Le Mindfulness pendant la dépression

· 26 septembre 2018

Réaliser du mindfulness pendant la dépression, en tant qu’élément d’un traitement structuré, peut favoriser son efficacité. Cette donnée a son importance. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous annonce que la dépression est un trouble mental fréquent. Il affecte au moins 300 millions de personnes dans le monde. C’est d’ailleurs la principale cause mondiale de handicap en plus d’augmenter directement ou indirectement la mortalité.

L’OMS soutient le fait que, dans le pire des cas, la dépression peut pousser au suicide. Cependant, il existe des traitements efficaces pour la traiter de manière adéquate. Chaque année, plus de 800 000 personnes se suicident. C’est donc la deuxième cause de décès des personnes appartenant à la tranche d’âge 15-29 ans.

Bien qu’il existe différents types de traitements pour affronter la psychopathologie, les patients n’y répondent pas tous avec la même efficacité. Trouver le traitement qui s’adapte le mieux aux besoins des malades est donc la meilleure manière de traiter le problème sans causer d’effets secondaires.

« Peut se convertir en problème de santé sérieux, spécialement lorsqu’elle est de longue durée et d’intensité modérée à grave et peut causer une grande souffrance et altérer les activités professionnelles, scolaires et familiales. »

-Organisation Mondiale de la Santé-

Harvard fait des recherches sur les effets du mindfulness dans la dépression

Une recherche menée par la prestigieuse école de Harvard étudia chez les patients déprimés les modifications du cerveau observables grâce au mindfulness. Benjamin Shapero, professeur de psychiatrie de la faculté de médecine de Harvard (HMS) affirma que de nombreuses personnes ne répondent pas de manière adéquate à la première intervention proposée. Pour cette raison, le fait de trouver des éléments qui la complètent peut être très enrichissant pour la santé publique.

Shapero soutient l’idée que si la thérapie cognitivo-comportementale est utile et les antidépresseurs le sont également, ces approches fonctionnent encore mieux et permettent d’atteindre des résultats plus rapides. Cela n’est possible qu’en augmentant les ressources associées au secteur de la thérapie, comme le peut être le mindfulness. D’autre part, chaque patient répondra plus ou moins bien s’il suit une intervention adaptée à ses besoins.

Pratiquer le mindfulness pendant la dépression modifie l’activité cérébrale

Gaëlle Desbordes, neuro-scientifique dans le Martinos Center For Biomedical Imaging de MGH, travaille aux côtés du docteur Shapero dans ce projet. L’intérêt de départ de Desbordes est strictement personnel puisqu’elle commença à méditer au cours de ses études.

Harvard indique que la recherche menée utilise des images de résonance magnétique fonctionnelle (fMRI) afin d’observer l’activité cérébrale. De cette manière, l’université assure qu’au cours de l’année 2012, on a pu démontrer que les modifications observées dans l’intervention proposée (qui incluait le mindfulness) se maintenaient lorsqu’aucun type de méditation n’était effectué.

Néanmoins, on effectue actuellement la recherche sur des patients atteints d’une dépression. On explore les effets de la méditation sur le cerveau des patients respectifs, patients qui prouvent qu’elle est réellement efficace.

La recherche réalise des retours en images avant/après des cours de huit semaines de thérapie cognitive de pleine conscience. De cette manière, on observe des modifications significatives chez les patients qui pratiquent le mindfulness pendant leur dépression. 

« Si nous souhaitons qu’il se convertisse en une thérapie ou en quelque chose d’offert à la communauté, nous devons démontrer scientifiquement [ses bénéfices]. »

-Gaëlle Desbordes-

Harvard et l'étude sur le mindfulness

Effectuer du mindfulness pendant la dépression évite la rumination mentale

Desbordes désire prouver l’hypothèse assurant le fait que pratiquer du mindfulness pendant la dépression peut garantir aux patients leur séparation rapide avec leurs pensées négatives. L’entraînement a pour objectif de centrer l’attention des patients sur l’ici et le maintenant en évitant le cycle « je rumine ».

Ainsi, d’autres chercheurs étudient les effets de la méditation et des variations existantes sur certaines pratiques. En d’autres mots, la recherche peut améliorer significativement la qualité de vie des individus à échelle globale.

Effectuer du mindfulness pendant la dépression ne sert pas uniquement d’aide aux patients pour faire face à des situations limites ; cela les aide également à améliorer leur qualité de vie. Dans le cas des dépressions légères, cela peut aider les patients à récupérer sans qu’ils n’aient besoin de consommer de traitement pharmaceutique. Néanmoins, pour chaque type de pathologie, on conseille toujours la réalisation d’une consultation médicale. Le but est de mettre en place une intervention qui s’adapte aux circonstances.

« Nous connaissons les systèmes cérébraux impliqués dans l’interception. Nous connaissons ceux qui sont impliqués dans la rumination et la dépression. Je souhaite savoir si, après avec suivi la MBCT, nous voyons des modifications sur ces réseaux. Particulièrement dans les tâches qui les impliquent spécifiquement. »

-Gaëlle Desbordes-