L’empathie n’est pas la sympathie

· 7 octobre 2015

Nous avons tous entendu parler de l’empathie et souvent, on nous l’a définie comme étant « la capacité de se mettre à la place de l’autre ».

Pourtant, cela est difficile à mettre en pratique et fonctionne souvent mal.

S’il est évident que parfois nous nous mettons à la place de l’autre, dans la plupart des cas, nous le faisons uniquement car nous pensons comme la personne qui se trouve en face de nous, c’est-à-dire, que nous adhérons à ses idées.

La sympathie

Ainsi, nous pourrions dire que la sympathie suppose l’adhésion et le partage des valeurs de l’autre personne.

De même, il nous sera difficile de « nous mettre à la place » d’une personne avec qui nous n’avons rien en commun. C’est précisément la faiblesse de cette définition succincte de l’empathie.

Qu’est-ce que l’empathie ?

L’empathie est une attitude communicative qui nous permet de comprendre toutes les interactions inter-personnelles, indépendamment de la personne que nous avons en face de nous, que nous soyons d’accord ou pas avec elle, et que nous ayons de la sympathie pour elle ou pas.

Nous pouvons définir l’empathie comme la capacité à exprimer du respect envers l’autre personne, que nous adhérions ou pas à ce qu’elle dit.

L’empathie n’est pas la sympathie

L’empathie suppose du respect envers l’autre personne et souvent, notre posture personnelle peut être contraire à celle de l’autre personne. Dans le cas contraire, si l’on est d’accord, il y a alors de la sympathie.

Comment utiliser l’empathie ?

Nous ressentons de l’empathie pour les personnes qui sont différentes de nous, quand nous respectons leur avis.

Pour cela, nous exprimons de l’empathie envers l’autre, en lui montrant compréhension de sa posture, car nous observons d’où il parle et nous ne le jugeons pas pour cela.

Voici certains exemples qui peuvent exprimer de l’empathie :

“Je comprends que pour toi, ce que tu me dis est important ».

“Je comprends que tu t’énerves pour cette chose que tu trouves injuste ». 

Quand exprimer son opinion personnelle ?

Pour montrer de l’empathie, nul besoin d’exprimer sa propre opinion car l’empathie suppose l’écoute, l’observation et le respect envers l’autre personne. 

Ainsi, il existe bien d’autres occasions de pouvoir exprimer son avis à travers la communication assertive ou adaptée.

Autres confusions…

Parfois, nous croyons être empathiques alors qu’en fait, nous cherchons à plaire à l’autre personne pour obtenir son approbation.

Dans ce cas, nous prétendons avoir de la sympathie afin d’obtenir quelque chose en retour, une certaine valorisation.

D’autres fois, nous sommes d’accord avec l’autre personne et nous nous montrons sympathiques envers elle.

Que suppose le respect ?

Respecter suppose de la connaissance et de l’empathie. Nous avons besoin de nous connaître et d’observer l’autre personne pour pouvoir lui montrer du respect dans sa posture personnelle.

Respecter, c’est accepter que chacun a le droit de décider comment il veut vivre, penser, agir et sentir, et ne pas juger pour cela.

Quand nous respectons, nous comprenons d’où nous parle l’autre, selon sa propre échelle de valeurs.

Nous montrons de l’empathie envers lui, sans avoir besoin de « nous mettre à sa place » puisque notre échelle de valeurs peut être très différente.

Nous pouvons partager son échelle de valeurs mais nous faisons réellement preuve d’empathie lorsque nous respectons sa position sans vouloir la changer.

Sympathiser, c’est partager des valeurs, des goûts etc. Faire preuve d’empathie, c’est exprimer du respect envers les différences, sans juger.

Dans la cohabitation de deux ou plusieurs personnes, respecter signifie permettre à chacun de faire les choses comme il décide.

Faire preuve d’empathie signifie montrer son respect, sans que cela ne suppose d’imposer des changements chez l’autre, qui modifieraient son échelle de valeurs.

Ainsi, l’empathie est un outil fabuleux pour les relations inter-personnelles, surtout dans les environnements professionnels et ceux qui génèrent des différences.