Ne retenez pas vos larmes !

· 9 mai 2015

Tout le monde le sait, rire, c’est bon pour la santé. Non seulement il est agréable de voir le visage de quelqu’un illuminé par un sourire, mais en plus, le rire est bénéfique pour l’organisme.

En effet, quand on rit, notre cerveau sécrète plusieurs hormones : des endorphines, qui augmentent le niveau d’adrénaline et stimulent l’imagination ; de la dopamine, qui favorise l’activité mentale ; et de la sérotonine, qui a des effets calmants et apaise l’anxiété.

Le rire, c’est un acte socialement accepté et très valorisé. Mais qu’en est-il des pleurs ? Et des larmes?

Si les enfants en bas âge pleurent ouvertement, les adultes, eux, pleurent uniquement lorsqu’ils sont seuls, ou bien retiennent leurs larmes, préférant aller de l’avant en serrant les dents. Mais, avoir un tel comportement est-il vraiment bon pour la santé ?

pleurer pour être heureux?

Plusieurs études sur le sujet ont montré que la capacité à pleurer, inhérente à l’être humain, est nécessaire au bonheur.

William Frey, docteur au Saint Paul Ramsay Medial Center situé dans le Minnesota, assure que les larmes sont tout aussi nécessaires que les sourires ; elles apaisent les tensions, adoucissent la tristesse, et nous permettent de mieux nous connaître ainsi que de se lier plus en profondeur avec les autres.

Mais, ce n’est pas tout; de nombreuses enquêtes ont démontré que les personnes dépressives sont celles qui pleurent le moins.

Le psychiatre Cristian Prado, maître en neurosciences à l’Université du Chili, explique ce phénomène en signalant que « certains dépressifs finissent par ne plus rien exprimer ».

Autrement dit, une partie de la structure de leur cerveau abandonne ses fonctions et finit par ne plus réagir à la douleur ainsi qu’à les mener à se lancer dans une quête désespérée d’isolement.

Pleurer, ce n’est pas être faible

Les larmes font partie de nous, de ce que nous sommes. Elles représentent un mécanisme d’évasion et d’apaisement et peuvent nous permettre d’équilibrer nos émotions, et de réorganiser nos sentiments.

Les pleurs remplissent une fonction vitale dans le développement humain, c’est pourquoi rien ne sert de s’obstiner à essayer de les retenir.

Curieusement, il est des moments où, sans le vouloir, on finit par pleurer en public ; des instants où on se voit envahi par cette envie de pleurer commune à tout être humain et où on essaie de se raisonner en se disant « Ne pleure pas, tout va bien, pleurer n’arrangera pas tes problèmes, calme-toi ».

Certes, les larmes ne résoudront rien, mais pleurer, c’est libérateur, ça permet d’accéder à la tranquillité ; et le corps se détend, si bien que parfois, après avoir pleuré, on peut même s’endormir.

C’est un moyen de se libérer de toutes ces émotions négatives qui parfois nous dépassent, un moyen d’atteindre le bien-être. En pleurant, vous pouvez apprendre à gérer vos émotions.

Après avoir pleuré, une fois que vous serez calmé et que vous aurez repris des forces, vous commencerez certainement à voir les choses d’un autre oeil, vous vous sentirez plus sûr de vous et réussirez-vous à ouvrir ces fenêtres qui maintenaient votre vie dans l’obscurité.

Rien ne sert donc d’accumuler vos larmes en petits lacs invisibles, en bassins qui finiront par vous empoisonner avec une tristesse que vous n’aurez pas su gérer.

Il suffit donc d’attendre le bon moment, ce moment où vous vous retrouverez seul, et de vous laisser aller à pleurer, tout simplement…