est due cette douleur ?

– À ce que cette personne représente pour moi ?
– À ce qu’elle a fait ?
– À l’opposition entre ce que j’aurais voulu qu’il se passe et ce qu’il s’est réellement passé ?

Nous ne disposons que du moment présent pour agir. Pour cela, il est nécessaire de nous poser ces questions pour comprendre d’où vient toute cette tristesse, pour ensuite prendre le bon chemin, se battre pour ses propres intérêts et arrêter de se construire ce mur qui nous empêche d’avancer et d’obtenir ce que nous souhaitons.

Pardonner signifie agir en fonction de ce que nous voulons pour nous-même, et pas en fonction de ce que les autres nous ont fait.

Pour commencer, donnez un ordre de priorité à ce que vous voulez construire et obtenir. Regardez si ce que vous accomplissez vous éloigne ou vous approche de la vie que vous voulez, et si cela agrandit ou restreint votre zone de confort.

Il faut tout faire pour agir et sortir de cette situation. Soyez courageux, ca le temps passe et c’est à vous de décider du cours de votre vie.

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