Les meilleures choses sont toujours gratuites : rêver, embrasser, rire…

21, juin 2016 dans Psychologie 0 Partagés

Les meilleures choses de notre existence ne sont jamais des « choses », ce sont des moments, des leçons, des souvenirs, des câlins intenses sous la pluie, et des émotions qui parcourent notre peau de mots sincères susurrés à l’oreille.

Tout cela arrive lorsque nous nous sentons vraiment libres et réceptifs à ce qui nous entoure, sans peurs, ni attitudes limitantes.

L’une des prémisses qui définissent la psychologie positive est la fameuse question : comment faire pour être heureux ?

Martin Seligman, représentant de cette tendance et célèbre psychologue qui a beaucoup travaillé sur la dépression et le manque de défense, nous dit que l’une des manières d’arriver au bonheur est via “l’engagement”.

Ce serait cette capacité à nous investir dans des aspects positifs et simples de la vie, comme rêver, faire des câlins, rire…

Les meilleures choses de la vie sont gratuites et non visibles car nous les offrons et nous les ressentons les yeux fermés : embrasser, faire des câlins, rêver…
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Aussi curieux que cela puisse paraître, il n’est pas toujours facile de se rendre compte de la manière dont nous enrichissent ces actes si simples.

Parfois, nous perdons le fil et nous finissons par nous construire une vie dans laquelle nous ne sommes pas heureux.

Nous dressons nos propres prisons et des décors où nous perdons la valeur des choses les plus simples, les plus authentiques…

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La psychologie positive et la valeur des choses simples

Jusqu’à il y a peu, la psychologie se concentrait avant tout sur la description des zones associées à des pathologies ou à des aspects négatifs comme la dépression, le stress, l’anxiété.

Presque personne n’a bénéficié de quelque chose d’aussi essentiel que l’apprentissage du bonheur.

C’est comme si chacun d’entre nous arrivait au monde avec « une puce d’usine » déjà installée qui nous dirigeait inéluctablement vers un état où le bonheur n’existe pas.

L’être humain a une forte propension à ne pas être heureux ou du moins, à ne pas se sentir aussi réalisé ou satisfait qu’il le souhaiterait.

C’est pour cela qu’en 1999, l’organisation Gallup a fondé l’Institut de Psychologie Positive et qu’en 2006, Martin Seligman est devenu l’un des principaux étendards de cette tendance qui met l’accent sur différents aspects, comme le fait que la richesse ne fait pas le bonheur ou que la modernité ou la technologie ne rendent pas les personnes plus heureuses…

La Psychologie Positive enseigne quelque chose d’essentiel : les émotions négatives nous aident à survivre individuellement. La peur nous pousse à fuir, et la tristesse à reconnaître que quelque chose va mal pour « nous reconstruire à l’intérieur ».

D’autre part, les émotions positives nous permettent de nous connecter aux autres pour survivre en tant qu’espèce, d’où les câlins, les mots agréables, les caresses, l’amitié, l’amour

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Les meilleures choses ne sont jamais des « choses »

Tal Ben-Shahar est toute une référence dans le champ de l’étude du bonheur et du leadership.

Il est professeur à l’Université de Harvard et ses cours battent toujours des record d’inscription car ses théories suscitent un grand intérêt, tout comme ses livres tels que « L’apprentissage du bonheur » ou « Apprendre à être heureux : Cahier d’exercices et de recettes ».

Profitez des choses simples de la vie, et vous vous rendrez compte que ce sont les meilleures.
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Il est clair que le grand public n’est pas intéressé par les raisons d’une dépression ou les symptômes du stress.

Nous voulons qu’on nous explique comment être un peu plus heureux ou au moins, comment réussir à nous harmoniser avec notre intérieur et avec notre entourage pour nous sentir bien. 

Voici les clés que nous propose le professeur Tal Ben-Shahar.

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Clés pour trouver le bonheur

Les meilleurs choses sont celles qui ne se programment pas et qui surgissent spontanément. L’un des foyers du stress et de l’insatisfaction est le fait de se lancer des objectifs trop élevés et de vouloir atteindre des buts peu réalistes.

  • Le besoin de paraître éternellement jeune, d’accumuler des choses, d’avoir du succès… Tout cela a des limites et cette limite est de réussir à ne pas tomber dans le perfectionnisme névrotique mais dans le positif.
  • Il ne faut pas avoir peur de la peur. Nous le disions précédemment : les émotions négatives comme la peur sont des touches d’attention individuelles qu’il faut savoir écouter et accepter, pour ensuite dépasser.
    Si nous vivons, par exemple, avec la peur de nous tromper, nous n’apprendrons jamais rien, et nous n’offrirons jamais leur chance aux opportunités et aux changements.
  • Découvrez vos émotions et servez-vous en ! Nous savons déjà que les émotions négatives sont des armes de connaissance de soi, et en ce qui concerne les émotions positives, nous devons les voir comme des canaux d’épanouissement et de croissance.
    Le simple fait de les favoriser chaque jour à travers l’affection, la communication empathique, le respect et la tendresse, nous permettra de nous connecter avec les autres pour pouvoir grandir à l’intérieur et à l’extérieur, et être bien plus libres.

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Pour conclure, Ben-Shahar nous dit que nous ne devons pas être obsédés avec l’idée d’un bonheur éternel. Cela est plus encore qu’un idéal impossible. Il s’agit plutôt de nous libérer de toutes les charges possibles et de vivre en équilibre, en harmonie, en sérénité.

Les meilleurs choses ne sont pas toujours celles qui mènent à l’argent et au succès. De fait, il est possible que l’authentique bonheur soit déjà à nos côtés, avec nos amis, notre conjoint, nos enfants…

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