Lorsque nous sommes notre pire ennemi

28 juillet 2018 dans Estime de soi 0 Partagés
pire ennemi

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être votre pire ennemi ? Il est incontestable que vivre pleinement et réaliser la satisfaction de nos désirs pour atteindre un bonheur supposé facile. Nous parlons en réalité d’une mission avec un début, mais sans fin.

Certaines conditions environnementales défavorables peuvent exister : économiques, professionnelles, de logement, etc. Il peut également y avoir des conditions internes. Notamment souffrir d’une maladie, de malchance ou s’auto-imposer directement un niveau d’exigence que nous ne sommes pas préparés à atteindre à ce moment-là.

Il peut par ailleurs exister une concurrence plus ou moins ouverte avec d’autres personnes qui ont luttent également pour atteindre les mêmes objectifs. Ces personnes peuvent être nos ennemis. Mais nous sommes parfois notre pire ennemi.

Des personnes qui ont tout et se sentent malheureuses

Des personnes chanceuses disposant d’un environnement favorable et ayant apparemment peu de difficultés pour obtenir ce qu’elles veulent, se sentent malheureusesIl n’existe aucun obstacle ou ennemi. Dès lors, quel est le problème ? Que leur arrive-t-il ?

nous sommes parfois notre pire ennemi

L’obstacle peut avoir été généré par la personne elle-même lorsqu’elle devient son propre ennemi par la façon dont elle se juge ou se fixe des objectifs. Nous avons tous fait cela un jour ou l’autre et nous continuerons à le faire. De sorte que nous pouvons intuitivement comprendre les conséquences de ce fardeau auto-imposé.

Cela se produit souvent en raison d’un manque d’estime de soi, d’affection envers soi-même. L’estime de soi est défaillante. Et cela n’a rien à voir avec l’égoïsme. Il ne s’agit pas de penser : « Je suis au-dessus de tout le monde et de tout. » Il s’agit de penser : « Je mérite le même genre de traitement et de compréhension que j’utilise avec les autres ».

L’importance de nous juger objectivement

S’aimer soi-même signifie reconnaître notre propre valeur et nous considérer dans la vie comme des personnes importantes. Cela n’est pas facile pour de nombreuses personnes. Elles ne savent pas se juger objectivement.

Les personnes qui ne se jugent pas objectivent reconnaissent les vertus des autres et sont capables de pardonner leurs plus grandes erreurs et fautes. Elles sont en revanche extrêmement injustes envers elles-mêmes, exigeantes et même cruelles. Elles sont leurs propres ennemis.

Ce comportement peut générer une profonde amertume menant à la dépression et au comportement névrotique. Il convient de savoir s’évaluer objectivement et ne pas se comparer aux autres. C’est seulement de cette manière que nous cesserons d’être notre pire ennemi.

Être son pire ennemi peut résulter de notre apprentissage

Cette façon d’être et de ressentir est souvent le résultat d’un apprentissage et d’une maturation spéciale. L’enfant est par nature, dès sa naissance, égocentrique. Il n’a pas de conscience sociale. Il pense que tout ce qui l’entoure lui appartient ou que tout ce qu’il lui arrive se rapporte à lui.

Cette idée est soutenue par le fait qu’il est généralement le centre d’attention. C’est plus tard, grâce à l’éducation et le contact avec d’autres enfants, qu’il découvrira qu’il existe d’autres personnes autour de lui. Il découvre alors que les autres méritent comme lui, le respect et la considération.

Il est normal qu’une personne qui grandit et forge son caractère à partir de cette philosophie devienne un adulte confondant entre ce qui lui revient de manière juste et ce qui serait de l’égoïsmeElle choisit, pour éviter les terribles sentiments de culpabilité, de nier toute reconnaissance méritoire d’elle-même. Elle se comporte comme si elle était son pire ennemi, ne s’octroyant aucune marge ni opportunité.

Certaines éducations morales et religieuses mettent par ailleurs en évidence l’humilité comme l’une des vertus les plus importantes, dont le manquement générerait pécher et punition. Elles punissent même sans pitié quiconque ose se démarquer. Une personnalité qui mûrit à partir de cette ligne de conduite tendra à se fixer des limites très peu flexibles. Elle suppose en effet qu’il n’existe qu’une seule bonne façon de procéder pour tout.

nous sommes parfois notre pire ennemi

Nous pouvons cesser d’être notre pire ennemi

La première étape, pour vaincre notre ennemi interne, consiste à prendre conscience de l’existence du problème. Observons notre comportement quotidien et la dynamique de nos pensées. Voyons combien de fois nous nous privons de petits plaisirs en pensant que cela ne nous correspond pas ou que nous ne les méritons pas.

Commençons pour ce faire par nous encourager avec de petites récompenses et compliments pour nos petites réalisations et nos efforts. Nous finirons peut-être un jour par lutter, sans nous en rendre compte, pour obtenir la chose la plus importante que nous voulons et que nous méritons.


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